Le PTB demande le démantèlement du holding Publipart et le remboursement des sommes perçues par les administrateurs

auteur: 

Damien Robert

L’affaire Publifin rebondit en Flandre, dans une nouvelle affaire qui implique aussi des élus flamands de tous les partis via la filiale Publipart. Celle-ci investit de l’argent public dans des fonds qui bafouent les droits humains. Le PTB veut le démantèlement immédiat de ce holding et demande également que les politiciens concernés restituent les sommes totalement disproportionnées qu’ils ont perçues. 

Publipart, un holding financier intercommunal, détenu à 65 % par Publilec, elle-même filiale de Publifin, joue l’argent public dans des fonds d’investissement liés à des entreprises qui fabriquent des armes chimiques au phosphore blanc, qui sont liés au travail des enfants et à des entreprises trainées au tribunal pour traite d’esclave. C’est ce que révèle ce matin le quotidien flamand Het Laatste Nieuws.

Pour le PTB, il est incompréhensible et inacceptable que l’argent public serve à investir dans de tels secteurs. C’est contraire à toute éthique respectueuse de l’intérêt collectif et de l’être humain. Pour le parti de gauche, l’argent doit être rendu aux communes pour être investi dans des projets sociaux et créateurs d’emplois. Le PTB demande donc le démantèlement du holding et que le capital de Publipart et de Publilec ainsi que les sommes reçues par les administrateurs retournent aux communes concernées. Pour le PTB, il faut mettre en place, avec ces fonds, des intercommunales du 21ème siècle gérées de façon éthique, contrôlées par la population, dans l’intérêt collectif et qui fournissent de l'énergie, de l'eau et des services, à des prix accessibles.

Quels sont l’utilité et l’objet de Publipart ? Cette société anonyme détient 2 % des actions du gestionnaire du réseau d’électricité Elia. Mais ça ne s’arrête pas là. Car Publipart place aussi son argent directement dans des fonds d’investissement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que certains de ces fonds posent question. Par exemple, Publipart a investi dans un fonds qui contient des participations dans Rheinmetall, un fabricant d’armes qui produit des armes chimiques au phosphore blanc. Pour cette raison, Delta Lloyd a placé Rheinmetall sur sa liste noire et interdit dorénavant les investissements liés à cette entreprise. Publipart investit aussi notamment dans un fonds qui contient des actions de Inditex, une multinationale textile espagnole qui a été plusieurs fois critiquée pour son non-respect du travail des enfants. Publipart a aussi investi dans Vinci qui fait l’objet d’une enquête pour travail forcé et esclavagisme dans ses chantiers au Qatar.

Ce holding est dirigé par dix-sept administrateurs publics (représentant des communes) qui gèrent les capitaux publics de l’ancienne SPE. Le président du conseil d’administration est André Gilles et le vice-président est Alain Mathot. Parmi les autres administrateurs, on retrouve Stéphane Moreau, Georges Pire, mais aussi des représentants de communes flamandes comme Tom Balthazar (échevin sp.a à Gand), Ignace Dereeper (bourgmestre CD&V d’Oudenburg) ou Christophe Peeters (échevin Open VLD à Gand). L’actionnaire majoritaire de Publipart est Publilec, un holding intercommunal dont la double fonction est de posséder 64 % de Publipart et 24 % de la multinationale EDF Luminus. Le conseil d’administration de Publilec est dirigé par Eric Vanbrabant (échevin PS à Seraing). On y retrouve un grand nombre des administrateurs de Publipart mais aussi l’échevin N-VA Eddy Glorieux de la commune de Harelbeke et le conseiller communal gantois de Groen Dirk Holemans. Comment est-il possible qu’aucun administrateur n’ait jamais posé de questions sur ces investissements contraires à l’éthique ?

Comme cela a déjà été divulgué, les dix-sept administrateurs de Publipart se répartissent la somme de 359 973 € pour assister aux conseils d’administration. Pour le PTB, cet argent a été honteusement acquis. Il doit donc être remboursé et retourné aux communes qui sont historiquement les actionnaires de la SPE.

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Commentaires

oui il faut les faire remboursés intégralement tout ce qu'ils ont touchés malhonnêtement et les virés de tout mandat politique ( pas donner l'argent aux associations ), tout cela sur le dos des malheureux qui ne savent même plus se soigner faute d'argent, ce sont des personnes sans honneur
Oui il faut démanteler toutes ces sociétés privatisées et oui il faut supprimer ces Provinces qui n'ont plus aucune raison d'exister depuis tres longtemps.
Ok pour le retour de l argent au commune , sous contrôle d un organisme populaire ou l argent sera utilisé en bon père de famille Afin d éviter la même dérive ! Salutations
Une preuve encore une fois que l'argent peut UNIR ( tous nos grands partis sont représentés ) uniquement grâce l'Argent puisque c'est leur MOTEUR (voir les dernières déclarations de L. MICHEL concernant les revenus des "parlementaires") . Pour eux c'est toujours trop peu, je leur conseille pour les réunions multiples auxquelles ils devraient participé, d'employer l'hologramme on aurait au moins l'ILLUSION de présence .
Pendant que certains administrateurs se servent de l'argent public pour se payer très grassement, l'état fédéral est totalement inefficace contre la fraude fiscale. La Cour des comptes vient de publier un rapport aussi fouillé que critique quant à la capacité du SPF Finances à lutter contre la fraude fiscale dans les secteurs très sensibles à la fraude que sont ceux de la construction, de la viande et du gardiennage. Le mécanisme de la responsabilité solidaire en matière de dettes sociales et fiscales, censé permettre au fisc de récupérer des sommes dues par des entreprises endettées en cotisations ONSS et TVA, n'est que très peu utilisé depuis sa création. De 2010 à la mi-2016, il a en fait été actionné moins de 20 fois et n'a permis de récupérer que moins de 200.000 euros, sur une dette de près de 195 millions dans les secteurs de la construction, du gardiennage et du commerce de viande, selon des explications données en commission de la Chambre par le ministre des Finances chargé de la Lutte contre la fraude fiscale Johan Van Overtveldt (N-VA). Le constat interpelle l'Ecolo Georges Gilkinet. "Il est incompréhensible que le Gouvernement fédéral doive attendre un rapport de la Cour des Comptes pour se rendre compte que les principes de la responsabilité solidaire et de la responsabilité subsidiaire des entreprises, inscrits dans la Loi depuis 2012, n'ont été actionnés que 20 fois depuis lors", déclare-t-il dans un communiqué. Le parti d'opposition estime que l’État fédéral est "totalement inefficace". Plus grave que prévu ? Il souligne que les chiffres avancés ne concernent que les dus en matière de cotisations ONSS, et qu'on peut donc supposer que le total des sommes non récupérées est encore bien plus important. Un rapport de la Cour des comptes a notamment pointé des cafouillages dans la mise en œuvre du mécanisme, censé lutter contre la pratique des sociétés qui disparaissent rapidement sans avoir payé leur dû à l'Etat mais après avoir empoché des marchés juteux grâce à des prix intéressants. Le principe de la loi est pourtant simple, explique Ecolo dans un communiqué : une entreprise qui sous-traite un marché public à une autre société est solidairement responsable des dettes fiscales de celle à laquelle elle sous-traite et doit donc utiliser une partie du prix obtenu pour rembourser ces dettes fiscales. Cela permet à la fois d'améliorer la capacité de recouvrement de l’État fédéral et de créer un cadre de concurrence loyale entre entreprises. Selon le ministre Johan Van Overtveldt, qui a promis d'arranger les choses, le principal obstacle concerne "le manque d'accessibilité aux informations pertinentes", car les "informations sont reprises dans plusieurs banques de données, sans lien entre elles". "Des contacts ont été pris avec le SPF Sécurité sociale pour tendre vers un contrôle plus efficace en unifiant le processus de travail", assure-t-il.
Ils osent encore faire payer la notes de l'austérité aux plus faibles! Quelle culot, c'est une bandes de voyous!
Remboursement intégral de l'argent perçu illégalement et par malversations et si pas totalement en argent pratiquer des saisies sur im- mobilier. Pour le peuple, on ne laisse rien passer. Pour eux, il doit en être de même ! La loi doit être la même pour tous.
Vous parlez d'une somme de 359 973 € cela me semble irréelle , il ne faut pas prendre le peuple Belge pour des cons , publié le détail des comptes depuis le début de ce vol manifeste et les Belges pourront se faire une vraie opinion de l'ampleur du vol.