Photo Solidaire, Salim Hellalet.

Le PTB plaide pour un « Conseil national du burn-out »

Ce 14 novembre, la Chambre a approuvé la création d'un « Conseil National de la Productivité ». Un nouvel instrument du gouvernement pour justifier ses politiques antisociales. Le PTB a introduit un amendement visant la création d’un « Conseil national du burn-out ». La santé des travailleurs doit passer avant la course aux profits.

Les objectifs de ce « Conseil National de la Productivité » sont très clairs : le gouvernement veut disposer de son propre outil de propagande néolibéral qui doit lui fournir de la munition permettant de justifier ses politiques antisociales visant à protéger les bénéfices des patrons, plutôt que les revenus et la santé des travailleurs.

En effet, ce gouvernement de droite a résolument fait le choix de mettre la pression sur les conditions de travail et salariales des travailleurs. Mais où compte-t-on placer la limite à la course à la productivité ? Parce que le bilan de cette politique est dramatique : les travailleurs belges, pressés comme des citrons, n’ont jamais été aussi fatigués et malades. Le nombre de travailleurs malades de longue durée continue, année après année, à augmenter. Voilà à quoi cette chasse inapprivoisable au profit nous mène : un gros carnet de chèques pour certains, un certificat médical pour d'autres, de plus en plus nombreux.

C’est dans ce sens que le PTB a introduit un amendement visant la création d’un « Conseil national du burn-out », qui aurait comme objectif d’évaluer systématiquement l’impact de l’évolution de la productivité et la compétitivité sur la santé et le bien-être des travailleurs. La majorité, rejointe par le cdH, le PP et le Vlaams Belang, a voté contre notre amendement ; Ecolo, Groen, Défi et le PS se sont abstenus ; le sp.a et, bien sûr, le PTB ont voté pour.