Les salaires belges bloqués pour dix ans ?

Le gouvernement veut modifier la loi salariale (loi de 1996) pour que des augmentations de salaire ne soient plus possibles. Incompréhensible car, par rapport à nos pays voisins, le coût de la vie en Belgique ne cesse d’augmenter.

Un récent rapport de la Banque nationale stipule que « le handicap salarial disparaît dès 2016 ». Le gouvernement atteint donc, trois ans plus tôt que prévu, son objectif d’« éliminer le handicap salarial de nos entreprises d’ici la fin de la législature ». Ce qu’il a réalisé en menant une politique antisociale. Il a imposé un saut d’index et un quasi-blocage des salaires pour 2015-2016. En plus, il a lancé son fameux tax-shift, principalement composé de cadeaux aux entreprises et de taxes supplémentaires pour les gens ordinaires. Ces mesures ont sérieusement affecté le pouvoir d’achat de la population. 

Entre-temps, la vie en Belgique est devenue sensiblement plus chère. Ceux qui ont voyagé à l’étranger cet été l’auront probablement remarqué. Une étude de l’Observatoire des prix montre clairement que la politique du gouvernement a fait monter le coût de la vie en Belgique. Chez nous, l’inflation oscille autour de 1,6 %, alors qu’elle est pour ainsi dire inexistante chez nos voisins. Les raisons : les augmentations d’impôts et de taxes décidées par nos divers gouvernements, comme la  « Turteltaxe » sur l’énergie en Flandre, la hausse des accises sur le tabac et l’alcool… 

Le « handicap salarial » a déjà disparu

La loi salariale – aussi appelée loi de 1996 – a pour but que les salaires belges n’augmentent pas plus vite que ceux de nos pays voisins (Pays-Bas, France et Allemagne). Depuis 1996, tous les deux ans, le Conseil central de l’Économie (CCE) compare l’évolution des salaires en Belgique avec celle dans nos pays voisins. Sur base de cet écart, patrons et syndicats négocient ensuite les augmentations des salaires. Celles-ci ne peuvent pas excéder la moyenne des augmentations dans les pays voisins (lire l’encadré).

Il ressort des calculs du CCE qu’à partir de cette année, il n’existe plus de « handicap salarial » et que, pour les prochaines années, il y a de l’espace pour une augmentation des salaires. Mais le gouvernement veut absolument éviter que la diminution des cotisations sociales octroyée aux entreprises (le tax-shift a réduit de 32,4 à 25% les cotisations à la sécurité sociale pour les entreprises), soit convertie en augmentation des salaires. 

Augmentation de salaire impossible

C’est pourquoi le gouvernement veut modifier – lisez : manipuler – le mode de calcul de la norme salariale au bénéfice des entreprises. Le calcul ne prendra par exemple plus en compte les cadeaux (réduction des cotisations sociales patronales, subventions salariales) octroyés aux patrons à partir de 2017. 

Un mécanisme de correction automatique sera aussi introduit au cas où il y aurait tout de même des dépassements de la norme salariale.

Toutes ces modifications vont faire en sorte que des augmentations de salaire deviennent pour ainsi dire impossibles. Et, depuis 2009, les marges étaient déjà insignifiantes : entre 0 et 0,5%.  

Pour faire en sorte que, nulle part, les partenaires sociaux ne puissent conclure de conventions collectives ce travail (CCT) qui ne respectent pas la nouvelle loi, le gouvernement veut un contrôle plus sévère sur son application effective. La loi modifiée prévoit un système de surveillance plus strict et octroie des compétences spéciales à l’inspection sociale. 

Par ailleurs, les sanctions seront alourdies à l’encontre des entreprises dont les travailleurs auraient pu obtenir une meilleure rémunération. Ainsi, l’amende, auparavant de maximum 5 000 euros, pourra désormais grimper jusqu’à 500 000 euros.

Patrons et gouvernement martèlent en permanence que, « si nous ne réduisons pas nos salaires, nos entreprises vont devoir déménager ». Il ne faut pourtant pas être un prix Nobel d’économie pour comprendre que, si les salaires ne peuvent pas augmenter et que le coût de la vie en Belgique ne cesse de croître, c’est mauvais pour l’économie. 

Néfaste pour l’économie

Des chiffres récents du SPF Économie montrent que, durant les six premiers mois de l’année, le commerce de détail a connu une chute de ses ventes de 2,4 % . Dans les boucheries, boulangeries, magasins de chaussures et de vêtements, la chute est même quasiment de 4 %. « Comme les gens doivent payer davantage en taxes, ils dépensent moins pour le reste. En plus, il y a eu le saut d’index, et les salaires n’augmentent pas », constate Bart Van Craeynest, l’économiste en chef d’Econopolis (De Standaard, 17 août 2016).

Les augmentations de salaire et des négociations salariales libres sont nécessaires à une politique économique et sociale. Lorsque les ménages peuvent à nouveau dépenser un peu plus, cela donne de l’oxygène à l’économie. Cela augmente aussi les rentrées des impôts, ce qui assainit également les finances publiques. 

La politique salariale de ce gouvernement n’est pas seulement négative pour la Belgique, c’est aussi une politique de dumping social, qui tire nos salaires et ceux des pays voisins vers le bas. Au lieu d’opter pour une Europe de la solidarité, le gouvernement opte pour une Europe de la concurrence.

La différence de coût salarial horaire existe depuis des années seulement par rapport à l’Allemagne. Aux Pays-Bas et en France, cela fait des années que les salaires sont plus élevés qu’en Belgique. Et, depuis 2013, nos salaires augmentent moins vite qu’en Allemagne, aux Pays-Bas ou en France. (Sur le graphique ci-joint, Belgique=ligne « 0 »)

La Belgique, championne des subventions aux salaires

Le rapport technique du CCE se base uniquement sur les salaires bruts. Il ne prend pas en compte les subventions aux entreprises ni la productivité. Or, dans notre pays, le pourcentage de subventions aux entreprises est bien plus élevé que chez nos voisins. Il s’agit de plus de 4 % de la masse salariale totale dans le secteur privé. « Il n’existe rien de tel dans les pays voisins, qu’il s’agisse de subventions pour les heures supplémentaires, pour le travail en équipes ou pour le travail de nuit », écrivent des experts dans un rapport au gouvernement. En réalité, cela fait des années que les salaires belges ne sont pas plus élevés que dans les pays de référence. 

La N-VA veut supprimer la norme salariale, mais seulement pour… les CEO

Pas d’augmentation de salaire pour le simple travailleur, mais la règle ne s’applique pas aux patrons des entreprises publiques. Lorsque l’on a constaté que les CEO de bpost et de Proximus avaient dépassé la norme salariale en vigueur (650 000 euros par an, tout de même), la N-VA a plaidé pour la suppression de cette norme salariale – du moins seulement celle qui concerne les CEO… 

 

Article publié dans le mensuel Solidaire de septembre 2016Abonnement.

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A lire jusqu'au bout.....l'avis d'un Prix Nobel d'économie (ce n'est pas n'importe qui et surtout, il ne dit pas n'importe quoi) le gouvernement fait comme d'habitude, tout à fait l'inverse. Aurions-nous des Prix Nobel d'économie au gouvernement ???? Le jour viendra peut-être.....un Prix Nobel de l'incompétence, de la surdité, de la cécité.....à ce moment les nominés feront partie du gouvernement Michel et ce sera un Prix de Groupe. Joseph Stiglitz : « L’Union européenne est en train de détruire son avenir » Pourfendeur des politiques d’austérité en Europe, le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz travaille depuis des années sur les causes des inégalités économiques aux Etats-Unis et sur leurs conséquences, à la fois politiques et sociales. Le 2 septembre, il publie un nouvel ouvrage sur le sujet, La Grande Fracture, aux éditions Les liens qui libèrent. Rencontre. Vous expliquez dans votre ouvrage que les inégalités sont à l’origine de la crise de 2007. Pourquoi freinent-elles aujourd’hui la reprise ? D’abord, parce qu’elles sont souvent le résultat de rentes et de monopoles paralysant l’économie. Mais, surtout, parce que les inégalités forment un terrible piège. Pour les Américains des classes populaires disposant d’une mauvaise couverture santé et qui ont difficilement accès à l’éducation, l’ascenseur social ne fonctionne plus. Ils ont peu de chance de voir leurs revenus augmenter. Or, sans hausse des revenus, il n’y a pas de hausse de la consommation, ce qui affaiblit la croissance. Avant la crise des subprimes, les dépenses des ménages américains étaient artificiellement — et dramatiquement — gonflées par le crédit. Maintenant que ce levier a disparu, nous constatons les ravages provoqués par les inégalités. Elles sont incompatibles avec une croissance saine. Mais la récession elle-même a accru les inégalités ! Oui, mais il ne faut pas se tromper : les inégalités ne sont pas une fatalité, elles sont le résultat de choix politiques. Pour preuve, des Etats ont réussi à allier croissance et équité parce qu’ils ont fait de ce double objectif une priorité. C’est le cas des pays scandinaves, mais aussi de Singapour ou de l’île Maurice, qui a réussi à diversifier son économie en misant sur l’éducation de sa population. Les Etats-Unis ont beaucoup à apprendre de ces exemples. Vous appelez les Etats industrialisés, en particulier les Etats-Unis, à investir dans l’innovation, les infrastructures, l’éducation. Comment faire, alors que les dettes publiques atteignent des niveaux records ? C’est une très mauvaise excuse. Aux Etats-Unis, les taux d’intérêts réels sont négatifs, et ils sont très bas en Europe : la période n’a jamais été aussi propice à l’investissement. D’autant que les investissements, dont il est ici question, alimenteront une croissance solide dans les années à venir et donc, des recettes fiscales supplémentaires qui permettront d’équilibrer les comptes publics. S’endetter pour construire l’avenir n’est pas un frein à la croissance. C’est ne pas le faire qui est un cadeau empoisonné pour les générations futures. Le monde va-t-il sombrer dans une « stagnation séculaire », à savoir, une longue période de croissance faible ? La stagnation séculaire a deux causes. La première est l’anémie de la demande mondiale, notamment plombée par des politiques d’austérité injustifiées en Europe. La seconde tient aux interrogations autour des innovations de ces dernières années. Pour l’instant, Facebook, Airbnb, l’économie collaborative ne génèrent pas de gains de productivité aussi puissants que ceux de la révolution industrielle, et nous ne savons pas mesurer ce qu’elles apportent au produit intérieur brut. L’une de ces innovations finira-t-elle par changer la donne ? Impossible de le prédire, car, par définition, ce genre de rupture est imprévisible. Mais une chose est sûre : les Etats ont un rôle à jouer ici, en investissant dans la recherche pour favoriser l’éclosion de ces innovations. Car le seul investissement des entreprises ne peut suffire. Mais si cela ne se produisait pas ? Si aucune innovation ne relançait les gains de productivité ? Dans le fond, ce ne serait pas si dramatique, puisque les ressources de la planète sont limitées. Nous pourrions très bien nous accommoder d’une croissance durablement faible, si elle s’accompagne de politiques réduisant les inégalités. Malgré la hausse des inégalités que vous dénoncez, l’économie américaine a progressé de 3,7 % au deuxième trimestre. Ce n’est pas si mal. La reprise américaine est un mirage. Il est vrai que notre taux de chômage est bas (5,3 %), mais nombre de demandeurs d’emploi sont sortis des statistiques. Il manque 3 millions d’emplois au pays. La Réserve fédérale ne le comprend pas. Ses remèdes sont inadaptés. La croissance de ces dernières années a été alimentée par la baisse du dollar, qui a un peu regonflé notre compétitivité, et par la bulle boursière. Mais la baisse du dollar est derrière nous, et la bulle boursière ne contribue à la consommation des ménages que très marginalement. Ce n’est pas tenable. Que faire pour alimenter une croissance saine aux Etats-Unis ? Les pistes sont nombreuses : investir dans la recherche, l’éducation, les infrastructures, favoriser l’accès des Américains à l’enseignement supérieur. Instaurer un salaire minimal me paraît aussi une bonne piste. Ces dernières années, les profits ont augmenté de manière disproportionnée face aux salaires. Cette distorsion du partage des revenus est source d’inégalité et affaiblit la croissance potentielle. Une autre façon de la corriger serait de rendre notre fiscalité plus progressive et équitable. Il n’est pas normal qu’un spéculateur soit aujourd’hui moins imposé qu’un travailleur. Pourquoi le prochain président américain, s’il était démocrate, appliquerait-il de telles mesures si Barack Obama lui-même ne l’a pas fait ? Barack Obama a commis des erreurs. Mais, depuis, quelque chose a changé aux Etats-Unis. De nombreux politiques, notamment au Sénat, ont pris conscience qu’il y a urgence à s’attaquer au problème des inégalités. Tous les candidats démocrates en ont fait leur priorité. Parlons un peu de l’Europe. Le troisième plan d’aide à la Grèce sortira-t-il enfin Athènes de l’ornière ? Ce plan est la garantie que la Grèce va s’enfoncer dans une longue et douloureuse dépression. Je ne suis pas très optimiste. La seule bonne nouvelle est que le Fonds monétaire international (FMI) milite désormais pour un allègement de la dette publique. Cela n’a pourtant pas empêché les créanciers d’Athènes d’adopter un programme d’aide ne disant pas un mot sur le sujet. Pourquoi la dette est-elle un sujet aussi sensible en Europe ? Pour deux raisons. La première est qu’il y a confusion. La dette y est conçue comme un frein à la croissance, alors qu’au contraire, elle est l’assurance de la prospérité future, lorsqu’elle sert à financer des investissements clés. Les Européens l’ont oublié. Et pour cause : une partie de la droite du Vieux Continent alimente cette hystérie autour de la dette dans le but d’atteindre l’Etat providence. Leur objectif est simple : réduire le périmètre des Etats. C’est très inquiétant. A s’enfermer dans cette vision du monde, l’obsession de l’austérité et la phobie de la dette, l’Union européenne est en train de détruire son avenir. Les inégalités de revenus nuisent à la croissance Les tenants de la théorie du « ruissellement » ou « trickle down », selon laquelle les revenus des plus riches contribueraient à la croissance, ont du souci à se faire : des économistes du Fonds monétaire international (FMI) contestent ouvertement cette approche. Dans une étude sur les causes et les conséquences des inégalités, présentée lundi 15 juin, ils établissent au contraire que, plus la fortune des riches s’accroît, moins forte est la croissance. Lorsque la part de gâteau des 20 % les plus aisés augmente de 1 %, le produit intérieur brut (PIB) progresse moins (– 0,08 point) dans les cinq ans qui suivent. Autrement dit, les avantages des plus riches ne ruissellent pas vers le bas, contrairement aux convictions des économistes néolibéraux qui défendirent les politiques de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan et les baisses d’impôt pour les hauts et très hauts revenus. En revanche, une augmentation de même importance (+ 1 %) de la part des revenus détenue par les 20 % les plus pauvres est associée à une croissance plus forte de 0,38 point. Réduire les inégalités pour soutenir la croissance Cette corrélation positive vaut aussi pour la classe moyenne. Probablement soucieux de ne pas être accusés d’angélisme, les auteurs de ce travail, qui lance le débat au FMI sans engager pour l’instant l’institution, prennent soin de faire remarquer qu’un « certain degré d’inégalité peut ne pas être un problème dans la mesure où cela incite les individus à exceller, à se battre, à épargner et à investir pour aller de l’avant ». Ils tirent, par ailleurs, de leurs travaux la conclusion générale que les dirigeants politiques doivent faire porter leurs efforts sur les plus pauvres et sur la classe moyenne pour réduire les inégalités et soutenir la croissance. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est parvenue à des conclusions similaires. Dans un travail de décembre 2014, repris en mai dans son troisième rapport sur les inégalités intitulé In It Together : Why Less Inequality Benefits All («Tous concernés : pourquoi moins d’inégalité bénéficie à tous »), elle établit que l’augmentation des inégalités entre 1985 et 2005 a coûté en moyenne près de 4,7 points de croissance cumulée dans les pays avancés, moins du fait de l’envolée des revenus des plus riches que du sort réservé aux 40 % les plus défavorisés. L’institution a révélé que la France, bien qu’en position moyenne, a été le troisième de ses 34 pays membres pour l’augmentation des inégalités entre 2007 et 2011. Autrement dit, pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. L’Observatoire des inégalités a dressé un état des lieux dans son premier rapport sur les inégalités en France du 4 juin. 1 % de la population mondiale détient la moitié de la richesse L’étude du FMI est plus large que celle de l’OCDE puisqu’elle porte sur un échantillon d’une centaine de pays : économies avancées, émergents et pays en développement. Elle permet donc de progresser dans la compréhension de la dynamique des inégalités et de ses moteurs. Ses auteurs font observer que globalisation financière et progrès technologiques sont associés, partout, à une augmentation de la part des revenus détenue par les 10 % les plus riches, désormais neuf fois plus importante que celle détenue par les 10 % les plus pauvres. Dans les pays avancés, le fossé entre riches et pauvres s’est creusé comme jamais depuis plusieurs décennies. Dans les pays émergents et en développement, en revanche, l’augmentation des inégalités s’explique d’abord par le fait que les revenus des classes moyennes supérieures ont rejoint ceux des classes supérieures, comme en Chine et en Afrique du Sud. La concentration de la richesse mondiale est spectaculaire. Près de la moitié de celle-ci, soit 110 000 milliards de dollars (97 441 milliards d’euros), est détenue par 1 % de la population. Dans une étude sur la richesse mondiale en 2015 rendue publique lundi, le Boston Consulting Group (BCG) révèle à ce propos que le nombre de millionnaires en dollars a crû de 16 % en un an et que l’Asie-Pacifique (hors Japon) devrait être la région comptant le plus de millionnaires en 2016, devant l’Amérique du Nord. L’assouplissement du marché du travail favorise les inégalités Les grands perdants de ces évolutions qui ont été amplifiées par la crise de 2007-2008 sont les classes moyennes, victimes de la polarisation des revenus du travail aux extrémités de l’échelle des revenus (les plus qualifiés et les peu ou pas qualifiés, généralement protégés dans les pays avancés par l’existence d’un salaire minimum.) Les économistes du FMI observent par ailleurs que l’assouplissement du marché du travail va de pair avec une inégalité croissante et l’enrichissement des 10 % les plus aisés. Ils en concluent que la flexibilité du marché du travail bénéficie aux plus riches et réduit le pouvoir de négociation des travailleurs pauvres. Les organisations syndicales ne disent pas autre chose… Ces résultats sont cohérents avec une autre étude du Fonds, non encore publiée, selon laquelle, dans les économies avancées, le décrochage du salaire minimum par rapport au salaire médian va de pair avec une hausse des inégalités et la diminution du taux de syndicalisation est fortement corrélée à la hausse des revenus des 1 % plus riches. Pour réduire les inégalités, les experts du FMI recommandent dans les pays émergents et en développement de donner aux plus pauvres accès aux services financiers. Dans les pays avancés, l’accent doit être mis sur le développement du capital humain et des compétences et sur une politique fiscale plus redistributive, par le biais des impôts sur la fortune et la propriété, ainsi que sur une fiscalité des revenus plus progressive. Par Claire Guélaud Le Monde
Ce sont des gens qui ont des comptes personnels à régler. Ils n'ont pas les compétences requises pour gouverner un pays , juste une idée fixe. Je ne démontre rien en parlant ainsi, mais j'espère que les gens vont réagir nombreux, qu'ils ne vont pas continuer (pour certains) à espérer que le changement ne les atteindra pas. Et que la grève du 29 septembre sera largement suivie et surtout que le mot d'ordre restera inchangé.
"des impôts sur la fortune et la propriété, ainsi que sur une fiscalité des revenus plus progressive" Je ne suis pas un prix Nobel, mais il faut être con, ou aveugle, ou malhonnête pour ne pas comprendre qu'une politique plus équitable donne une société plus équitable. Et vice versa.