Photo Peter Mertens

La grève du 24 novembre était aussi présente au Conseil communal d’Anvers

La première journée de grève qui était organisée par le front commun syndical s’est prolongée plus tard à Anvers. Peter Mertens, président du PTB et conseiller communal, avait déposé une motion au Conseil communal d’Anvers pour soutenir le droit de grève et de manifestation.

Peter Mertens : « Notre motion de soutien aux grévistes et leurs revendications, visant à garantir le droit de faire grève et de manifester (y compris le 15 décembre), et soulignant l’importance du pouvoir d’achat, a été appuyée par le sp.a et Groen, mais a été rejetée par la majorité communale. La N-VA a déclaré en faisant référence aux syndicats que ce sont les « prétendus représentants des travailleurs » (sic) qui sont responsables « de la diminution du pouvoir d’achat ». La N-VA a également exhorté le PTB à « cesser de diffuser de fausses informations » et a appelé les syndicats à « ne plus déstabiliser le pays ».

Peter Mertens, a répondu : « Défendre le pouvoir d’achat c’est donc déstabiliser le pays. Etonant de voir que ceux qui tient de tels propos sont les même qui ont fait grève, entre 2010 et 2011, en bloquant le pays durant 547 jours, avec total maintien de salaire. Ce sont les mêmes qui ont consigné la déstabilisation du pays dans leurs statuts ! » Peter Mertens a continué : « cette situation, c’est vous qui l’avez créée en restant sourds aux revendications des manifestants, et en instaurant un climat de peur lors de chaque action sociale. Si vous voulez vraiment faire quelque chose pour la grève, dites à vos collègues du gouvernement fédéral de voter un impôt sur les fortunes plutôt que de mépriser les travailleurs et les syndicats ».

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