Nouvelle journée noire pour le bassin liégeois : fermeture annoncée de l’aciérie électrique ESB

L’entreprise sidérurgique ESB, appartenant au groupe allemande GMH vient d’annoncer la fermeture de son site à Seraing. L’emploi de 250 personnes est menacé. Pourtant, ces 3 dernières années, des dizaines de millions d’euros y ont été investis, dénonce Damien Robert, conseiller communal PTB+ à Seraing.

Dans cette aciérie électrique, on trouve une centaine d’ouvriers sous contrat ESB, une centaine d’ouvriers intérimaires et 25 employés. En tout, ce sont donc plus de 250 personnes dont l’emploi est menacé. Une journée noire de plus dans le ciel du bassin liégeois, après la fermeture de la cokerie voisine, annoncée 4 jours plus tôt.

Damien Robert (conseiller communal PTB+ à Seraing) a été rendre une visite de solidarité quelques heures après l’annonce de la fermeture. « J’y ai entendu beaucoup de colère et de très nombreux jeunes qui se demandent de quoi leur avenir sera fait », explique Damien Robert. Si rien ne change, le taux de chômage déjà au plus haut va continuer sa courbe ascendante dans le bassin liégeois…

L’entreprise justifie la fermeture en prétextant un manque de rentabilité. « Les 250 ouvriers fabriquent pourtant un acier d’excellente qualité qui sert notamment à la construction d’éoliennes et de trains à grande vitesse, explique Damien Robert. Ce n’est malheureusement pas de rentabilité sociale, environnementale ou économique dont on parle, dénonce-t-il, mais de rentabilité financière ».

Pourtant, ces 3 dernières années, des dizaines de millions d’euros ont été investi pour mettre l’entreprise aux normes environnementales et y développer une aciérie électrique capable de produire des aciers ultra performants. Cela n’a pas empêché ESB d’annoncer la fermeture. Une fois de plus, le capitalisme et la recherche de profit à court terme sont les seuls critères utilisés pour déterminer les choix économiques. Avec comme conséquence une nouvelle catastrophe sociale.

Le bassin liégeois n’a pas besoin de cela. Les travailleurs sont victimes de cette recherche de profit à court terme mais aussi de l’inaction du gouvernement qui laisse fermer les entreprises les unes après les autres sans réagir.

Après une assemblée d’information, les travailleurs ont décidé d’entamer 24 heures de grève. Les organisations syndicales ont annoncé leur volonté de trouver un repreneur.

Le PTB soutiendra toutes les luttes menées par les ouvriers dans les jours et les semaines à venir.