Dirk De Block, Molenbeek (Photo Solidaire)

Élections 1 an après : Dirk De Block, Molenbeek

En octobre 2012, le PTB réalisait un score historique aux élections communales, passant de 16 à 52 élus. A Bruxelles et en Wallonie, les élus prêtaient serment il y a un an tout juste. Retour sur une année de combats dans les conseils communaux et, surtout, dans la rue. Ou comment faire de la politique autrement. « Rue-Conseil-rue », tel est le principe de base des conseillers communaux PTB. Ils se mobilisent avec les habitants de la commune (d’un quartier, d’une rue...) pour porter leurs questions, thèmes et revendications au conseil communal. Et ils reviennent ensuite vers les habitants pour communiquer les résultats, rendre compte de la situation et repartir à l’action. Petit tour d’horizon de certains élus des communes wallonnes et bruxelloises.

 

Dirk De Block, Molenbeek

« Globalement, nous avons pu imposer un certain respect envers le PTB. Les dossiers sur lesquels on intervient sont des sujets que l’on maîtrise et on mobilise la population. On l’a fait plusieurs fois, pour une question d’insalubrité dans des logements sociaux, pour les classes bilingues, pour les frais de garderie qui deviennent payants.
    Le PTB ramène du monde au conseil communal. La dernière fois, on a dû donner nos chaises au public car il n’y en avait pas assez. Le MR, à l’avant-dernier conseil, où on avait mobilisé à fond, a dit qu’il voulait discuter en toute tranquillité, en toute sérénité. Sans les gens, en fait. Si vous devez prendre des mesures antipopulaires, c’est plus agréable sans le public. On a dû se battre pour que les points qui concernent les habitants arrivent en début de séance quand les gens sont présents et non à la fin, après minuit. Ils refusent à chaque fois, c’est “non, les motions, les interpellations de l’opposition ne méritent pas d’être discutées en présence du peuple”.
    On a beaucoup mobilisé sur le logement, sur l’enseignement, … Avec notre campagne sur les classes bilingues, nous avons participé à une réunion avec les directeurs d’écoles qui étaient motivés par le projet. Nos propositions font du chemin. Et, sur le plan de mobilité communale, au moment de la réunion d’information, nous avons dit que c’était encore surtaxer les gens, car ils voulaient couper Molenbeek en zones et chaque carte de riverain n’était valable que dans une zone. On a pu soulever ce point et, finalement, la majorité a suivi cet avis et a demandé à la Région de ne pas couper la commune en zones. Si on n’avait pas été là, cela n’aurait même pas été discuté. Les conseillers font une confiance aveugle à leur majorité. 
    J’essaie de pousser le Collège à se battre pour les moyens auxquels les Molenbeekois ont droit. Car la bourgmestre, Françoise Schepmans (MR), je l’entends quand il faut demander plus de moyens pour les caméras de surveillance et pour la police, mais jamais pour plus de moyens pour les écoles, la commune, le CPAS… Jamais. »