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Procès contre la politique climatique belge :: Le PTB parmi les plaignants

Onze personnalités flamandes ont décidé de mettre en demeure les quatre gouvernements de notre pays pour absence de politique climatique ferme. Ils ont lancé l’action « Klimaatzaak » (que l’on peut traduire par le « Procès Climat »). Peter Mertens, président du PTB, ainsi que d’autres élus PTB se sont joints à l’action « Klimaatzaak ».

Les onze personnalités flamandes qui ont décidé de mettre en demeure les quatre gouvernements de notre pays (Flamand, Bruxellois, Wallon et fédéral) revendiquent une politique climatique plus ferme et dénoncent la négligence. Ils défendent qu’il faut prendre des mesures urgentes afin d’organiser la transition dans notre société vers une économie pauvre en CO2. Un événement a rassemblé 600 personnes lundi 1er décembre soir au Vooruit à Gand pour faire l’annonce de cette plainte.

Parmi les participants, Peter Mertens, président du PTB : « Il est minuit moins cinq pour le climat. Malgré les preuves scientifiques et les accords internationaux, la Belgique n’a fixé aucun objectif climatique, et malgré les nombreuses promesses, notre pays n’a toujours pas versé le moindre centime au Fonds vert de l’ONU. Cette semaine lors du sommet de Lima, notre pays s’est d’ailleurs vu attribuer le Prix Fossile du jour remis par un réseau d’ONG pour dénoncer les mauvais élèves en matière d’environnement. »

Selon la ministre flamande Joke Schauvliege (CD&V), nous sommes tous coresponsables du réchauffement climatique, mais Peter Mertens n’est pas du tout d’accord avec cela : « Madame Schauvliege rejette la faute sur les gens, alors qu’ils n’y sont pour rien. Au contraire, le gouvernement dont la politique climatique est un échec porte ici une lourde responsabilité. Est-ce la faute de la population si la ministre Schauvliege préfère acheter de l’air propre à l’étranger plutôt que de limiter les émissions de CO2 dans son propre pays ? Est-ce notre faute si le gouvernement a décidé de prolonger la vie des centrales nucléaires de GDF Suez plutôt que d’investir dans la production d’une énergie durable ? Est-ce notre faute si les transports publics sont démantelés, alors que nous manquons cruellement d’alternatives au trafic automobile ? »

Pour le PTB, le climat est bien trop important que pour le laisser aux mains du libre marché, a déclaré Peter Mertens. « Pour reprendre les mots de Naomi Klein, on ne peut pas sauver et le climat, et le capitalisme. Sauvons donc le climat. Il nous faut reprendre le contrôle sur la direction que doit suivre notre société. Tout ce qui intéresse les multinationales c’est le profit maximum, et non le climat et les besoins sociaux de la collectivité ». Dans son plan Cactus, le PTB plaide pour un renouveau écologique, et notamment des investissements publics d’envergure dans la production d’énergie durable, dans les transports publics, dans l’efficacité énergétique et l’innovation écologique.