Action visant pour dénoncer les exclus du chômage (décembre 2014) (Photo Solidaire)

Allocations d'insertion : proposition de loi pour une double marche arrière

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Webteam PTB

Une proposition de loi du PTB est soumise ce mercredi 7 juillet 2015 à la Commission Affaires sociales de la Chambre.  Elle vise à revenir sur les exclusions et restrictions touchant les bénéficiaires des allocations d'insertion : celles du gouvernement Di Rupo comme du gouvernement Michel.

Depuis quelques mois, les jeunes CSC et jeunes FGTB sont engagés dans une campagne de sensibilisation sur les allocations d'insertion. L'initiative syndicale devait s'accompagner d'une proposition de loi commune signée par plusieurs partis d'opposition. Finalement, en raison de délais trop courts, ce sont les propositions des différents partis (celles du PS, d'Ecolo-Groen et du PTB) qui sont soumises à la commission Affaires sociales de la Chambre, mais avec des amendements signés en commun par les diverses formations.

Le gouvernement Di Rupo avait limité à 36 mois les allocations d'insertion à partir du 1er janvier 2012 : la mesure est donc entrée en vigueur à partir du 1er janvier 2015 et a fait 22.461 exclusions en cinq mois (18.432 en janvier, 1.168 en février, 1.035 en mars, 958 en avril et 868 en mai).

Le gouvernement Michel a, quant à lui, réduit de 30 à 25 ans l'âge limite d'accès aux allocations d'insertion. Des milliers de jeunes terminant leurs études après 25 ans perdent donc le droit à la moindre allocation. C'est ce volet qui fait l'objet d'amendements communs signés par le PS, Ecolo-Groen et le PTB.

Pour le député PTB Marco Van Hees, « il faut chasser le chômage, pas les chômeurs. Ces mesures ont des conséquences sociales dramatiques sans pour autant aider les sans-emploi à trouver un boulot. La conséquence sur le marché du travail n'est pas d'augmenter le taux d'emploi mais de mettre en concurrence des demandeurs d'emploi en situation totalement précaire, obligés d'accepter des jobs précaires et sous-payés, créant une spirale négative sur le niveau des salaires. Les organisations patronales peuvent applaudir ces mesures, mais elles sont bien les seules. »

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Commentaires

Et ils seront en plus traités de "Tanguy"...
C'est une mesure qui vise à décourager les jeunes d'entreprendre des études supérieures alors que les métiers d'avenir seront plus tournés vers des spécialisations pointues sur le plan technologique et qui reviendra à un corps universitaire d'élite (ceux qui peuvent se permettre de compter sur leur famille jusqu'au bout avt de trouver un job ou mm d'avoir un bon piston et un avenir assuré). Alléger le budget de l'Education nationale, et celui du chômage. Les jeunes qui ont déjà depuis plusieurs décennies du mal à envisager leur avenir se retrouveront pour certains exclus d'avance dans leur projet professionnel et comme le signale pertinemment Marc ils ne seront même plus protéger par leur diplôme pour être en mesure d'exiger un emploi qui corresponde à leurs compétences. Des années d'études pour rien et des jobs étudiants à vie ? Reste le secteur public où même payé à un barème inférieur à la compétence, il restait la compensation du bonus diplôme et la perspective de la sécurité d'emploi. C'est plus des législateurs, ce sont des conducteurs de rouleaux compresseurs. Et un belle bande d'abrutis. On peut concevoir qu'ils pas encore accédé à la notion de vraie compétence et qu'ils aient du mal à en cerner l'intérêt.
Je suis maman isolée, retraitée, et mon fils termine sa dernière année d'études, après des errements, il est vrai (il me dit que c'est habituel, chez les jeunes). Nous vivons sur ma retraite et la pension alimentaire que son père verse. Inutile de vous dire qu'on compte. Mon fil est dans sa 26è année, donc, plus d'allocations familiales, et tout le temps où il cherchera du travail, il restera à ma charge. Cela parle de soi.
Il faut laisser les allocations d'insertion jusqu'à 30 ans .