Protestation à l'aéroport de New York JFK (Photo Beverly Yuen Thompson/Flickr)

Nouvelles manifestations contre Trump et sa politique de division

Dans les aéroports de New York, Los Angeles, San Francisco, Denver, Minneapolis et ailleurs, les gens protestent contre l'nterdiction d'entrée aux États-Unis émise par Donald Trump pour au moins 90 jours aux ressortissants (avec titre de séjour en ordre) de sept pays - Irak, Iran, Yémen, Libye, Syrie, Soudan, Somalie. « Cette interdiction faite aux ressortissants de pays que les États-Unis ont déstabilisé ces 25 dernières années et même, pour la plupart, bombardé, est simplement répugnante », a réagi David Pestieau, vice-président du PTB.

Hier, le chaos était partout. La dernière mesure « antiterroriste » de Trump, surnommée le Muslim Ban (L'éjection des musulmans), interdit l’entrée sur le territoire des États-Unis aux personnes de certaines nationalités – en l’occurrence, aux ressortissants de sept pays : l’Irak, l’Iran, le Yémen, la Libye, la Syrie et la Somalie. Cette interdiction a été décrétée pour une durée minimale de 90 jours. Partout dans le monde, des personnes n’ont pas pu embarquer dans leur avion. Des voyageurs déjà en route vers les États Unis ont été appréhendés à leur arrivée, retenus puis renvoyés. Même les personnes ayant un permis de séjour, celles qui étudient aux États Unis, celles qui viennent voir de la famille, celles qui travaillent dans la Silicon Valley..., ont subi ou devraient subir le même sort.

Le vice-président du PTB, David Pestieau, a réagi sur Facebook en dénonçant l'hypocrisie et la politique de division du nouveau président des États-Unis : « Respect pour les milliers de manifestants qui protestent en ce moment contre le #MuslimBan de Trump aux aéroports de JFK-New York, Chicago, Los Angeles, San Francisco, Denver, Minneapolis.‬ Interdire pour au moins 90 jours l'entrée aux États-Unis aux ressortissants (avec titre de séjour en ordre) de sept pays - Irak, Iran, Yémen, Libye, Syrie, Soudan, Somalie - que les États-Unis ont déstabilisé ces 25 dernières années et même, pour la plupart, bombardé, est simplement répugnant. C'est activement semer la division et la haine entre les peuples. Mais la résistance est en marche #LetThemIn #OurStreets.

On remarquera que le décret "anti-terroriste" et en réalité anti-musulman de Trump ne touche pas l'Arabie saoudite, financier du terrorisme et dont provenait la majorité des acteurs des attentats du 11 septembre 2001. »

Cette mesure n'a que peu à voir avec une politique de sécurité. Elle semble davantage être dictée par la stratégie de Trump pour diviser encore davantage la population et pour rendre la vie encore plus difficile aux groupes discriminés. En attisant la xénophobie et l’islamophobie, Trump tente d’affirmer son pouvoir tout en détournant l'attention du fait que son gouvernement, malgré ses discours anti-establishment, est composé de milliardaires. C’est la tactique du « diviser pour régner » afin de protéger l’industrie de la guerre, le business du pétrole et les banquiers de Wall Street.

Une opposition grandissante

Trump ne se limite donc pas à un discours dangereux. Dès les premiers jours de son investiture, on observe déjà les effets douloureux et concrets de ses décisions politiques. Les mesures antisociales sont prises à un tempo record. Ce dernier fait d’armes fait partie d’une longue liste : le démantèlement des assurances de soins de santé (l’« Obamacare »), l’interdiction de soutenir l’avortement, l’annonce de la construction d’un mur le long de la frontière mexicaine....

La résistance sociale passe toutefois rapidement à la vitesse supérieure. Pour la Marche des femmes, des millions de femmes, mais aussi des hommes et des enfants, ont défilé dans le monde. Des milliers de manifestants se sont aujourd’hui rassemblés pour protester dans les aéroports américains. Le syndicat des taxis de New York, qui compte 19 000 membres, a exprimé son opposition au Muslim Ban en des termes forts. L’indignation à l’origine de mouvements comme celui autour de Bernie Sanders n’est clairement pas éteinte, comme le montre aussi la popularité des hashtags #LetThemin (Laissez-les entrer) et   #OurStreets (Nos rues).

À l’occasion de la venue de Donald Trump en Belgique les 24 et 25 mai prochains pour un sommet de l’Otan, un appel à manifester a été lancé sur Facebook. Pour les organisateurs, « cette marche est dirigée contre Trump et son gouvernement de milliardaires. Cette marche revendique la paix ete l'opposition aux aventures militaires, la sauvegarde de notre planète et de son environnement, la défense des droits humains de toutes et de tous, le combat contre le sexisme, racisme et les discriminations. »