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Les employeurs ont peur des métiers lourds

Le ministre des pensions Bacquelaine (MR) avait chargé les employeurs et les syndicats de se mettre d’accord sur les critères des métiers lourds pour le 19 juillet. Les positions des deux parties divergent beaucoup. Les négociations viennent d’être reportées. Explications de Kim De Witte, spécialiste des pensions du PTB.

Que se passe-t-il exactement ?

Kim De Witte. Au sein du Comité national des pensions, les syndicats, les employeurs et des représentants du gouvernement négocient le contenu du concept « métiers lourds ». Il y a trois étapes. Tout d'abord, un accord de principe entre les parties sur le concept de métiers lourds. En second lieu, l'adoption par le gouvernement du montant qu'il va libérer pour les droits à la pension des personnes ayant un métier lourd. Troisièmement, la détermination du nombre d'années et de mois qu’il faut à quelqu'un avec un métier lourd pour prendre sa retraite sur base de l'enveloppe que le gouvernement a laissé.

Pourquoi cette discussion ?

Kim De Witte. En pratique, il y a toujours plus de métiers lourds. Enormément d’entreprises et de services veulent réaliser de plus en plus de choses avec moins de travailleurs, ce qui a pour effet que ces derniers sont épuisés à la fin de leur carrière.

A côté de cela, il y a le fait que le gouvernement a relevé l’âge de la pension à 67 ans, alors qu’il a déconstruit les pensions anticipées, les prépensions, le crédit-temps, trois systèmes qui permettent une fin de carrière tranquille.

Au sein des services publics, il existait un système où certains groupes de fonctionnaires qui avaient un métier plus lourd pouvaient arriver plus vite à une carrière complète. Le gouvernement a égalisé tous ces systèmes, ce qui a pour effet que les métiers lourds n’existent plus aux yeux des autorités.

Tout cela provoque beaucoup de résistance. De la grande enquête sur les pensions de Knack, il est apparu que sept personnes sur dix sont fâchées sur ces mesures. Là-dessus, le gouvernement a décidé de prévoir des exceptions pour les métiers lourds. C’était une façon de désamorcer le détonateur.

Comment se déroulent les négociations au sein du Comité national des pensions ?

Kim De Witte. Deux points de vues s’opposent. Les syndicats veulent établir des critères objectifs pour définir si un métier est lourd ou non. Les quatre critères que les syndicats proposent sont : les conditions de travail, les heures de travail, le stress psychosocial et l'exposition de travail à des risques spécifiques pour la santé et la sécurité.

Les employeurs ne veulent pas de critères collectifs. Pour eux, il n’y a pas de métiers lourds, seulement des organismes faibles. Ils veulent un contrôle individuel pour tous à partir d’un certain âge, pour pouvoir évaluer si quelqu’un a le droit de prendre sa pension plus tôt.

Pourquoi les employeurs sont-ils tellement opposés au principe de métiers lourds ?

Kim De Witte. Parce qu’ils savent que dans les entreprises et les services, il faut travailler de plus en plus. Quand on considère des critères objectifs, de plus en plus de gens répondront aux critères de métiers lourds. Les employeurs ont peur d’ouvrir la boite de Pandore.

Et le gouvernement ?

Kim De Witte. Le gouvernement est prioritairement à la recherche de nouvelles économies. Quand plus de gens entrent en ligne de compte pour un métier lourd, il faut aussi plus de moyens. Pour le moment, il y a une enveloppe – un budget – pour les métiers lourds, mais ce budget a été décidé quand les règlementations concernant les pensions anticipées et les prépensions étaient moins sévères que maintenant. Le gouvernement ne veut pas augmenter ce budget, et ne veut donc pas de critères objectifs pour les métiers lourds car cela signifierait que plus de gens ont un métier lourd. Si ce budget n’est pas augmenté, beaucoup de gens exerçant un métier lourd seront obligés de continuer à travailler.

Que cela signifie-t-il pour la résistance sociale ?

Kim De Witte. C’est la stratégie de division et de domination. Le gouvernement tente de mettre les travailleurs les uns contre les autres, en disant : « Ceci est le pot pour les métiers lourds. A vous de voir comment vous pouvez vous le diviser. » Beaucoup de gens espèrent que leur métier sera reconnu comme métier lourd, pour que toutes ces réglementations plus sévères pour obtenir la pension anticipée et la prépension ne soient pas applicables pour eux. Le nœud de la question est que le droit même à la pension est remis en cause.

Vous dites que toute la réforme des pensions est inutile. Pourquoi ?

Kim De Witte. Quand on regarde l’évolution du bien-être des quarante dernières années, on constate qu’on pourrait parfaitement travailler moins longtemps. La productivité du travail a augmenté considérablement. La richesse augmente, mais elle n’est pas partagée équitablement.

Le Bureau du plan a calculé que sans toutes ces réformes des pensions, en 2060, les pensions coûteront 14,7% du produit intérieur. Mais c’est ce que payent déjà aujourd’hui des pays comme la France, l’Autriche et l’Italie ! La thèse que les pensions seront impayables est tout simplement fausse.

C’est une question de choix dans la gestion fiscale et sociale. Et ce gouvernement-ci fait le choix de récupérer les charges auprès de la population qui travaille au lieu de partager la richesse croissante et d’accorder du repos aux gens après une carrière bien remplie.

 

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Commentaires

Le gros du problème, c'est l'austérités appliquée aux saints de l'Europe et des pays qu'ils en font partie ! Îci avec un gouvernement pros capitaliste, ils ne faut pas s'attendre à des miracles ! Quand ON vote ils faut choisir le bon parti pour défendre les intérêts des travailleurs et allocataires sociaux !!! Les personnes qui croient que ce couple MR NVA est en faveur des travailleurs, c'est de la pure ignorance . Même que ceux ci voudrais le faire croire part de la propagande politiciennes !!! La droite n'a jamais était en faveur des travailleurs et allocataires sociaux !!! Leurs buts étant de divisé est de monté les travailleurs les uns sûr lès autres pour mieux régner
bonjour a tous a propos des rcc ex prépension comment a t on pu voter une loi dont un simple particulier patron a le droit de décision et ou le malheureux travailleur en fin de carrière n a aucun recourt quant au refus de son employeur juge et partie c est bien pratique mais est ce bien légale évidement. je me bat tout seul et n intéresse pas grand monde mai suis je vraiment seul a être épuise par une carrière de sacrifice pour une société qui préfère voir mourir ces anciens et si on vous dit qu' il n y a plus assez de travailleur pour payer les pensions allez voir du cote du dumping social
Les définitions de " métiers lourds " sortent de l'entendement des employeurs ? Faisons un pas vers eux et invitons les à associer à la discussion le Personnel d'encadrement du " terrain" qui les coacherait lors de réunions avec les Syndicats...Proposons leur un " stage" pratique du boulot avec encadrement et conseils...Ceci étant la condition pour obtention d'une prime gouvernementale . Y a plein de moyens pour obtenir des définitions correctes....
Ses une question ? A quel moment est intégré dans la somme nommée par l’ONP comme rémunérations réelle les 13.07% extrait hors du salaire de l’ouvrier et les 7.50% que le patron verse en particulier pour la pension de son ouvrier, les 13.07 font partie intégralement du salaire Brut de ce fait il doive être dans ce salaire pour débuté le calcul. On peu vous assuré que ils ne sont dans la rémunération réelle car sur l’avertissement extrait de Rôle en rubrique 250 la somme est étrangement la même des lors ses pas le salaire Brut. De ce fait, la recherche du salaire Brut est à faire. Avec tout la rigueur. Sur tout le calcul il y est nulle part fait mentions de un complément de 13.07 et 7.50 avant la fin du calcul, ses comme avec publifine les 13.07 et 7.50 ses pour les frais généraux ? ca fait que 20,50% de la pensions. La question à pausé a ce moment la, est que contient le salaire brut : réponse tout ce que le patron payé a son ouvrier fixer par les CCT et CNT et par le contrat de travaille et la place occupé dans l’organisation du travail. Et les éventuelle prime spéciale, lorsque une amélioration est trouvé et mise en service. Un graisseur travaillent de jours ou un outilleur n’on pas le même salaire que un brigadier d’entretien de pause en feux continu pour nommée que les deux extrême le graisseur gagne le moins le brigadier le plus, ses parmi les salarier, celui qui gagne le plus dans une aciérie, après ses les appointée cadre et hors cadres. Ses ne sont plus des ouvrier. Aussi bien à l’entretien qu’en productions. Il participe entièrement au bénéfice que la productions produit est reçoit de ce fait une prime de 25% de productivité en plus une prime de pause de 15 % ainsi que une prime de 14.27% pour un amalgame de raison, danger, insalubrité, connaissance, les 15% ont été ainsi requalifier pour équilibré les présence dans les équipes avant on prenait les RTC. Reprise du temps complémentaire de 6/14 ou la prime de pause était la plus petite 6% 18%pour 14.22 et 21% pour 22.06 ensemble fait 45% de ce fait 15% par pause est équilibré. Avec l’accord du syndicat.
le calcul de la pensions commence avec le salaire net. voir avertissement extrait de rôle en 250 la somme est la même des lors ne saurais être le salaire Brut avec le quelle le calcul doit commencer il y a en outre pas les congé payé ni les prime de fin d'année en 1975 la prime de fin d'année était 26662,54 Fr bien sur les congé payer en 1996 les congé 199635 Fr dont 44425 de précompt proffesionelle qui apparent pas sur l'avertissement extrait de rôle, mes fait pourtant intégralement partie du salaire de l'ouvrier il font une ponctions de 12.109 fr retenu ONSS des 199635 Fr de congé il reste 143101 ce que l'ouvrier a bien versée le précompte professionnelle de son salaire se trouve en 286 sur l'avertissement. et est décompté a la fin du calcul.