Photo Solidaire

Trump déclare la guerre au climat : rendez-vous le 2 juin à 18h devant l'ambassade américaine

Donald Trump a annoncé ce 1er juin la sortie des États-Unis de l'accord climatique de Paris. Une vraie déclaration de guerre au climat. Seule la mobilisation des peuples peut forcer ces dirigeants au service des lobbys pétroliers à ne pas faire un pas supplémentaire pour détruire la planète. Il est temps d’agir pour arrêter les Trump de ce monde et de changer de logique.

« Don't Trump our Climate #fossilfuelsnotwelcome » : rendez-vous le vendredi 2 juin à 18h devant l’Ambassade américaine à Bruxelles.

Alors que le réchauffement et la nécessité d'agir urgemment sont unanimement reconnus par la communauté scientifique, l'administration à la tête de la plus grande puissance du monde décide d'envoyer valser l'accord sur le climat obtenu à la Paris l’année dernière.

Cet accord non-contraignant était sur le fond totalement insuffisant – d'ailleurs, même si tous les États respectaient leurs engagements, on arriverait à 3°C de réchauffement d'ici la fin du siècle –, mais, par son aspect universel, par sa reconnaissance de l'urgence et en fixant notamment l'objectif de rester en dessous des 2°C (même 1,5°C), il constitue néanmoins une avancée obtenue grâce à la mobilisation du mouvement climatique et des pays du Sud.

C’était une première victoire qui permettait d'en obtenir d'autres. Et les États-Unis devaient prendre à leur compte 21 % des diminutions de rejets de CO2 prévus, ce qui est loin d’être négligeable. La remise en question de l’Accord par la plus grande puissance économique mondiale constitue une déclaration de guerre directe au climat.

Le choix de Donald Trump et de son gouvernement de milliardaires de sortir de l’accord de Paris est clairement un choix au service des intérêts économiques de la grande industrie fossile américaine. C'est pour ces mêmes intérêts qu'il a décidé de rouvrir les grands projets de pipelines Dakota Access et Keystone XL au détriment du mouvement climatique et des populations, notamment des Améridiens de Standing Rock.

Les fossiles milliardaires contre les peuples

Cette décision illustre très clairement, hélas, les intérêts contradictoires inhérents à un système économique dans lequel le profit d'une minorité prime sur tout le reste. Ici aussi, d’ailleurs, on voit nos gouvernements et les fédérations patronales invoquer « la compétitivité » et trouver des portes dérobés pour postposer les objectifs climatiques. Nous avons ainsi nos organisations patronales – comme la FEB – qui entendent revoir les ambitions climatiques prenant l’argument de la compétitivité. La ministre en charge de l’Environnement, Marie-Christine Marghem, veut elle-même reporter nos objectifs climatiques jusqu'en 2030, sous prétexte que « ce n’est pas le plus important ».

La clef n'est pas entre les mains des multinationales ou des dirigeants qui les servent, mais entre les mouvements de résistance aux États-Unis, ici et partout dans le monde qui défendent la justice climatique et la justice sociale. Il est temps de changer de logique et d'introduire une planification sociale, écologique et démocratique dans l'intérêt des peuples et de la planète.