Juste avant l’été, la mobilisation sociale a réussi à faire reculer le gouvernement sur la pension à points, la fameuse pension tombola. Après plusieurs tentatives pour nous la faire avaler, le gouvernement est obligé de la reporter à après les élections. Les mobilisations du 19 décembre et du 16 mai dernier (photo) ont marché. (Photo Solidaire, Sophie Lerouge)

6 raisons de faire du 2 octobre une mobilisation réussie pour nos pensions et fins de carrière

Avant les vacances, les syndicats avaient annoncé une journée d’action nationale pour les pensions le 2 octobre. Pendant les vacances, le gouvernement a pris dans notre dos de nouvelles mesures antisociales, sous le rutilant nom de « Jobs deal ». Résultat : nos avons au moins 6 bonnes raisons de lui promettre un été indien au niveau de la mobilisation sociale.

1. Nous avons déjà eu une victoire

Juste avant l’été, la mobilisation sociale a réussi à faire reculer le gouvernement sur la pension à points, la fameuse pension tombola. Après plusieurs tentatives pour nous la faire avaler, le gouvernement est obligé de la reporter à après les élections. Les mobilisations du 19 décembre et du 16 mai dernier ont marché.

Il y a plusieurs raisons qui font que le gouvernement a dû céder face à la pression de la mobilisation sociale. D’abord, le dossier des pensions et l’un de ceux où la colère était la plus grande dans la population. Ensuite, cette pression s’est manifestée de façon large, avec un mouvement national, interprofessionnel, en front commun et avec le soutien de la population. Enfin, l’objectif était clair, comme lors de la manifestation du 16 mai, où 70 000 personnes ont manifesté pour dire clairement « non » à la pension à points. Cette unité et la clarté dans l’objectif ont conduit le gouvernement a devoir finalement reculer sur la pension à points. Et ce qui est vrai pour la pension points est aussi vrai pour d'autres dossiers.

2. À 67 ans, tous les métiers sont pénibles

Après la victoire sur la pension à points, il reste encore la question des métiers pénibles, par lequel le gouvernement voulait liquider les pensions du service public et monter les travailleurs les uns contre les autres pour quand même nous faire tous travailler plus longtemps pour moins de pension. Mais, au fond, s’il faut travailler jusque 67 ans, tous les métiers sont pénibles.

Cest pourquoi le PTB avait décidé de mener campagne pour le plan 65-60-55 lancé par de nombreux acteurs syndicaux (retour de l’âge légal de la pension à 65 ans, droit à la pension anticipée ou prépension à 60 ans, crédit-temps de fin de carrière dès 55 ans). Pour l’instant, rien n’indique que le gouvernement ne veut pas continuer à attaquer nos pensions avant les élections fédérales de l’année prochaine. C’est pourquoi les syndicats avaient lancé l’idée d’une action nationale le 2 octobre sur ce thème. Une idée qui garde donc aujourd’hui toute sa pertinence.

3. Le gouvernement supprime les crédits-temps de fin de carrière avant 60 ans

Pour le PTB, le crédit-temps de fin de carrière doit être accessible à tous à partir de 55 ans, pour soulager le corps et l'esprit de ceux qui en ont besoin

C’est une des mesures-clé du fameux « Jobs deal » de cet été. Aujourd’hui, plus de 100 000 travailleurs – secteurs privé et public confondus – ont un crédit-temps de fin de carrière : ils travaillent en 4/5e ou à mi-temps jusqu'à leur pension. Les trois quarts d'entre eux – soit 77 000 – ont moins de 60 ans. Ils subissent certes une perte de salaire, mais, grâce à la prime de 263 euros bruts par mois en 4/5e ou de 469 euros bruts par mois à mi-temps, cela peut encore aller. En outre, ils ne sont pas sanctionnés sur le plan de leur pension. Celle-ci continue à être calculée sur base de leur dernier salaire. Cette mesure rend le travail un peu plus supportable pour les travailleurs plus âgés.

Cependant, dès 2019, le gouvernement veut forcer tout le monde à travailler à temps plein jusque l'âge de 60 ans. Et ceux qui n'y arrivent plus « n'ont qu'à tous aller à la mutuelle », comme le disait un travailleur – cardiaque – de la zinguerie Nyrstar. Cette mesure aura le même « effet secondaire » que lorsque le gouvernement a obligé tout le monde à travailler plus longtemps. Depuis lors, le nombre de malades de longue durée a atteint le chiffre record de 400 000.

Lire plus à propos de cette mesure ici.

Pour le PTB, le crédit-temps de fin de carrière doit être accessible à tous à partir de 55 ans. Une manière de soulager le corps et l'esprit de ceux qui en ont besoin après une belle carrière. Cela fait partie du plan 65-60-55.

4. La chasse aux chômeurs s’intensifie

Autre mesure du « Jobs deal » : le gouvernement utilise la soi-disant « pénurie » sur le marché du travail pour justifier une nouvelle accélération de la dégressivité des allocations de chômage. C'est ainsi que l'on pousse les gens en dessous du seuil de pauvreté. Le risque de pauvreté parmi les chômeurs est déjà de 48 %. C'est antisocial et injuste. De plus, les études montrent que l'on n'augmente pas les chances pour les demandeurs d'emploi de retrouver un job en réduisant leurs allocations.

On parle donc ici de politiciens qui gagnent plus de 5 000 euros par mois et qui décident que des gens qui perdent leur emploi peuvent très vite passer à 1000 euros d’allocation. Alors qu’il n’y a même pas un job pour chaque demandeur d’emploi en Belgique.

Le but réel de cette mesure ? Mettre les gens dans la misère pour les obliger à accepter des jobs de plus en plus précaires, de plus en plus sous-payés. En ce sens, la dégressivité accrue des allocations de chômage est une attaque contre l'ensemble des travailleurs et appelle une riposte générale du mouvement social.

Et ce n’est pas tout. Le gouvernement a également décidé « de rendre possible un service communautaire pour les chômeurs de longue durée ». Il s’agit de tâche réalisée quasi gratuitement par le chômeur deux fois par semaine. Cette mesure augmente encore plus fortement la pression pour accepter n'importe quel job. La personne qui ne trouverait pas de job convenable pourrait bientôt devoir aller balayer les rues en tant que chômeur. Aux Pays-Bas, où un tel service communautaire a été instauré, le travail obligatoire des chômeurs s’est fait au détriment des emplois stables. Des balayeurs de rue salariés sont remplacés en partie par des balayeurs de rue réalisant gratuitement un « service pour la communauté ».

5. Nouvelles attaques sur les travailleurs malades

Le nombre de travailleurs malades de longue durée explose. Plus de 400 000. Pourquoi ? Parce que de nombreux travailleurs âgés ne tiennent plus le coup. Parce que de nombreux jeunes sont en burn-out à cause de la pression au boulot. Au lieu de permettre aux travailleurs malades de se réinsérer, au lieu de ralentir le rythme en défendant les crédits-temps de fin de carrière ou les possibilités de prépension, etc. le gouvernement a déjà pris des mesures facilitant le licenciement sans indemnité des travailleurs malades.

Et ce n’est pas fini. Il veut faire voter à la rentrée parlementaire une loi qui sanctionnerait – sous forme de baisse de l’allocation de maladie – ceux qui ne participeraient pas à un parcours de réinsertion. Comme si appauvrir des malades allait les guérir.

Dans la même veine, il s’en est pris cet été aux jours de maladie des fonctionnaires. Le gouvernement veut réduire le nombre de jours de maladie où ils gardent leur traitement plein. Comme pour le privé, il active la double peine : celle d’être malade et ensuite celle de voir sa rémunération réduite de 40 %. Avec un discours où le problème n’est plus la maladie mais le malade qu’il faut forcer à revenir sur le marché du travail en baissant ses allocations.

6. Le gouvernement fait tout pour mettre nos salaires sous pression

Après le mythe du « handicap salarial » pour toucher à l’index, après le mythe des « pensions impayables » pour nous faire tous travailler plus longtemps pour moins de pension, voici le mythe des « métiers en pénurie ».

Un nouveau plan pour mettre en concurrence des travailleurs. Les patrons en rêvaient. Le gouvernement l'a mis en place... cet été

En fait, c’est le cœur du « Jobs deal » : un nouveau plan pour s'attaquer à nouveau à nos salaires, à nos conditions de travail, à la mise en concurrence des travailleurs. Les patrons en rêvaient. Le gouvernement l'a mis en place cet été.

Comment ? En créant le mythe des métiers en pénurie, en racontant que les employeurs ne trouvent pas assez de gens pour les offres disponibles.

En fait, l’organisation patronale FEB explique elle-même très bien que le fait qu’on trouve moins de travailleurs disponibles pour certains métiers (souvent mal payés et ultra-flexibles) est problématique car cela pourrait entraîner « des augmentations salariales incontrôlables (qui) pourraient menacer la compétitivité de nos entreprises ».

Ce n’est pas au problème de pénurie que le gouvernement doit s’attaquer – il y aurait 140 000 jobs « vacants » dans le pays, pour 350 000 chômeurs complets. C’est au problème du chômage et des conditions de travail toujours plus intenables pour un nombre croissant de travailleurs.

Toute la stratégie du gouvernement suit la même logique que celle mise en place par le gouvernement rouge-vert allemand début des années 2000 : faire peur aux travailleurs qui ont un emploi « stable ». Comment ? En rendant la vie impossible aux chômeurs et aux malades ainsi qu’en créant tout un pan du marché du travail fait de jobs précaires. Avec comme idée que la peur de tomber au chômage ou de tomber malade permettra de nouvelles attaques contre les salaires et les conditions de travail. Et cela a marché pendant quelques années. Les gens avaient tellement peur de tomber au chômage que les travailleurs ont accepté pendant plusieurs années des baisses importantes de leurs salaires.

Lire notre analyse complète à ce sujet : Jobs deal : les métiers en pénurie, le mythe fabriqué pour s'attaquer à nos salaires

Faire reculer le gouvernement (encore une fois)

Le gouvernement craint la mobilisation sociale. Et il a bien raison

La mobilisation pour les pensions a déjà fait reculer le gouvernement sur la pension à points. Il a dû retarder son projet de loi sur les métiers pénibles. Le gouvernement craint la mobilisation sociale. En particulier avant les élections qui arrivent. Même s’il prétend le contraire, il craint que cette mobilisation sociale se transforme également en sanction électorale en octobre 2018 et mai 2019. Et il a raison d’avoir peur. La crainte du gouvernement est d’autant plus forte que son jeu est de plus en plus clair. Même le journal économique l’Echo est obligé de constater que « depuis le début de la législature, les efforts demandés par le gouvernement reposent presqu'exclusivement sur les épaules des travailleurs. » (28/7/18)

Le gouvernement et le patronat tentent de nous faire peur. Mais la peur peut rapidement changer de camp. Si nos ministres sentent arriver la mobilisation sociale et la sanction électorale. S’ils sentent que les gens n’acceptent plus leur cadre et veulent imposer une autre logique : celle du respect des travailleurs en permettant de s’arrêter plus tôt, en permettant de travailler moins ; celle de l’activation des fortunes via une taxe des millionnaires et celle de l’honnêteté politique où des politiciens payés plus de 5 000 euros nets ne pourront plus baisser le salaire de ceux qui en gagnent 1 000.

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Commentaires

il vont tous faire pour nous faire reculer et de plus , diminuer les salaire , on a déjà du mal en fin de mois , faire reculer le gouvernement hum peut probable , charlot l a dit je reculerais pas et je ne démissionnerait pas , et de plus il vas chercher par tous les moyens de nous faire passer le dossier pension et autre , la seul solution s et une bonne révolte des gens pour qu il comprenne , mais comme je dit ila toujours des petits com qui veulle rien comprendre , et comme je dit aussi s et que les partenaire sociaux , on pas de couille assez pour dire mon nous on veut pas de cela et foutre le gouvernement par terre , mais si on continue dans cette voie a la fin on vas se retrouver avec un retour en arriére dans les annee 1960 et encore car on aura tous perdu tous nos acquis que nos grand parent se sont battus avec sueur et sang , comme je vous dit rebéllion s et la seul chose qu il pourront comprend , et balayer tous sur votre passage
Et voila encore une fois les syndicats épargnent le gouvernement.La journée de grêve du 2 octobre oubliée, de toute façon pour manifester avec des bacs de bière ça sert à rien.
comme je le dit , les syndicat son des couille mol maintenant il on plus rien dans la culotte , il laisse tous faire tous se que le gouvernement dit il accepte tous , ou et le temps ou les syndicats taper sur la table pour se faire respecter , et comme dit dans un des commentaire , les syndicats épargne encore le gouvernement comme vous dite , de toute façon chose et sur si rien ne bouge et s et que je crois , fin annee on a plus rien tous nos acquis seront dilapider retour en 1950 , enfin bref la misére quoi avec s et singe du gouvernement
Je serais parmi vous le 02/10 .le roi des menteurs,notre 1er ministre.se réveille,plus d'économie,plus d'augmentation de taxes ,mais attention ⚠ un autre gros mensonge, "Il veut délier les cordons de la bourse,pour enfin (á la veille des élections) pour financer enfin, les institutions non pas financière,c'est déjà fait depuis longtemps.mais pour la justice,police,santé,etc...NON mais je rêve Pinocchio nous prend Pour des bènèts, il va falloir s'il veut passer trouver une nouvelle entourloupe,pour contrer la volonté du peuple. A moins qu'il fasse comme papa, aller à l'Europe quand même un très bon salaire,plus une super pension,sans se fouler ,ni tracas!cool. La vie est belle chez les Michel.
ha oui sa s et sur la vie et belle chez les michel a se sucrer sur le dos de gens , on ne le dira jamais assez ne votez plus MR ( MOUVEMENT DES RAPACE ) et comme vous dite un sursaut de Pinocchio tous a coup mais s et pour mieux vous entuber mes enfants , et on vois les élection qui arrive alors on fait une fleur , mais en réaliter s et une fleur empoissonner aux taxe , le MR s et de la merde point s et tous il me save prendre l argent des pauvre malheureux , detricoter nos loi social , foutre l électricter a 21% tous cela pour en foutre dans leur poche et dans la poche des riches , de plus le cdnv et les SS de la n-va son la pour nous faire payer , et barddewever le SS en rajoute de plus en plus , notre pays tourne a la ruine il a qu a regarder partout nos central son hs , nos route son dans etat déplorable , on sait meme pas construire un stade national , notre justice ben elle et nul il manque plein gens , et ne parlons pas de la police il en a plus donc pour changer vote PTB
ha j oublier pour ceux qui vont pas manifester car pour eux sa emmerde le monde je signaler a certain petit com qui n on dit cela , qui dise oui s et pour boire leur cara pils qu il font gréve , a ceux la qui dise cela le jour ou vous aurait plus rien comme acquis social et plus de boulot , vous vous dirait ha oui si j avait su j aurait fait gréve ou manifester , donc a s et gens la je leur dit réflèchiser un peut plus loin que le bout de votre nez , au lieu de dire des conneries avec les manifestant qui boive des carapils ou autre mais sans eux il longtemps que vous auriez plus rien , plus pension ou trés peut , plus d acquis social , et des taxe a tire la rigot , et presque plus d assurance maladie , voila donc si vous avez un cerveaux servez vous en
Je serai là ce 02 octobre pour faire comprendre à ce gouvernement de droite qu’ont ne se laisseras pas faire et ont se battras pour récupérer nos droits bien mérités,dommage pour les personnes qui entendent grève disent bac de bière ect bouger vous au lieu de dire des conneries plus on est plus ont auras de chance pour nos PENSION et le restes.
PENSIONS et en cas de RCC Le gouvernement a réduit l'assimilation des périodes de RCC ( ex-prépension). Rare sont désormais les cas ou le RCC est assimilé en référence avec votre dernière rémunération. Le plus souvent ces périodes sont assimilées ur base d'une rémunération fictive ( 24247,04€ bruts annuels. Si le type de RCC est un régime général ou une carrière longue alors rémun fictive. Les autres régimes??? prennent seulement en compte la dernière rémunération . A PARTIR DE QUAND CETTE MESURE ET D'APPLICATION et est ce d'application pour un RCC de juin 2013 SI quelqu'un peut répondre!!!???? merci d'avance