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Bruxelles démarre la semaine de la résistance syndicale

Le lendemain de la Grande Parade de Tout Autre Chose et Hart Boven Hard, qui a rassemblé 20 000 personnes, 7 000 manifestants de Bruxelles et des deux Brabants se sont donné rendez-vous à l’appel du front commun syndical. C’est le lancement de la semaine de la résistance sociale, avec des manifestations partout en Belgique.

Enseignants, cheminots, conducteurs de bus… les délégations des services publics sont nombreuses. La STIB est partiellement à l’arrêt aujourd’hui. Un métro sur deux ne circule pas. Même constat dans les transports publics flamands (De Lijn). Les points qui fâchent le mouvement syndical sont chez eux toujours bien vivants : « Avec la réforme des pensions des fonctionnaires, je sais combien je vais perdre, moi. Et c’est contre ça que je manifeste », déclare un syndicaliste des services publics.

À côté des services publics, les délégations d’entreprises privées étaient en nombre aussi. Des bagagistes de l’aéroport (seulement 30 % des bagagistes travaillent) aux ouvriers d’Audi, en passant par une délégation de Delhaize ou encore de Carrefour. Là non plus, les mesures du gouvernement ne passent pas.

Des travailleurs sans-papiers étaient également présents, revendiquant, outre leur opposition aux mesures du gouvernement, une politique plus humaine vis-à-vis des sans-papiers.

Malgré la pluie et les grêlons, la détermination était grande : « La pluie ne nous a pas arrêtés à la Grande Parade hier, elle ne nous arrêtera pas à la manifestation syndicale aujourd’hui », rigole une syndicaliste. C’est que les dynamiques se renforcent. Si de nombreuses vestes rouges et vertes étaient présentes lors de la Grande Parade de Tout autre chose et Hart Boven Hard, de très nombreux badges de ces mouvements citoyens étaient visibles lors de la manifestation de ce lundi 30 mars. La réussite de la Grande Parade est sur de nombreuses lèvres, et donne aussi du courage aux syndicalistes.

Pour Dirk De Block, président du PTB en Région bruxelloise, la manifestation est une réussite : « Les travailleurs ont répondu présents à l’appel du front commun. Ils sont là, unis pour montrer qu’ils n’acceptent pas les mesures du gouvernement. Cette manifestation, ainsi que la semaine de résistance sociale, sont un signal clair : nous n’allons pas plier. Un syndicaliste me l’a exprimé comme ça : “Si Michel est têtu, montrons-lui que nous aussi, nous pouvons l’être !” »

Mardi 31 mars, c’est à Courtrai et, mercredi, ce sera à Charleroi, Namur et Liège que des manifestations auront lieu. Retrouvez ici les rendez-vous à ne pas manquer de cette semaine de mobilisation. ​

Photos Solidaire, Vinciane Convens et Salim Hellalet.

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