25 ans du droit à l’avortement

auteur: 

Lizz Printz

Il y a 25 ans l’avortement devenait légal en Belgique. Le résultat d’un combat de longue haleine de nombreuses féministes, de nombreuses femmes pour leur droit de choisir et de disposer de leur corps. L’avortement est aujourd’hui un droit, mais encore fragile…

Il y a un an, le PTB, son mouvement de femmes Marianne et son mouvement de jeunes Comac marchaient encore dans les rues de Bruxelles aux côtés de nombreux autres afin de défendre ce droit menacé en Espagne.

Partout dans le monde, qu’on le veuille ou non, des femmes se font avorter. À Bruxelles, une femme sur cinq opte pour l’avortement. En 2011, dans toute la Belgique, 19 500 femmes ont opté pour l’avortement. Il y a plusieurs raisons à cela et ce sont les mêmes depuis des siècles, indépendamment du contexte socioéconomique, religieux ou culturel de la femme qui fait ce choix. Ces raisons sont diverses : la situation de la femme rend extrêmement compliqué le fait de s’occuper d’un enfant, la grossesse est la conséquence d’un viol, des problèmes médicaux mettent la vie de la femme ou du futur enfant en danger… Voilà autant de raisons qui incitent les femmes à opter pour un avortement. Quoi qu’il en soit. Légalement ou pas.

Si l’avortement est illégal, les femmes cherchent alors leur salut dans des pratiques clandestines. Auprès d’escrocs ou de charlatans qui travaillent encore avec des aiguilles à tricoter, ou qui donnent à prendre des produits dangereux pour la santé. Légalement ou pas, les avortements ont lieu. Il n’y a absolument aucune corrélation entre le nombre d’avortements dans un pays et le fait que l’avortement y est légal ou pas : interdire l’avortement n’en diminue pas le nombre, mais ne fait qu’accroître le danger pour la santé des femmes qui y ont recours.

Aujourd’hui, différents courants notamment politiques mettent le droit à l’avortement sous pression. Et les mesures d’austérité, l’accès rendu plus difficile à la santé, notamment pour les femmes, ainsi que la pénurie de médecins pratiquant les IVG risquent de réduire l’application de ce droit. La défense du droit à l’avortement est donc toujours bien d’actualité.

Avec Marianne, Comac et le PTB, nous nous engageons pour une autre société. Une société qui prend soin des femmes, de leurs droits et de leur avenir.