Photo Solidaire, han Soete

#24nov : «Les grévistes plus que jamais déterminés à faire reculer le gouvernement»

« Cette première journée d’action syndicale est un succès : la grève est largement suivie à Anvers, cœur industriel de la Belgique, dans le Hainaut, cœur historique de la résistance sociale, dans le  Limbourg et le Luxembourg.

Le transport de marchandises par bateaux a été paralysé et les docks d’Anvers étaient totalement à l'arrêt. Les transports publics, des bus aux trains, étaient largement en grève. Chacun a appris aujourd’hui une leçon d’économie : sans travailleurs, pas de richesses !  Et les grévistes sont bien déterminés à faire reculer le gouvernement. Tous ont affirmé que la grève serait encore plus large le 15 décembre, jour de la grève générale nationale », a réagi Peter Mertens, président du PTB, en visite aux piquets de grève de la région anversoise depuis 5 heures du matin.

La grève a paralysé les grands secteurs industriels des provinces en grève ce lundi : de Caterpillar, à Gosselies, à Ford Genk et à Aperam, dans le Limbourg, en passant par Van Hool et Daf dans la province d'Anvers ; de l’industrie (pétro)chimique anversoise à celle de Feluy dans le Hainaut, en passant par Tessenderloo, de NMLK à La Louvière à Ferrero dans la province de Luxembourg.

Peter Mertens : « La grève a également touché beaucoup de moyennes et petites entreprises, beaucoup plus que lors des grèves générales en 2005 et 2012, avec aussi des blocages de nombreux zonings.  Beaucoup d'écoles, de crèches et d'administrations communales étaient en grève, ainsi que de grands centres hospitaliers et des centres commerciaux. Des rassemblements et manifestations ont eu lieu dans des villes comme Turnhout (1000 personnes), Arlon (800), Tournai (650), La Louvière (200) et Hasselt (3000).

Fait remarquable : des associations de terrain, des groupes importantes du monde culturel et intellectuel, des indépendants et petits commerçants, des pensionnés et des chômeurs se sont aussi associés à la grève. »

Un mouvement porté par plusieurs couches de la société qui remettent en cause le projet de société porté par l’équipe Michel-De Wever

Des personnalités du monde culturel du Nord du pays, comme l'humoriste Nigel Williams, les rappeurs de Slongs Dievanongs et l’acteur Ben Rottiers, étaient ainsi présents aux piquets anversois.  La tournée cycliste du mouvement citoyen  Hart boven Hard a rassemblé plus de 1000 personnes à Anvers, qui ont ensuite rejoint le rassemblement syndical à la salle De Roma, totalement comble.  Il y a également eu des actions des réseaux de lutte contre la pauvreté et du personnel des maisons de repos au centre d'Anvers.

« Le mouvement de grève est très largement porté par plusieurs couches de la société qui remettent en cause le projet de société porté par l’équipe Michel-De Wever. Un projet taillé sur mesure pour un petit groupe de grands actionnaires, et qui fait payer tout le reste de la société. Partout, nous avons entendu la même demande : ce sont les plus riches, les millionnaires qui doivent maintenant payer, alors qu’ils sont aujourd'hui totalement épargnés par le gouvernement », précise Peter Mertens.

« Les grévistes ont défendu le droit au travail des chômeurs, pourchassés par le gouvernement, et celui des milliers d'agents de services publics menacés de pertes d’emplois au niveau des communes, des Régions et du fédéral. Ils ont défendu le droit des jeunes à avoir un emploi et un avenir stable, et le droit au repos des travailleurs âgés qui ne doivent pas voir leur carrière s’allonger de 2 à 7 ans. Ils ont dit haut et fort que les salaires sont une partie de la solution et non pas le problème, qu’il n'était pas question d’un saut d'index et d’un nouveau blocage salarial ; et que les mesures du gouvernement, calquées sur le modèle de l’Allemagne et des Pays-Bas, allaient plonger  le pays dans la récession. Cette journée est un encouragement pour les prochaines journées de grève des 1er, 8 et 15  décembre. Oui, la pression monte pour faire reculer ce gouvernement et ses parrains, le VOKA et la FEB », ajoute le président du PTB.

Visite de délégations du PTB à plus de 314 piquets

Dans les quatre provinces, des délégations du PTB ont visité au moins 314 piquets de grève, apportant leur soutien chaleureux aux grévistes.

Raoul Hedebouw, député PTB à la Chambre (qui a sillonné le Hainaut ce lundi) : « Nous avons partout été chaleureusement accueillis : depuis toujours, nous sommes présents aux côtés des travailleurs, et aujourd'hui, à plus de 314 piquets. Partout, nous avons senti beaucoup de colère sur les mesures concernant les fins de carrière et les pensions, l’index et le salaires, la destruction des services au public. Mais nous avons aussi ressenti, au Nord comme au Sud du pays, une volonté des grévistes d’offrir un autre avenir à leurs enfants que celui de l’austérité du gouvernement Michel-De Wever. L’alternative pour faire payer les grandes fortunes grandit. Après la manifestation des 120.000 à Bruxelles, cette grève est un nouvel acte démocratique important qui montre qu’une large partie de la population remet en cause la légitimité de ce gouvernement qui, depuis son entrée en fonctions, a choisi le camp des plus nantis. Un mouvement de résistance sociale porteur d'une alternative est en marche. »

 

 

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Commentaires

Arevez vous visionné l'article de ce mardi 25 novembre 2014 dans la nouvelle gaette du centre? C'est honteux! Un grèviste qui quoi que l'on en pense, a le courage d'affronter le froid pendant 16 heurres, n'aurait-il plus le droit de se chauffer, ni de s'allimenter? Si ils ont vu des bacs de biere, ( deux pour vingt grèvistes) , ils homettent de préciser qu'il y avait de l'eau et du coca sur la table, mais on oublie de le préciser pour mieux nous dicréditer! Quand ils parlent du salaire des grèvistes, 30€ par jour, (à ne rien faire), ils omettent aussi de préciser la perte par rapport à notre salaire. Ces journalistes formatés par le libéralisme, et qui dans le cadre de la libre concurance, sont dirigés par un seul et même groupe, ont l'art de voir la poussière dans l'eiul de l'ouvrier, pour justifier les caprices des patrons à travers nos ministres surchargés, (68)) soit 1 ministre pour +ou- 16000 habitant, cependant, on pourrait aussi restructurée dans ce domaine au vu du coût que ces privilégié! on pourrait aussi revoir le salaire des patrons des entreprises publiques qui au vu de leur salaire feraient mieux de se taire. Il suffit pour ce faire de comparer aux pays voisins, à l'instar de leurs pratiques quand il s'agit augmenter les taxes, et ou de diminuer nos salaires etc; Il est pmus que grand temps de mettre de mettre ces bandits de grand chelin hors d'état de nuire. Siraut Thierry
Faites la grève au finisch, et des manifestations dans la rue,c'est notre seul moyen de défense face à ceux qui nous entubent depuis 50ans,et qui nous appauvrissent jusqu'à nous plonger dans la misère. C'est la seule chose qui les touche,et bien qu'ils tuent le peuple à petits feux,ils n'oseront pas tirer dans la foule.