Le PTB Namur en action devant le conseil communal, le 28 juin dernier. (Photo PTB Namur)

Affichage électoral : déjà deux victoires pour la démocratie, aidez-nous à continuer

Des locataires qui ne peuvent pas coller d'affiche électorale à leur fenêtre sans l'accord du propriétaire ? Ce ne sera pas le cas à Liège ni à Namur, grâce au PTB. Nous continuons à mettre la pression pour que cette mesure soit complètement retirée. Et, en attendant, continuons à nous exprimer : commandez une affiche pour chez vous.

Cela fait quelques jours que le débat fait rage sur une nouvelle disposition décrétale modifiant le règlement de l'affichage électorale. « Un décret voté par la majorité wallonne précédente muselle les locataires pendant les élections, explique Germain Mugemangango, porte-parole francophone du PTB. Ce décret oblige les locataires à demander l'autorisation à leur propriétaire avant d'apposer une affiche électorale à leur fenêtre. »

Face à la mobilisation du PTB, le collège communal de Namur a décidé de ne pas intégrer la disposition antidémocratique dans son règlement communal

Une modification de la législation en la matière qui serait anticonstitutionnelle selon le porte-parole du parti de gauche. « En effet, cette disposition est en contradiction avec l'article 19 de notre constitution nationale qui protège le droit à l'expression de nos citoyens. C'est inacceptable. »

C’est pour protester contre cela que des militants de la section namuroise du PTB étaient présents le jeudi 28 juin lors de la séance du conseil communal de la ville. « Face à cette mobilisation, le collège communal de Namur a décidé de ne pas intégrer la disposition antidémocratique dans son règlement communal, poursuit Germain Mugemangango. C’est aussi ce qui s’est passé à Liège le 26 juin dernier. Cela montre toute l’importance de la mobilisation citoyenne. »

Dans la soirée du 28 juin, l’influence de cette mobilisation sur le débat démocratique s’est confirmée lorsque le collège communal de Namur a envoyé un communiqué de presse dans lequel il reconnaît que l’on peut s’interroger sur cette disposition du décret. « C'est maintenant au gouvernement wallon de suivre le même exemple, conclut Germain Mugemangango. La ministre De Bue doit rapidement clarifier les choses et supprimer cet article antidémocratique du décret. »

Ajouter un commentaire

Commentaires

il serait peut être nécessaire de demander aussi que chaque travailleurs qui font les nuits touchent 150% de leurs salaire pour toutes les commissions paritaires confondues .