L’enquête électorale, première clé du succès de 2012

Une des clés du succès du PTB aux élections communales de 2012 a été le travail avec une enquête électorale. A Anvers, Liège, Charleroi, Schaerbeek… partout les membres du PTB ont arpenté les rues, fait du porte-à-porte, etc. et demandé l’avis des citoyens sur leurs priorités et les revendications proposées par le PTB sur le terrain communal. L’enquête a permis d’avoir une première discussion sur notre programme et d’entrer en contact avec des personnes qui se sont engagées par la suite dans la campagne. <--break->

Le PTB s’est de nouveau fixé un objectif ambitieux : recueillir 40  000 enquêtes sur son programme et les revendications qu’il apporte sur différents thèmes. Le train est en marche. Plus de 21 500 enquêtes ont déjà été remplies grâce à des centaines d’enquêteurs, militants ou sympathisants du PTB. Un exemple avec André, sympathisant du PTB qui travaille dans le rayon électroménager d’une grande surface. Il a recueilli plus de 60 enquêtes en deux mois. Au travail et parmi ses proches. 

Comment êtes-vous arrivé à ce résultat? 

Je remarque qu’au fil des années, les gens sont de plus en plus sensibles au PTB. Beaucoup de collègues me disent qu’on peut mettre n’importe qui au pouvoir, cela ne change rien. L’enquête me permet de leur répondre : « Vous avez l’opportunité en tant que citoyen de donner votre avis sur ce que vous voudriez qui se passe sur le plan social ou sur d’autres thèmes. Cette enquête permet de dire ce que vous désirez, vous. Les partis traditionnels, quand ils rentrent en campagne, disent ce qu’ils vont faire pour nous. Ici, c’est l’inverse, on demande aux gens ce qui les touche et le PTB fera une campagne qui sera le reflet de vos désirs. »

Concrètement, comment s’y prendre ?

En général, je ne donne pas beaucoup d’explications, je dis juste qu’il faut une vingtaine de minutes pour la remplir. Je fais attention aussi car on ne peut pas faire de politique dans l’entreprise. Je donne l’enquête au boulot en proposant qu’ils la remplissent chez eux et je la récupère le lendemain. J’ai bien sûr essayé à la cantine. Mais c’est plus facile de le faire seul à seul. 

Comment réagissent-ils ? 

En général, c’est très positif. Je remarque qu’il y a de plus en plus de gens qui connaissent le PTB. Il y a 5 ans, ce n’était pas le cas. Un collègue plaisantait en disant que c’est le Parti qui « Pète Très Bien » (Rires). C’est assez sidérant. Les gens cochent qu’ils connaissent le PTB et même certains qu’ils vont voter pour lui. J’ai encore le but d’en faire une trentaine. J’ai ciblé encore quelques collègues au magasin. Ceux qui pestent toujours sur la situation sociale et politique. (Rires)

60 enquêtes remplies, c’est uniquement au travail ?  

Non, j’en fais aussi dans mon cercle familial et de mes amis. J’ai donné deux enquêtes à ma soeur. Son mari est policier. Même lui, qui est un vrai râleur, a rempli l’enquête sans rouspéter (Rires). J’ai eu aussi une grosse discussion avec mon beau-fils qui a commencé à voter à droite car il estimait que le MR faisait moins mal pour les gens que le PS. Un vote par dépit. J’ai pu lui expliquer avec l’enquête qu’il était plus en phase avec le PTB.