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Unies dans la diversité, 10 000 personnes s’écrient : « Daech, casse-toi, la Belgique n’est pas à toi »

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La marche contre la terreur et la haine a rassemblé la Belgique dans toute sa diversité. « Plus de 10 000 personnes ont montré un signal d'unité d'une importance cruciale en ces temps où l'on veut diviser les gens, où l'on veut les monter les uns contre les autres », a déclaré le président du PTB, Peter Mertens.

La marche s’est ouverte aux alentours de 14h à la Gare du Nord de Bruxelles, avec, aux premiers rangs, les proches des victimes des attentats de Bruxelles, les secouristes, les pompiers, les travailleurs de la STIB. Des milliers de citoyens suivaient. Peter Mertens, président du PTB, était parmi eux : « Près d'un mois après les attentats, il est très important qu'un signal d'unité soit lancé à Bruxelles, et je suis heureux que des gens soient aussi venus de Liège, de Malines, de Louvain, de Charleroi... Extrêmement heureux qu'ici, à Bruxelles, des gens de toutes origines se rassemblent pour marcher ensemble jusqu'à la Bourse, et, surtout, beaucoup de Molenbeekois. »

Un signal d’unité crucial

Le cortège s’est en effet nourri au fur et à mesure de la marche. Un bon millier d’habitants de Molenbeek l’ont rejoint en cours de route.  L’un d’eux confie : « Aujourd’hui, il faut serrer les rangs pour faire face à la douleur. » Peter Mertens : « Le signal d'unité est d'une importance cruciale en ces temps où l'on veut diviser les gens, où l'on veut les monter les uns contre les autres. Daech veut déclencher une sorte de guerre des civilisations, l'extrême droite veut déclencher une sorte de guerre des civilisations, les racistes veulent diviser la société, les séparatistes veulent diviser la société. Et, malgré la chape de plomb du terrorisme, malgré la chape de plomb de la peur, se rassembler à Bruxelles pour lancer un message d'unité, un message extrêmement positif, c'est fantastique. Nous ne nous laissons pas faire, nous ne nous laissons pas diviser. “Daech, casse-toi, Bruxelles n'est pas à toi, la Belgique n'est pas à toi !”, mais aussi non au racisme, non à la division. Je pense que c'est un message important suite à ces attentats, non seulement pour aujourd'hui, mais aussi pour l'avenir. » 

Ne pas céder face aux terroristes 

Les participants de la marche contre la terreur sont arrivés sur la Place de la Bourse sous des applaudissements nourris. Peter Mertens : « Juste après le départ de la marche, j'ai parlé avec une personne qui a perdu son fils dans les attentats. Il m'a dit : “C'était très difficile pour moi de venir ici, mais j'ai quand même voulu le faire, parce que je trouve qu'il ne faut pas céder face aux terroristes. Justement parce que je trouve, malgré mon chagrin, que nous avons un contrepoids, et que nous devons donner un contre-signal.” Nous l'avons vu à l'aéroport de Zaventem, ou avec les gens de la STIB. Les voyageurs qui ont été blessés, ou les conducteurs de tram, de bus ou de métro... Le fait que ces personnes ne se replient pas sur elles-mêmes mais viennent lancer un signal à cette marche est incroyablement important. »

« Chacun a le droit de vivre et de travailler en sécurité et on ne combat pas l’insécurité en opposant les gens les uns contre les autres », avaient lancé les organisateurs dans leur appel à rejoindre la marche. Le message a été rappelé par les différents intervenants du meeting de clôture qui s’est tenu Place Fontainas. Un meeting où le pont avec le mouvement pour la paix a aussi été réalisé : « la guerre déstabilise le monde et crée les conditions du terrorisme », a rappelé Ludo De Brabander, porte-parole de Vrede vzw, qui appelle à encore manifester dimanche prochain contre l’achat de 34 nouveaux avions de guerre pour 15 milliards par la Belgique. Un appel fort applaudi.   

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