Nucléaire : le recours excessif d'Electrabel à la sous-traitance rend la situation explosive

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Webteam PTB

La sécurité nucléaire est actuellement sous les feux avec la multiplication des incidents nucléaires, dont sept ont été recensés rien que depuis juillet. Le PTB s'inquiète du recours massif à la sous-traitance sur les sites nucléaires.

« Le PTB s'inquiète notamment du recours massif à la sous-traitance sur les sites nucléaires, a expliqué le député PTB Marco Van Hees. Il y a ainsi parfois jusqu'à 1,5 fois plus de sous-traitants que de travailleurs d'Electrabel sur le site de Tihange. Cela peut avoir des répercussions non seulement sur les conditions d'emplois, mais aussi sur la sécurité. C'est une situation explosive. Une centrale nucléaire n'est pas une usine à biscuit. Il est temps qu'Electrabel et le gouvernement privilégient la culture de la sécurité à la culture du nucléaire. »

Le PTB, qui est intervenu à ce sujet à la chambre la semaine dernière, pointe les chiffres donnés en sous-commission sur la sécurité nucléaire par Wim De Clercq, le patron du nucléaire chez Electrabel. Rien que sur le site de Tihange, le nombre de travailleurs de la sous-traitance va de 500 à 1 500 selon les périodes, pour 1 000 travailleurs fixes d'Electrabel. « Cela pose des défis en matières de connaissance du site, de formation, de conditions de travail. Quand on voit le nombre d'incidents recensés actuellement, on ne peut que se poser des questions, poursuit Marco Van Hees. On sait qu'ils utilisent la sous-traitance pour compresser les coûts. Cela fait écho aux déclarations du patron de l'Agence Fédéral de Contrôle Nucléaire, Jan Bens, qui a tiré la sonnette d'alarme sur le fait que “le plus important pour Electrabel aujourd'hui est de faire de l'argent”. Nous voulons au contraire qu'Electrabel offre aux gens qui travaillent sur ses sites de meilleures et plus sûres conditions de travail. Il est temps que le gouvernement arrête de laisser Electrabel faire primer la culture du profit sur la culture de la sécurité », conclut Marco Van Hees.

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