Gaby Colebunders, ancien travailleur de Ford Genk, et Frédéric Gillot, ancien travailleur d’ArcelorMittal Liège et député wallon du PTB, ont adressé un courriel de protestation à Kris Peeters, le ministre de l'Emploi au sein du gouvernement Michel-De Wever. Rejoignez-les! (Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia)

Action de protestation contre le démantèlement de la prépension

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Webteam PTB

Que reste-t-il encore de la prépension si on doit rester actif jusqu’à l'âge de 65 ans ? Le gouvernement a en réalité signé l'arrêt de mort de la prépension. Il a en outre modifié les règles avec effet rétroactif. Envoyons un mail de protestation au gouvernement !

Le gouvernement a décidé de modifier fondamentalement la prépension (le régime de chômage avec complément d'entreprise, RCC). Désormais, les prépensionnés doivent rester actifs sur le marché de l'emploi jusqu'à l'âge de 65 ans. Ils peuvent séjourner quatre semaines à l'étranger au maximum et ne peuvent plus exercer d'activités secondaires. Sinon, ils perdent leur allocation de prépension ainsi que le complément mensuel de leur ancien employeur. Les gens qui sont déjà en prépension, eux aussi, sont touchés. Des réactions de consternation, d'angoisse et de colère ont débordé dans notre boîte aux lettres.

« Si j'avais su, je n'aurais jamais pris ma prépension », écrit Walter, qui a travaillé 40 ans et a cédé volontairement sa place à un travailleur plus jeune. Aujourd'hui, Walter doit se mettre à la recherche d'un nouvel emploi, pour une fraction de son ancien salaire. 

« Une fois de plus trompés et floués », font savoir Eddy, André, Patrick et Danny, anciens travailleurs de Ford Genk. Tous ont travaillé entre 38 et 40 ans. Ils ont abandonné une partie de leur indemnité de licenciement pour pouvoir bénéficier d'un peu de repos. « La fermeture de Ford était déjà suffisamment pénible, après que la sécurité de l'emploi avait été promise jusqu'en 2020. C'est une fois de plus une gifle dans notre visage. On nous avait promis tout autre chose. »

« Père et fils concurrents pour un job, c’est aberrant », dénoncent Nicolas et son fils, François. Le premier a travaillé 35 ans chez ArcelorMittal. Le second travaillait chez Alstom à Verviers et vient d'être licencié. Ils se retrouvent maintenant tous les deux sur le marché de l'emploi. Nicolas : « Vous vous imaginez ? Ici, deux générations, le père et le fils, sont mises en concurrence ».

Frédéric Gillot, ancien travailleur d’ArcelorMittal Liège et député wallon du PTB, Gaby Colebunders, ancien travailleur de Ford Genk, et Kim De Witte, spécialiste des pensions au PTB, ont adressé un courriel de protestation à Kris Peeters, le ministre de l'Emploi au sein du gouvernement Michel-De Wever. Rejoignez leur action et exprimez également votre désaccord au ministre.

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