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Après Turtelboom, c’est maintenant la « Turteltaks » qui doit partir

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Ce vendredi 29 avril, en début après-midi, Annemie Turtelboom, la ministre flamande de l’Energie (Open VLD), a annoncé sa démission du gouvernement régional flamand. Cela faisait en effet des mois qu’elle était sous le feu des critiques pour sa « Turteltaxe », cette taxe injuste sur l’électricité qu’elle avait fait adopter.

La Turteltaxe est cette taxe d’environ 100 euros que doivent payer tous les Flamands pour compenser les subsides aux panneaux solaires (les « certificats verts ») qui ont surtout profité aux grandes entreprises dans le Nord du pays.

« La démission de la ministre Turtelboom est le résultat de la large protestation populaire contre la détestée “Turteltaks”, déclare Peter Mertens, le président du PTB. Mais ce qui importe, c’est évidemment que ce soit la Turteltaks elle-même qui disparaisse. C’est tout le gouvernement flamand qui porte une lourde responsabilité et c’est à lui d’en tirer les conclusions. » Le PTB intensifie sa campagne contre la Turteltaks et la contestera d’ailleurs le 11 mai devant la  Cour constitutionnelle.

« Ce qui se passe est la chronique d’une démission annoncée, observe Peter Mertens. Le mécontentement quant à la Turteltaks ne cesse de croître, et la pression était devenue intenable. Dans une ultime tentative de limiter les dégâts, les partis du gouvernement flamand sacrifient maintenant la ministre Turtelboom, mais il n’existe cependant qu’une seule solution correcte : retirer la Turteltaks elle-même. Nous poursuivons donc notre campagne et nous nous rendrons le 11 mai à la Cour constitutionnelle. »

Lors de sa brève conférence de presse pour annoncer sa démission, Turtelboom évoque une « personnalisation » du dossier, une allusion certaine à Tom De Meester, le spécialiste de l’énergie au PTB, qui avait créé ce nom de « Turteltaks ». « Bien sûr que pour nous il s’agit de personnalisation, remarque Peter Mertens. Mais les personnes en question, ce sont les “petits” citoyens, ceux que l’on oblige à encore aller racler leurs poches pour payer ces 100 euros de Turteltaks, afin d’éponger les subsides faramineux octroyés aux immenses parcs de panneaux solaires des multinationales. »

Le PTB veut une solution équitable pour la politique de d’électricité verte. Peter Mertens : « En février, nous avions déjà présenté une alternative pour la Turteltaks, qui tenait parfaitement la route. Nous plaidons pour une taxe sur les rendements d’un taux digne d’un usurier que produisent les gigantesques parcs de panneaux solaires comme ceux des très gros industriels Fernand Huts en Jan De Nul. Par ailleurs, nous voulons remplacer les centrales à biomasse qui sont prévues par des alternatives meilleur marché, et qu’Electrabel paie également une contribution correcte. De cette manière, la Turteltaks peut parfaitement être supprimée. »

Le PTB maintient donc la pression. « Plus de 17.000 personnes se sont déjà associées aux procès contre la Turteltaks qui débutera le 11 mai. Il est encore possible de les rejoindre sur www.turteltaksproces.be. »

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Commentaires

Nos élus parlementaires sont tout juste bon à nous faire grever la gueule ouverte pour remplir leurs poches. J'espère que les les gens n'oublierons pas cette façon de d'agir lors des prochaines élections
Jusqu'ici, nous avons refusé de payer cette taxe. Nous étions chez Eni, et nous avons payé le montant que nous avions convenu lors de notre passage chez eux. Nous avons demandé les textes légaux, officiels et parus au Moniteur, concernant cette taxe, Eni n'a jamais su nous donner quoi que ce soit. Nous avons donc retiré la somme chaque mois depuis mars 2016. Et au 01/05/2016 nous sommes passés chez Lampiris. Eux font comme cadeau le remboursement de cette taxe, totalement injuste. Nous sommes totalement dégoutés par les gouvernements de ce pays ... ils ne pensent qu'à une chose, s'est de s'enrichir sur le dos des petites gens !