Photo : Salim Hellalet

Le PTB a un nouveau porte-parole néerlandophone : le spécialiste de l'énergie Tom De Meester

Il est l'initiateur d'une pétition du PTB qui a réuni 225 000 signatures pour baisser la TVA sur l'électricité de 21 à 6%. Au coeur du combat contre l'énergie chère en Flandre. Tom De Meester devient porte-parole néerlandophone du PTB. « Tout parti en pleine croissance a besoin de renforcer son équipe », explique Peter Mertens, président du PTB.

Tom De Meester, membre du bureau national du PTB, a été désigné par le Conseil National du parti comme nouveau porte-parole néerlandophone aux côtés du président Peter Mertens. « Notre parti a le vent en poupe », explique ce dernier. « J’ai la chance de présider un parti national en pleine croissance ; mais un pareil développement s’accompagne de nouveaux défis : nous sommes plus souvent sollicités par les médias, nous recevons de plus en plus de demandes d’interviews ou de participation à des débats. Jouer en Première Division requiert une équipe solide. Trois femmes de conviction, Sofie Merckx, Anne Delespaul et Janneke Ronse, ont relevé ce défi pour Médecine pour le Peuple. Notre porte-parole national Raoul Hedebouw bénéficie déjà depuis quelque temps du support d’un porte-parole francophone en la personne de Germain Mugemangango. C’est au tour de Tom De Meester de renforcer l’équipe en tant que porte-parole néerlandophone. »

Un combat obstiné contre l'énergie chère

Tom De Meester se fait connaître du grand public par son combat obstiné contre l’énergie chère. Il a dirigé pendant 6 ans une campagne pour obtenir la baisse de la TVA sur l'électricité de 21 à 6 %. Plus de 225 000 signatures sont réunies pour soutenir cette revendication.

Quand le gouvernement flamand décide d’ajouter à la facture d'énergie … une taxe forfaitaire de 100 euros par famille, la « Turteltaxe », il mène également la campagne pour obtenir l’abolition de cette taxe. Auteur du livre “Opgelicht. De energiezwendel van Electrabel & co” (Coup de projecteur sur l’escroquerie énergétique d’Electrabel & Co), il s’investit en compagnie du président du PTB, Peter Mertens, et de 20.000 consommateurs trompés dans un procès qu’il gagne devant la Cour Constitutionnelle contre la Turteltaxe.

Contre les profiteurs en politique

Il est par ailleurs à la base des révélations sur le scandale Publipart, un holding lié à Publifin, impliquant le monde politique flamand de tous les partis. Dans le sillage des Gantois Tom Balthazar (sp.a), Christophe Peeters (Open VLD) et Siegfried Bracke (N-VA), d’autres politiciens parmi lesquels Koen Kennis (N-VA) ou Geert Versnick (Open VLD) ont été forcés de reconnaître leurs cumuls de rémunération dans les intercommunales et autres entreprises privées.

Ni pleurer ni plier

Comme nombre de Gantois, Tom De Meester a des racines west-flamandes. « J’aime la mentalité rebelle de cette ville, cet esprit du ‘nie neute en nie pleuje’ (« ni pleurer ni plier »). Pourtant je constate qu’à Gand aussi, le fossé se creuse entre la classe moyenne et la part grandissante de la population qui se voit abandonnée à son sort. Sans doute est-ce là ce qui explique la popularité croissante du PTB. Les gens ne supportent plus ça. Et cela se sent aussi ailleurs que dans la rue. Les réactions courroucées du collège échevinal quand nous abordons la question d’un habitat à coût accessible montrent bien qu’ils ne peuvent plus nous ignorer. »

Pourtant le PTB ne siège pas au conseil communal de Gand. « Pas encore », lâche en riant Tom De Meester. Le PTB est dans la courbe ascendante à Gand, les sondages lui donnent jusqu’à deux sièges. « Et d'ailleurs, même en dehors du conseil, on peut peser sur le débat politique. »


Tom a la garde partagée de ses trois enfants de 12, 10 et 7 ans. Il apprécie la cuisine, les randonnées à vélo et en canoë, l’escalade et le camping, de préférence loin de toute connexion internet.

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