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L’écart des pensions entre hommes et femmes et « les clés de l’émancipation »

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Kim De Witte

En Belgique, les femmes ont en moyenne 34 % de pension en moins que les hommes. Un chiffre consternant, constate Kim De Witte, spécialiste pension du PTB, dans une carte-blanche parue sur Knack.be que nous publions ci-dessous. Il explique qu’il est tout à fait possible de faire autrement, comme le prouvent des exemples à l’étranger.

« La Journée des femmes est aussi pour les hommes », a écrit le Vice-premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) sur Knack.be à l’occasion de la Journée internationale des Droits des femmes. Dans le classement en matière d’égalité des genres établi par le World Economic Forum, notre pays a dégringolé de la déjà peu enviable 20e place à la 31e. « Une baisse qui s’explique par le fait qu’il y a moins d’égalité des chances sur le marché du travail et dans la politique », reconnaît De Croo, qui appelle les hommes à donner davantage de chances aux femmes.

J’essaie d’être un homme progressiste et j’estime que, lorsqu’on prône l’égalité, il va de soi que les hommes prennent tout autant en charge que les femmes les tâches ménagères et l’éducation des enfants. Ce principe ne se discute même pas, ni chez mes parents ni chez moi. Mais, dans la pratique, on se heurte à de nombreux préjugés et systèmes qui installent l’inégalité. Je veux certes faire ma part en tant qu’homme, mais la Journée des Droits des femmes n’est-elle pas aussi l’affaire de notre gouvernement ? Or, à côté des déclarations ronflantes, je constate de nombreuses mesures qui augmentent l’inégalité entre hommes et femmes. Et au plan des pensions, c’est particulièrement criant.

L’écart des pensions entre hommes et femmes : un chiffre consternant

En Belgique, les femmes ont en moyenne 34 % de pension en moins que les hommes. Un chiffre consternant, et que rien ne peut justifier. Par rapport à tout ce que les femmes ont presté durant leur vie, celles-ci sont sous-rétribuées. Elles doivent se débrouiller avec une maigre pension : dans notre pays, un quart des femmes n’ont pas 750 euros de pension par mois ; et plus de la moitié n’ont pas 1 000 euros de pension par mois.

Cet écart est le reflet de l’inégalité en matière de travail. Les femmes travaillent beaucoup à temps partiel : chez nous, c’est 44 %. Ce n’est en général pas un choix, mais une question d’offre plus importante en jobs à temps partiels. Notre pays compte 162 000 personnes à temps partiel de manière involontaire et ce chiffre est principalement féminin. Ce sont souvent des mères qui sont seules avec leurs enfants.

Au lieu de remédier à cette situation, le gouvernement Michel opte dans son accord d’été de 2017 pour des flexi-jobs meilleur marché. Les secrétariats sociaux l’ont calculé : un contrat normal coûte minimum 12,68 euros de l’heure, un flexi-job seulement 9,88 euros de l’heure. Le compte est vite fait. La préférence ira à la main-d’œuvre la moins chère et la plus flexible. Tant pis pour qui veut un contrat de plus d’heures.

Plus de la moitié des femmes belges n’ont pas 1 000 euros de pension par mois

Travailler à temps partiel est souvent la seule possibilité pour arriver à combiner travail et famille, certainement si en même temps le « prix » d’un emploi à temps plein est trop élevé vu le coût à payer pour les crèches. Les femmes consacrent bien plus de temps que les hommes au travail non rémunéré : tâches ménagères, éducation des enfants, soins aux proches et aide aux membres de la famille… Par rapport aux hommes, elles passent 8,5 heures de plus par semaine aux tâches ménagères et 1,5 heure de plus à s’occuper des enfants. Pour l’Open VLD, travailler à temps partiel est un libre choix des femmes. Mais les choix se heurtent toujours aux frontières du cadre socio-économique et des modèles culturels dominants. Si le marché du travail est inégal et que le schéma dominant en matière de rôles continue à faire en sorte que ce sont les femmes qui assurent les tâches domestiques, où est alors le libre choix ?

Les femmes interrompent leur carrière bien plus souvent, par exemple pour élever les enfants ou soigner des proches. Sept femmes sur dix prennent des congés parentaux ou des congés pour soins à un membre de la famille, contre trois hommes sur dix. À cause de ces différentes interruptions, les femmes ont une carrière plus courte que les hommes et cela a d’importantes conséquences sur le calcul de leur pension. Neuf femmes sur dix n’atteignent pas le nombre d’années de carrière requis, périodes assimilées comprises, pour une pension complète. Près de quatre femmes pensionnées sur dix n’ont pas une carrière de trente ans et, en conséquence, elles n’ont pas droit à une pension minimum.

Les femmes sont également moins présentes dans certains secteurs aux salaires plus élevés. Malgré le principe du travail égal-salaire égal, elles gagnent au moins 20 % de moins que les hommes. Elles travaillent dans des secteurs où les voitures de société, primes de bénéfice, pensions complémentaires ou options sur actions ne font pas partie du paquet standard du salaire. Si l’on prend également en compte ces avantages extralégaux, l’écart salarial s’élève alors à 40 %. Mais cela ne préoccupe pas non plus le gouvernement. Dans son accord d’été, il a rendu pour les entreprises fiscalement plus attractif de faire retourner une part du bénéfice à leur personnel.

L’OCDE, qui pourtant soutient cette politique de détricotage, met en garde : « Les jeunes générations feront face à des risques accrus d’inégalité à un âge avancé par rapport aux retraités actuels. L’âge sera vécu de manière radicalement différente pour les générations nées à partir des années 1960, sous l’effet de l’allongement de la durée de vie, de la diminution de la taille des cellules familiales, du creusement des inégalités tout au long de la vie active et des réformes qui ont réduit les pensions de retraite. Certains groupes font face à des risque élevés de pauvreté pendant la vieillesse. »1

Comment allons-nous résoudre cela ? En détricotant encore davantage les pensions légales et en privatisant l’assurance pension, comme l’a fait l’ancien ministre des Pensions Alexander De Croo et comme le fait ce gouvernement ? Ou en renforçant les pensions légales et en compensant la discrimination des femmes sur  de marché du travail ? Il est à nouveau utile de jeter un coup d’œil sur les expériences à l’étranger.

En Allemagne, les femmes ont une pension inférieure de 53 % par rapport aux hommes

L’Allemagne détient un triste record : la femme y a en moyenne une pension qui équivaut à moins de la moitié de celle de l’homme. Les experts de l’Institut WSI de Düsseldorf ont analysé la situation et ont conclu que les femmes allemandes sont désavantagées par rapport aux hommes non seulement par le système de pension légale, le premier pilier, mais aussi par le système des pensions d’entreprise et par celui des assurances pension privées. Si l’on prend en compte ces trois piliers ensemble, l’écart en matière de pension est de 53%.2

Fait remarquable, si l’on prend uniquement en compte la pension légale, le premier pilier, la différence est moindre : 45 %. Mais, en ce qui concerne les pensions d’entreprise, le deuxième pilier, la différence s’élève jusqu’à 60 %. Ce que touchent les hommes – en moyenne 574 euros par mois – est presque trois fois plus élevé que les quelque 200 euros que touchent les femmes. De plus, seulement 7 % des femmes pensionnées ont une pension d’entreprise, contre 26 % des hommes.3

En Allemagne, les pensions d’entreprises ont encore creusé l’écart entre hommes et femmes en matière de pension

Les pensions d’entreprise n’ont pas du tout réduit l’écart entre hommes et femmes en matière de pension, elles l’ont au contraire creusé, comme l’expliquent les experts du WSI : « Le système à trois piliers n’a pas seulement contribué à la suppression de la distinction entre les genres. Il a encore renforcé l’écart entre ceux-ci. Il s’impose donc de reconsidérer la pension légale afin que celle-ci puisse assurer le maintien du niveau de vie, et également parce que la pension légale coûte nettement moins en frais de gestion que l’actuelle assurance-pension en partie privatisée. »4

Les deuxième et troisième piliers discriminent le plus

Le champion de l’assurance pension privatisée Swiss Life a mené une grande campagne en Allemagne, spécifiquement orientée vers les femmes. « Les clés de l’émancipation » : tel est l’intitulé de la campagne. Suivant ce top-assureur de pensions privées et d’assurance-vie, les femmes ont toutes les cartes en main pour changer elles-mêmes leur avenir. Quelles sont ces cartes ? Davantage  d’initiative personnelle, une autre mentalité. « Les femmes devraient être plus prévoyantes qu’aujourd’hui, souligne Mattias Wald de Swiss Life. Si elles veulent être indépendantes et profiter en toute liberté de leur pension, elles doivent prendre en main leur planning financier. »5 Le cadre de Swiss Life rejette-t-il donc la faute sur les victimes ? Les femmes sont-elles trop désinvoltes, trop négligentes ? Ou avons-nous affaire ici à un manager roublard qui utilise un discours féministe pour vendre des assurances-pension aux femmes ?

Swiss Life a fait appel aux services d’une self-made femme auto-déclarée, la conseillère financière munichoise Helma Sick. « 70 % des femmes en Allemagne n’épargnent rien ou moins de 50 euros par mois », observe Helma Sick, qui trouve cela déplorable. Selon elle, les femmes doivent épargner dès leur jeunesse et continuer à épargner.6 Elle rejette l’argument selon lequel les femmes ne disposent pas d’assez de budget pour cela : « Je vois tous les jours des jeunes qui vont boire un café et s’acheter leur sandwich dans un commerce. Quand on n’est pas obligé de faire sa tartine soi-même, c’est que ça ne va pas si mal que ça. Je ne peux pas croire qu’il n’y ait pas d’argent chez les jeunes quand je vois à quoi ils dépensent leur argent. La question, c’est : où met-on les priorités ? »7

Des propos que viennent contredire plusieurs éminents spécialistes du fossé entre les pensions des hommes et des femmes. Selon Christina Klenner de l’Institut WSI, « pour les femmes en particulier, il est quasiment impossible de compenser les pertes sur le premier pilier de pension. »8 De son côté, le groupe Swiss Life se garde bien d’évoquer cette étude réalisée par l’institut WSI et cherche au contraire à persuader l’opinion publique des avantages de l’épargne pension privée qu’il présente comme la « clé de l’émancipation des femmes ». Pas question donc de parler d’une étude qui révèle que contracter une assurance-pension privée pour combler le fossé entre les pensions des hommes et des femmes est totalement contre-productif. Swiss Life préfère duper un public naïf en ne mettant en avant qu’un seul chiffre : celui qui montre qu’en moyenne la femme touche une pension qui n’arrive même pas à la moitié de celle de l’homme. Et passe sous silence que ce chiffre ne concerne pas uniquement le fossé au niveau du premier pilier de pension, mais les trois piliers ensemble. Le monde veut être dupé, qu’il le soit !9

Ce n’est pas aux compagnies d’assurances privées de résoudre le problème des inégalités de genre. Ces inégalités de genre doivent en revanche impulser une nouvelle politique sociale en matière de pension.

C’est au Danemark que le fossé entre les pensions des hommes et des femmes est le plus bas

S’opposant et résistant à la tendance néolibérale, des initiatives voient le jour partout sur le continent et dessinent les contours de la pension de demain sans fossé de genre. Parmi ces initiatives, penchons-nous sur quelques-unes des plus remarquables.

Avec 7 %, c’est au Danemark que le fossé entre les pensions des hommes et des femmes est le plus bas. La manière dont sont calculées les pensions joue ici un rôle central. Au Danemark, le travailleur qui au cours de sa carrière a gagné un salaire moyen recevra une pension équivalente à environ 80 % de ce salaire. Celui dont le salaire s’élevait à la moitié du salaire moyen touchera à sa pension 110 % de son salaire. Autrement dit, sa pension sera plus élevée que son salaire. Quant au travailleur qui touchait une fois et demie le salaire moyen, le taux de remplacement sera de 70 %.10

La pension vient donc ici compenser les inégalités de revenus. C’est un des facteurs qui explique le faible fossé entre les pensions des hommes et des femmes au pays de la petite sirène. Cela s’explique également du fait qu’au Danemark le droit à la pension prend davantage en considération les pauses carrière et les réductions temporaires de temps de travail sollicitées par les femmes pour s’occuper des enfants. Ces périodes sont entièrement prises en compte dans le calcul de la pension, cela permet d’éviter les trous et de maintenir la pension à niveau.

Au Danemark, le congé de maternité est de dix-huit semaines – comparé à quinze chez nous – sans perte de revenu. Quant au congé de paternité, il est de deux semaines avec maintien de salaire. Les Danois ont également droit à 32 semaines de congé parental à répartir librement entre les deux parents jusqu’aux 48 semaines de l’enfant.

Sans oublier que le Danemark possède le système de garde d’enfants le plus développé d’Europe. Et cela a bien entendu des répercussions sur les pensions puisque les femmes vont pouvoir plus facilement reprendre le travail et ainsi continuer à se constituer des droits de pension. Le nombre de places d’accueil pour les enfants de moins de trois ans est de 80 %, soit deux fois plus que chez nous. La garde d’enfants est considérée comme un droit non seulement pour les parents, mais pour les enfants également. Le matin, les enfants sont déposés chez une gardienne rémunérée par la commune. Les parents versent une contribution de maximum un quart du coût, le plus souvent directement aux autorités locales. Ce service de garde combine soins, jeux et éducation. Les parents, via un comité, jouent aussi un rôle important dans le contrôle des services de garderie.

L’offre pour les enfants à partir de trois ans est également très vaste. Il existe toutes sortes de services préscolaires. Quant aux enfants en âge d’aller à l’école, pratiquement tous font appel aux services de garde parascolaire. Au Danemark, il s’agit de centres de loisirs installés au sein même des écoles. Et de manière générale, la majorité des enfants fréquentent quotidiennement ces centres tout au long de l’année.

Enfin, la participation des femmes sur le marché de l’emploi est beaucoup plus élevée. Près de 72 % des Danoises en âge de travailler ont un emploi, à temps plein pour plus de deux tiers d’entre elles. Le nombre d’emplois à temps partiel est en baisse, ce qui explique également pourquoi le fossé de genre est si peu élevé là-bas.

Pays-Bas : un fossé de 43 % à cause d’emplois à temps partiel et des coûts de garderie

Aux Pays-Bas, le fossé entre les pensions des hommes et des femmes est de 43 %, un chiffre qui s’explique par des différences importantes entre hommes et femmes sur le marché du travail néerlandais. Nos voisins sont les champions mondiaux du travail à temps partiel. Trois quarts des femmes actives travaillent à mi-temps. Dans seul un ménage sur six avec enfants, l’homme et la femme prestent le même nombre d’heures. Près de la moitié des parents suivent le modèle traditionnel, où l’homme a un emploi à temps plein, l’épouse un petit mi-temps. Sans compter un écart salarial de 16 % entre hommes et femmes.

Le travailleur dont le salaire s’élevait à la moitié du salaire moyen touchera à sa pension 110 % de son salaire

Aux Pays-Bas, le congé de maternité est de seize semaines avec un revenu de remplacement complet, mais seulement deux jours de congé de paternité payés. Les services de garde d’enfants sont tellement chers que financièrement parlant il n’est pratiquement pas intéressant de continuer à travailler.

Trois jours de garderie par semaine coûtent en moyenne 702 euros par mois.11 La majorité des crèches sont des entreprises commerciales. La crèche Smallsteps, par exemple, accueille 25 000 enfants dans ses 250 établissements. Elle appartient au fonds d’investissement HIG Capital, qui possède la bagatelle de 24 milliards de dollars en portefeuille.12 Comme pour la plupart des services de garderie, son objectif est clairement d’amasser un maximum de gains rapidement. Beaucoup ont d’ailleurs déserté les quartiers défavorisés. Pas étonnant que seul un tiers des enfants aillent à la crèche. Et une fois encore ce sont les mères qui en paient le prix puisqu’il existe un lien de cause à effet entre coûts de garderie exorbitants, travail à temps partiel et pension moins élevée pour les femmes.

Autriche : des pensions élevées et des projets pour combler les inégalités de genre

Et nous voilà en Autriche, où comparées à la Belgique les pensions sont extraordinairement élevées. Nous avons donc cherché à comprendre pourquoi l’Autriche peut faire ce que nous ne sommes pas capables de faire (voir ici). En effet, les pensions en Autriche sont 50 % plus élevées que chez nous, aussi bien pour les femmes que pour les hommes. C’est là l’excellent résultat des efforts déployés pour combler le fossé de 42 % entre les pensions des hommes et des femmes.

Autriche : combler le fossé entre les pensions des hommes et des femmes passe par de meilleures opportunités d’emploi

L’Arbeiterkammer autrichienne, qui défend les intérêts des pensionnés, est convaincue que pour colmater le fossé entre les pensions des hommes et des femmes, il faut développer de meilleures opportunités d’emploi pour les femmes, car là aussi elles sont près de 47 % à travailler à temps partiel, la plupart du temps sous contrat précaire.

Sous la pression de l’Arbeiterkammer, trois transformations structurelles ont été entreprises afin d’améliorer les opportunités d’emploi pour les femmes. La première a été la mise en place d’un service de garde d’enfants vaste et solide. La seconde est la mise en œuvre d’un ensemble complexe de variantes du congé de maternité « Elternkarenz ». La variante la plus répandue est la variante 30 mois +  6 mois, c’est à dire qu’un parent s’occupe de l’éducation pendant 30 mois et ensuite l’autre parent pendant les 6 mois suivants, même si cette variante s’accompagne d’une perte de salaire plus importante par rapport à la variante 12 mois + 2 mois, qui permet de conserver 80 % du salaire. On observe ainsi une tendance à la hausse pour le congé de paternité ces dernières années.
La troisième transformation est « l’Elternteilzeit », congé parental à temps partiel, jusqu’aux 7 ans de l’enfant. Le temps de travail est ici réduit d’au moins 20 %. En Autriche, les quatre années d’interruption de carrière pour se consacrer à l’éducation des enfants sont considérées comme des périodes assimilées dans le calcul de la pension.

Belgique : le gouvernement Michel creuse les inégalités entre hommes et femmes

La pension n’est pas le seul facteur d’inégalité entre les hommes et les femmes. Ces facteurs sont nombreux et tous doivent affrontés. La pension est un facteur parmi d’autres. Et plutôt que de monter les femmes contre les hommes comme le fait le vice-premier ministre De Croo, il faut lever les yeux. Les décisions prises par l’Open Vld, la N-VA et le CD&V ne vont pas permettre d’augmenter les pensions des femmes. Bien au contraire. C’est pourquoi hommes et femmes doivent se mobiliser ensemble. C’est possible, et comme l’écrit notre poète national Charles Ducal dans « Rode Bloemen » : Personne « là-haut, où l’on vit dans l’opulence » ne se demande « quel est le poids qu’un dos peut supporter ». Et si nous unissons nos forces, « ces hommes là-haut n’entendront-ils pas qu’en bas ça ne peut plus continuer comme ça ? »

Vous êtes aussi en colère contre les mesures du gouvernement concernant nos pensions ? Tirez la sonnete d'alarme !

 

1 OCDE, Population ageing and rising inequality will hit younger generations hard, Press release, 18 octobre 2017 • 2. Alexandra Wagner, Christina Klenner & Peter Sopp: ‘Alterseinkommen von Frauen und Männern’, WSI Report Nr. 38, décembre 2017 • 3. Christina Klenner, Peter Sopp & Alexandra Wagner, ‘Grosse Rentenlücke zwischen Männer und Frauen’, WSI-Report Nr. 29, 6/2016, p.10 • 4. Christina Klenner, Peter Sopp & Alexandra Wagner, ‘Grosse Rentenlücke zwischen Männer und Frauen’, WSI-Report Nr. 29, 6/2016, p.20 • 5. www.swisslife.com/fr/hub/les-cles-de-lemancipation, 2017 • 6. www.swisslife.com/fr/hub/lecart-de-rente-chez-les-femmes-idees-pour-le-reduire, 3 janvier 2018 • 7. Süddeutsche Zeitung, 13 avril 2016 • 8. www.gesis.org/cews/news-events/detailanzeige/article/altersversorgung-frauen-haben-das-nachsehen/, 18 décembre 2017 • 9. www.swisslife.com/content/internetrel/com/de/hub/selbst-ist-die-frau, 2017, et www.swisslife.com/fr/hub/les-cles-de-lemancipation, 2017 • 10. Chiffres OCDE année 2017. Voir également Florian Blank et Sonja Blum: ‘Kindererziehungszeiten in der Alterssicherung – Ein Vergleich sechs europäischer Länder’ WSI Working Paper Nr. 209, Düsseldorf, février 2017, p. 12-15 • 11.  http://gemiddeldgezien.nl/gemiddelde-kosten-kinderopvang • 12. ‘Ga er maar van uit dat kinderopvang duurder wordt’, NRC 17 novembre 2017.