Photo Solidaire, Karina Brys

Comment la N-VA veut diviser les syndicats, la sécurité sociale, le pays

Les propos tenus récemment par le ministre-président flamand Geert Bourgeois montrent que la N-VA profite de la moindre occasion pour remettre son agenda de division sur la table. Avec une stratégie consciente et bien construite, qui vise à diviser le front Nord-Sud contre la politique du gouvernement, tout en poussant certains Wallons à une fuite en avant vers le confédéralisme.

Dans la Libre Belgique (1/06), alors que la grève des agents pénitentiaires était en cours, on pouvait lire : « “Parfois, il faut juste récolter les fruits de ce qu’on a semé”, confie un membre du parti (la N-VA, NdlR). L’actualité illustre d’elle-même la “théorie des deux démocraties” qui fonde l’essence du parti : la Flandre et la Wallonie veulent mettre en œuvre des politiques opposées, de droite au Nord et de gauche au Sud, et cela rend le pays ingouvernable. »

La perspective d’une grève nationale et l’annonce d’actions de tous les syndicats de juin à octobre mettent à nouveau le gouvernement sur la défensive

Cela faisait longtemps que la N-VA n’avait plus eu l’occasion de réciter son mantra habituel. Après des mois d’actualité dominée par le terrorisme, la résistance sociale a refait surface dans la grande manifestation du 24 mai à Bruxelles contre la Loi Peeters. La perspective d’une grève nationale et l’annonce d’actions de tous les syndicats de juin à octobre mettent à nouveau le gouvernement sur la défensive. À tel point que Bart De Wever, tout en y jouant les premiers rôles, juge que « le gouvernement manque d’ambition collective et échoue à proposer des perspectives ». Sur la chaîne VTM (30/05), il a pourtant été confronté aux résultats d’une enquête qui montre que la majorité des Belges, y compris en Flandre juge les taxes et les mesures d’économie mal réparties. Impossible de défendre le discours des « deux démocraties », où les Flamands seraient pour et les Wallons contre la politique du gouvernement. 

Cependant, après la manifestation du 24 mai, nous avons vécu des batailles en ordre dispersé. La lutte contre la politique gouvernementale s'est surtout déroulée dans le Sud du pays. Il y a beaucoup de raisons à cela. Dans ce scénario à deux vitesses, il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir la N-VA sauter sur l’occasion. C’est un problème auquel sont confrontés tous ceux qui veulent battre la politique injuste de ce gouvernement de droite. Peut-on y arriver avec les seules forces du Sud du pays ? Ne risque-t-on pas d’apporter de l’eau au moulin de ceux qui veulent peindre cette image d’un pays divisé dans l’opposition ?

(Cessez-le-)feu communautaire

Si la N-VA veut régionaliser les chemins de fer, ce n’est que pour pouvoir les privatiser

Deux éminents membres de la N-VA  ont donné le ton. Hendrik Vuye, ancien chef de groupe à la Chambre, et sa collègue Veerle Wouters ont appelé à la scission des syndicats dans la foulée de la grève des agents pénitentiaires. « Au niveau syndical, il y a aussi deux démocraties. L’une ne comprend pas ce que l’autre fait. L’une des deux démocraties est prête à travailleur autrement, l’autre non. L’une des deux veut avancer, l’autre revenir à la situation de 2014. Les syndicats néerlandophones menacent même de conclure un accord sans les francophones. Le syndicat socialiste flamand est sur cette ligne. Si le fossé est si grand, alors ils doivent franchir le pas. »

En entrant dans le gouvernement Michel, la N-VA a dit accepter « une trêve communautaire ». Mais, dans les faits, le parti continue à préparer la scission du pays, rebaptisée confédéralisme. C’est dans son ADN. 

De Wever a ouvert le feu, en prenant pour prétexte la grève des cheminots de janvier de cette année pour relancer l’idée de la scission de la SNCB. Cette proposition est purement idéologique. Faire retourner à Bruxelles-Nord les trains qui arrivent de Flandre le matin coûtera plus de temps et ne résoudra rien. 

Si la N-VA veut régionaliser les chemins de fer, ce n’est que pour pouvoir les privatiser. C’est écrit noir sur blanc dans son programme. 

Photo Solidaire, han Soete

Vider l’Etat fédéral de son contenu

La situation est aujourd’hui plus favorable aux séparatistes que jamais. Ils peuvent mettre en pratique leur programme à partir du gouvernement fédéral et saper les compétences fédérales de l’intérieur. De nombreuses décisions prises par le gouvernement vont systématiquement dans le  sens du détricotage des institutions de l’État fédéral et du désinvestissement massif dans les services publics fédéraux : SNCB, justice, police, culture et recherche scientifique, entreprises publiques nationales. 

D’un côté, la N-VA joue sa présence au niveau fédéral pour mener sa politique anti-sociale. De l’autre, elle espère diviser le front Nord-Sud contre la politique de Michel

Selon le journal De Tijd, la N-VA aimerait remplacer le président du Conseil d’Administration de la SNCB, Jean-Claude Fontinoy, par Herman De Bode, un séparatiste, chef de cabinet du ministre Jan  Jambon. À travers la grève des agents pénitentiaires, nous avons constaté qu’en fait, il existe déjà des structures défédéralisées au sein d’une institution en théorie fédérale :la Justice.  

D’autre part, Elke Sleurs, secrétaire d’État N-VA en charge de la politique scientifique, a imposé une coupe de 20 % du budget des Musées royaux des Beaux-Arts (MRBAB). Elle a également élaboré une réforme de la politique scientifique fédérale qui ressemble à un démantèlement pur et simple.

Quant à l’évolution de la police, elle inquiète aussi. Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon prévoit une « décentralisation » par un glissement des effectifs de certains départements fonctionnant jusqu’à présent au niveau national vers les entités locales. C’est notamment le cas de la Federal Computer Crime Unit (FCCU) et de l’Office central de la lutte contre la délinquance économique et financière organisée (OCDEFO). Pourtant, les matières que ces instances traitent dépassent largement le cadre du territoire belge et exigent donc une approche à l’échelle nationale.   

Le chant des sirènes 

D’un côté, la N-VA joue sa présence au niveau fédéral pour mener sa politique anti-sociale, tout en déshabillant l’État fédéral. De l’autre, elle espère diviser le front Nord-Sud contre la politique de Michel, division qui amènera à la défaite et poussera certains en Wallonie, espère-t-elle, à une fuite en avant vers le confédéralisme. 

Le 11 juilliet 2012, Jan Peumans, président N-VA du Parlement flamand, faisait déjà l’éloge de « la nouvelle génération d’hommes politiques wallons et du plan Marshall »… Il saluait les efforts du gouvernement wallon pour améliorer le « climat entrepreneurial » et les exportations. Et il appelait les Wallons à ne pas s’accrocher à la Belgique. Il proposait « un dialogue direct entre la Flandre et la Wallonie... pour que la réforme de l’État soit définitive ».

Dans les pays beaucoup plus grands que la Belgique, aucun n’a choisi de régionaliser la société de chemin de fer

Certains régionalistes wallons n’y sont d’ailleurs pas opposés. « Bien sûr que les lignes de chemin de fer peuvent être scindées à Bruxelles ! déclarait ainsi Philippe Destatte, directeur du très autonomiste wallon Institut Destrée, dans le Knack du 13 janvier 2016. Les Flamands font en effet la pluie et le beau temps à la SNCB. Chaque fois que la SNCB vient avec un plan de restructuration, cela semble toucher la Wallonie au premier chef. (...) Si des gares doivent disparaître, on manipule des critères, en rapport avec la densité de population et le nombre de voyageurs, qui conduisent à la fermeture de gares surtout dans les territoires ruraux de Wallonie. (...) Régionaliser au moins partiellement la SNCB est aussi, pour la Wallonie, une solution intéressante ». 

Tout n’est pas faux dans sa critique. Il est légitime de mettre en question la « clé 60/40 », qui définit la répartition des investissements au Nord et au Sud du pays et joue ici un effet pervers. L’étendue du territoire wallon et son caractère vallonné entraînent à la hausse le coût des travaux d’infrastructures. Mais, selon le professeur Bart Jourquin des  Facultés Universitaires Catholiques de Mons et du Limburgs Universitair Centrum, la scission de la SNCB en entités régionales distinctes serait contraire à toutes les réformes qui ont eu lieu dans les pays environnants. Dans les pays beaucoup plus grands que la Belgique, aucun n’a choisi de régionaliser la société de chemin de fer proprement dite. Ils ont régionalisé le service offert. Les régions ont la possibilité d’adapter l’offre de transport à la demande locale, mais s’adressent, pour cela, à la société nationale du chemin de fer pour effectuer les prestations. 

Des travailleurs des soins de santé ont manifesté le 10 juin dernier. (Photo Solidaire, Vinciane Convens)

Supprimer les déséquilibres injustifiables 

Il est nécessaire de critiquer des déséquilibres existants. Des 527 millions d’euros investis dans les travaux de construction et d’entretien extraordinaire entre 2000 et 2015, 36 % l’ont été en Wallonie et 45 % en Flandre. La différence n’est pas impressionnante. Mais, dans les investissements pour l’entretien quotidien des prisons, la différence est plus grande : 15 millions d’euros côté francophone, 60,5 millions d’euros côté néerlandophone sur les dix dernières années. 

Les cadeaux fiscaux rapportent plus aux multinationales installées en Flandre parce qu’il y en a beaucoup. Mais ces cadeaux profitent aussi peu aux travailleurs du Nord qu’à ceux du Sud.

Cependant, de là à tout lire à travers des lunettes régionalistes, il y a un pas qui nous amène sur une pente glissante. Les politiques fédérales sont dirigées contre l’ensemble des travailleurs de ce pays, au profit des actionnaires millionnaires, qu’ils soient du Nord ou du Sud. Ces politiques sont menées partout en Europe où les partis traditionnels se situent dans le cadre de l’austérité et de la compétitivité. Il est illusoire de penser que ces mesures seraient moins douloureuses pour les travailleurs du Nord que pour ceux du Sud. Il est dangereux d’en tirer la conclusion que les Wallons seraient mieux servis si plus de compétences étaient données aux régions. 

Les réductions de cotisations sociales pour les patrons et les intérêts notionnels rapportent plus aux multinationales installées en Flandre parce qu’il y en a beaucoup. Mais ces cadeaux profitent aussi peu aux travailleurs du Nord qu’à ceux du Sud. Il suffit de voir comme le secteur automobile fout le camp. Pour changer cette politique, il faudra se battre ensemble. 

Les mesures qui s’attaquent aux demandeurs d’emploi pèsent proportionnellement plus en Wallonie. Il est plus difficile de trouver du travail en Wallonie. Mais il est aussi plus difficile de trouver du travail au Limbourg que dans le Brabant flamand. Et une régionalisation du contrôle de la disponibilité ne change rien à cette situation. Le chiffre des sanctions a explosé en Wallonie ces dernières années malgré le fait que les dossiers soumis pour sanction soient établis par le Forem, instance régionale et non par l’Onem fédérale. Les mesures prises (par le gouvernement Di Rupo) à l’encontre des allocataires d’insertion (les jeunes qui n’ont jamais travaillé) touchent particulièrement la Wallonie. Mais les attaques contre les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans touchent plus les travailleurs du Nord.  

La régionalisation pour quoi faire ?

Si la N-VA réussissait à briser le front d’opposition au gouvernement, la voie s’ouvrirait à la scission

En fait, la régionalisation de toute une série de compétences a empiré les choses. La dernière réforme de l’État enlève des moyens aux Régions. L’impact budgétaire pour les maisons de repos, par exemple, est estimé à un milliard d’euros, qui devront être payés par les personnes âgées dans les homes. 

La Wallonie est  la région où l’électricité est la plus chère. Or c’est une conséquence de la libéralisation et de la régionalisation. Ceux qui seraient tentés par les sirènes régionalistes en Wallonie feraient bien d’écouter de quelle Wallonie rêvent les autonomistes comme Destatte : « Les chefs d’entreprise wallons plaident assez souvent pour une privatisation partielle de la SNCB, pour rendre possible la modernisation du réseau de chemins de fer wallon. Pourquoi la Wallonie ne déciderait-elle pas, dans quelques années, d’investir dans la “dorsale wallonne”, dans les liaisons directes avec Paris et l’Allemagne, et de sous-traiter ensuite l’exploitation de ces lignes à un autre opérateur que la SNCB ? » Régionaliser pour privatiser ? Et dans cette Wallonie régionalisée, pas de place pour des syndicats combatifs. « La FGTB reste encore toujours tributaire du mauvais côté du renardisme. Le bon côté du renardisme, c’était la conviction que la Wallonie pouvait se redresser grâce au fédéralisme et aux réformes de structure. Le mauvais, c’était de penser que ces réformes de structure devaient être anticapitalistes. Mais l’anticapitalisme dans un monde presque entièrement capitaliste est une position insoutenable. »

Voilà le piège tendu par la N-VA : diviser le front Nord-Sud contre la politique de Michel pour amener à sa défaite, tout en poussant les Wallons à une fuite en avant vers le confédéralisme, comme ce fut le cas en 1960. Sauf qu’aujourd’hui, les séparatistes sont au gouvernement. Si la N-VA réussissait à briser le front d’opposition au gouvernement, la voie s’ouvrirait à la scission. Scission des syndicats, de la sécurité sociale, des services publics, et du pays. Avec une porte ouverte aussi à l’affaiblissement de la résistance syndicale contre la casse sociale et la privatisation, y compris en Wallonie. 

Article publié dans le mensuel Solidaire de juillet 2016Abonnement.

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Commentaires

de toute façon la N-VA vas foutre le bordel partout et tous détruire et leur but la division du pays ,et pour les syndicat il vont tous faire pour les diviser et les monter les un contre les autre , il et grand temps que les gens et syndicat sorte dans la rue et dire mon a la NVA pour cela faut un autre mai 68
Comme Thatcher, là NVA voudrais muselé les syndicats pour faire passer leurs projets dictatorial aux peuples et ainsi rendre toute opposition NUL !!! C'est pour un si dire, une véritable dictature que l'on vas avoir ,avec ce partie extrémistes !!!
La « clé 60/40 », qui définit la répartition des investissements au Nord/Sud n’est qu’un leurre. La répartition de la population carcérale est plus ou moins de 50/50. Il y a le même nombre d’établissement au nord qu’au sud. Cela s’explique certainement par les situations socio-économiques différentes des deux régions. En 2015, plus de 70% des investissements dans les prisons au nord du pays. Imaginez un instant pénétrer dans une prison du Sud du pays. Vous passez le portier et les différents contrôles de rigueurs. Vous arrivez alors dans une cour. Elle est le passage obligé de tout l’établissements et y stationnent les véhicules de transfert, de livraison, de police... Lorsque l’un d’eux se met en branle, des volutes bleutées envahissent cette cour qui vous semble alors si minuscule. Même en hiver des fenêtres se referment alors, mais pour un temps seulement. Elles donnent sur le mess du personnel, des bureaux toujours trop exiguës où s’entassent des travailleurs au milieu des bureaux, des armoires, des dossiers, des ordinateurs, des ventilateurs, des chaufferettes, des archives… Cela semble un agencement anarchique de femmes, d’hommes, d’objets mais cela n’est pas certain, car pour y survivre, il faut pouvoir organiser l’espace de la manière la plus optimale, et même au-delà. Vous parvenez finalement à la porte du bâtiment principal. Elle est peut-être entrebâillée et c’est là votre jour de chance. Sinon, vous devrez attendre qu’un des nombreux « mouvements » prenne fin. Après la porte, une grille et derrière la grille un agent pénitentiaire brandissant une clef digne d’un château médiéval, tellement elle vous semble disproportionnée. Avec un accent très régional : « C’est pourquoi ? », qu’il vous lance au travers des barreaux dont vous pouvez constater les différentes nuances de couleurs en fonction des couches. Si vous détenez le bon sésame, vous pourrez vous introduire dans cette demeure d’un autre millénaire. Cela ne doit pas être facile de travailler dans un tel environnement. Et que dire de ceux et celles qui y vivent ? Le même voyage dans une prison plus au nord sera certainement totalement différent et bien moins pittoresque. Pas de cour embrumée par les vapeurs de diesel. Pas d’agent derrière la grille. Simplement une voix provenant d’un parlophone et la porte qui est déverrouillée à distance. Cet agent, de son pupitre, ouvre dix ou une quinzaine de grilles et de portes. Il y a effectivement et proportionnellement plus d’agents au sud par rapport au nombre de détenu. Mais cette observation est loin d’être si évidente. Par exemple : le 6 mai 2014, le nouveau centre de psychiatrie légale de Gand a été inauguré. il peut accueillir environ 270 patients internés masculins et son exploitation est totalement confiée au privé. Il existe un CPL à Anvers sur le même modèle. La location de la prison de Tilburg qui accueille presque exclusivement des détenus néerlandophones est également un élément permettant de remettre en perspective une constatation bien trop simpliste. La mise en œuvre de la régionalisation de la justice est déjà en route. La dernière réforme de l’état a « régionalisée » les maisons de justice. Même si la direction des établissements pénitentiaires est nationale, dans les faits son arbre organisationnel fut dédoublé(Nord/Sud). Il n’est plus temps de s’interroger sur la vision séparatiste de la NV-A. La régionalisation d’une institution comme la Justice n’est plus une vision lointaine, car elle est en marche. En vérité, la perspective la plus terrible est celle d’une séparation où le partage du patrimoine sera constitué d’une maison ancienne mais bien entretenue et de l’autre d’un bâtiment identique mais vétuste. La régionalisation de la SNCB est une hérésie puisque le rail européen aura besoin de plus en plus de connectivités entre ses pays membres. Sans cela il ne pourra répondre aux défis du continent. Les questions communautaires ne sont pas au frigo, comme aimerait nous faire croire le MR et peut-être même le PS. Les ingrédients de la soupe communautaire sont sur le feu. Préparée par le gouvernement précèdent, elle mijote tranquillement jusqu’à la fin de cette législature. Le diable réclame toujours son dû ! Et lorsque nos politiques lui vendent leurs âmes, ce sont les travailleurs qui devront boire le bouillon aigre.
quand on dit que ( La perspective d’une grève nationale et l’annonce d’actions de tous les syndicats de juin à octobre mettent à nouveau le gouvernement sur la défensive ) de toute façon le gouvernement s en fous il écoute personne , et ne fera qu a sa tete alors seul chose s et de s unir tous syndicat mais tous alors pas un dans chaque coin , et dire mon on en a marre de vos restriction on fait gréve au finish tous secteur confondus il faut s unir et frapper fort lui il le fait bien avec les restriction pourquoi pas nous membre du ptb
J'ai lu avec intérêt cet article qui met l'accent sur les dangers du régionalisme. Et sur le danger permanent que fait planer sur le pays et sur la démocratie l'équipe de la NVA avec la bénédiction du MR Charles Michel et consort en Wallonie. Le plus gros piège dans lequel la Belgique est tombée est de les avoir laissés arriver au pouvoir, maintenant pour ce qu'un gouvernement néo-nazi attend du pouvoir, ce n'est pas très compliqué à comprendre Ils sont incompétents et ne cherchent pas à le devenir, donc ils gouvernent a minima et c'est la manière la plus efficace pour semer la pagaille. Pendant ce temps, Franken a réussi sa campagne de dissuasion contre les droits des réfugiés et il sait qu'à part qques organisations, il pourra toujours s'en vanter, vis-à-vis d'une population déstabilisée et menacée de toutes parts dans ses droits les plus fondamentaux. La Belgique à ce niveau devient "tendance" à l'Européenne malgré les gestes de solidarité spontanée venant de la part des gens. Jambon annonce sur 7/7 qu'il a congédié sa garde rapprochée ainsi que Geerts. Nous entrons dans le deuxième volet de la ligne politique brutale qu'ils ont annoncée. Par quoi remplacer une garde rapprochée en ces temps particulièrement perturbés par les actes terroristes et la contestation de la rue, si ce n'est pour, en prévision des grèves annoncées, s'entourer d'une garde qui ne lui tiendra pas tête ou même risquer comme il a pu le constater un grand mouvement de solidarité des travailleurs de la police avec les travailleurs de tout le pays ? Ce sont des gens brutaux et butés et violents. Limités aussi dans leurs objectifs. Je pense qu'après avoir annoncé la couleur durant les congés de juillet, comme il l'avait prédit, Peeters a justifié et créé l'événement. Et Jambon a sollicité les services d'une société de miliciens privée. Je ne joue pas les madames Soleil. Ce ne peut être que "comme ça". Ils sont trop impulsifs et impatients d'en découdre et ils ont bien mesuré l'écart qui les rendaient vulnérables vis-à-vis de la contestation de la rue. J'espère me tromper. Mais je n'imagine pas autre chose venant de ce gouvernement, surtout que leur désir de privatiser la police en partie était annoncé dès le départ. Ne lâchons rien ! Et que vive le PTB et ses merveilleux militants !