Photo Solidaire, Salim Hellalet

Le 28 septembre, manifestez avec le PTB pour le droit à l’avortement

Peu de pays reconnaissent le droit à l’avortement comme un droit humain fondamental. Partout dans le monde, le libre choix des femmes à devenir mère ou pas est de plus en plus mis sous pression. Le PTB, son mouvement des femmes Marianne et son mouvement étudiant Comac participeront à la manifestation européenne pour le droit de chaque femme à disposer de son corps.

En Irlande et à Malte, l’avortement est toujours interdit. En 2014, en Espagne, il y a eu une proposition de loi en vue de rendre l’avortement totalement punissable. Les associations féminines espagnoles ont mobilisé des milliers de femmes dans les rues. En 2016, en Pologne aussi, il y a des plans pour interdire l’avortement, mais ils ont été abandonnés après que 100 000 femmes ont continué à manifester dans les rues.

« Là où le droit à l’avortement est mis sous pression, nous pouvons également craindre pour les autres droits des femmes », explique Maartje De Vries, porte-parole de Marianne, le mouvement des femmes du PTB.

Qu’ils soient légaux ou pas dans l’un ou l’autre pays, les avortements continuent à être pratiqués. En interdisant l’avortement, seuls les risques pour les femmes mêmes augmentent.

Un droit fondamental

Nous devons rester vigilant(e)s. Le 28 septembre est la Journée internationale du droit à l’avortement. C’est pourquoi, à l’appel de la plate-forme Marche mondiale des femmes qui regroupe de nombreuses organisations féministes belges, des associations d’ici et d’ailleurs (des délégations d’autres pays viendront se joindre au cortège) se rassembleront le jeudi 28 septembre à Bruxelles en vue d’une mobilisation européenne pour le droit à l’avortement. Naturellement, le PTB, son organisation des femmes, Marianne, et son mouvement étudiant, Comac, seront présents aussi ce jour-là.

La mobilisation veut faire en sorte que l’Union européenne reconnaisse l’avortement comme un droit fondamental et qu’elle veille en outre au respect de ce droit.

Les législations concernant les interruptions de grossesse diffèrent fortement d’un pays à l’autre. Partant d’une interdiction totale en Irlande à une législation assez libérale aux Pays-Bas. Dans certains pays existe toutefois une législation plus souple mais, dans la pratique, elle reste extrêmement limitée du fait que pas mal de médecins refusent de pratiquer une interruption de grossesse.

En Belgique aussi, il y a du pain sur la planche. Chez nous, l’avortement est toujours repris dans le droit pénal. Cela ne cadre pas avec le droit des femmes à disposer d’elles-mêmes. En gardant l’avortement dans le droit pénal, le législateur s’obstine à le percevoir comme un délit qui ne peut être toléré que sous des conditions strictes.

La toute première législation sur l’avortement a été précédée d’un très long combat, mais elle a fini par exister. Aujourd’hui aussi, la pression d’en bas sera un facteur crucial afin de faire figurer ce thème à l’agenda politique et l’y maintenir, afin que le gouvernement belge s’emploie enfin à accepter l’évidence.

Lisez aussi : http://ptb.be/articles/le-ptb-introduit-une-proposition-de-loi-pour-sortir-l-avortement-du-code-penal

Pour cette raison, rejoignez donc le PTB, Marianne et Comac le 28 septembre à Bruxelles. En notre compagnie, venez exprimer votre solidarité avec les femmes de toute l’Europe et du monde entier. Exigez de notre gouvernement qu’il prenne les devants afin de sortir enfin l’avortement du code pénal.

 

Rendez-vous  jeudi 28 septembre à 17 h au parc du Cinquantenaire à Bruxelles.

 

Lire aussi