Photo Solidaire, Evy Menschaert

7 juillet : Trump n'est toujours pas le bienvenu

Le 7 juillet, plusieurs organisations et mouvements manifesteront à Bruxelles pour protester contre la venue de Trump et sa politique. Le message est clair : #TrumpNotWelcome et #MakePeaceGreatAgain. Avec le PTB, nous soutenons totalement cette initiative et appelons chacun à venir manifester.

Il y a un an, plus de 10 000 personnes ont manifesté à Bruxelles pour signifier que Trump et sa rhétorique de guerre n'étaient pas les bienvenus. Les yeux du monde entier étaient braqués sur Bruxelles où un public coloré portant des bonnets roses à oreilles de chat défilait dans les rues.

Début juillet, le président américain Donald Trump reviendra en Belgique dans le cadre d'un sommet de l'Otan. Et les manifestants seront eux aussi à nouveau présents.

« Pas d'argent pour la guerre »

Trump sera à Bruxelles pour exiger des alliés de l'Otan beaucoup plus d'investissements dans la défense. Les États-Unis veulent que tous les pays de l'Otan, donc aussi la Belgique, consacrent 2% de leur PIB à la défense. Aujourd'hui, en Belgique, c'est 0,9%.

C'est dans le cadre de cette nouvelle course à l'armement qu'il faut considérer l'achat par notre pays de 34 nouveaux avions de chasse. Ceux-ci sont taillés sur mesure pour transporter des bombes nucléaires et participer à des interventions aux côtés des États-Unis.

Trump exige des investissement colossaux – la guerre, c'est du big business. C'est de l'argent qui ne peut pas être consacré à la lutte contre le changement climatique, à la protection sociale, aux droits des femmes, à une politique humaine de l'asile… « Pas d'argent pour la guerre » sera donc également le slogan porté par le PTB.

Danger de guerre

À cause de Trump, le danger de guerre devient bien plus réel. La politique étrangère des États-Unis s'est très nettement durcie : les bombardements en Syrie, le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem, la suppression de l'accord nucléaire avec l'Iran et le réinstauration de sanctions économiques et financières. Il faut ajouter à cela la politique changeante envers la Corée du Nord, même si Trump s'est finalement assis à table avec Kim-Jung pour parler de paix. C'est certes une bonne chose, mais il faut rester prudent.

Trump a peut-être l'air d'une brute imprévisible, mais il suit en fait une ligne cohérente. Il défend les intérêts des multinationales à l'étranger. Leur domination sur les marchés mondiaux est de plus en plus sous pression. À cet effet, la suprématie militaire est essentielle. Une des décisions les plus importantes de Trump lors de l'élaboration du budget américain a été de consacrer chaque année 54 milliards de dollars supplémentaires à la défense.

Toujours pas le bienvenu

La politique agressive de Trump a des conséquences désastreuses. Il soutient des régimes va-t-en-guerre comme l'Arabie saoudite ou Israël et menace des pays qui veulent suivre leur propre voie de manière autonome.

Chez nous, Theo Francken fait entre autres partie des grands admirateurs de Trump. Au Parlement, il était à l'époque également un des plus ardents partisans des bombardements en Libye. Il a tout récemment remis en question la Convention de Genève et la Convention européenne des Droits de l'homme et il nourrit en permanence l'hostilité envers les réfugiés.

Ce sont nos bombes et nos armes qui ont mis le Moyen-Orient à feu et à sang. Les flux migratoires et l'expansion du terrorisme islamiste sont une conséquence de ces interventions militaires et déstabilisations. Les réfugiés sont désormais présentés comme un danger, alors qu'ils fuient précisément le danger que l'Occident a créé dans leur région.

Quand Trump posera le pied sur le sol belge, nous l'accueillerons comme il se doit, avec les pacifistes, les féministes, les activistes du climat, les syndicalistes... Car, sur le sentier de la guerre, nous n'avons absolument rien à gagner.