L’école a besoin de plus de moyens, pas de se serrer la ceinture

Le PTB s’oppose fermement aux coupes budgétaires de 300 millions d’euros annoncées dans l’enseignement. « Les besoins sont criants dans l’enseignement. Les élections sont finies depuis un mois, et les grandes promesses semblent déjà être envoyées aux oubliettes », réagit Michaël Verbauwhede, responsable PTB pour l’enseignement et député bruxellois. « Nous devons nous mobiliser et nous opposer à toute coupe budgétaire dans l'enseignement. L’école a besoin de davantage de moyens et non de se serrer la ceinture. Le PTB défend un refinancement public de l’enseignement, via une taxe des millionnaires. »

 « Y a-t-il eu un miracle en Communauté française ? Y a-t-il soudain assez d’écoles dans les grandes villes ? L’école est-elle devenue gratuite pour les parents ? Y a-t-il assez d’enseignants dans les écoles ? », demande le député bruxellois Michaël Verbauwhede. La réponse est bien entendu négative : « Non, non seulement les besoins de l’école sont criants, mais, en plus, notre système éducatif est champion des inégalités : il reproduit les inégalités sociales. Economiser 300 millions d’euros sur l’enseignement va immanquablement toucher aux emplois, aux conditions de travail et donc à la qualité de l’enseignement. En attendant un hypothétique miracle, la meilleure réponse à ces défis et besoins est de financer l’enseignement à hauteur de ses besoins. »

Cette situation n’est pourtant pas une fatalité. Elle est plutôt le fruit de choix politiques menés depuis des années en Belgique. Pire, pour le PTB, le discours actuel sur les économies à réaliser est l’opposé parfait des discours tenus avant les élections. « Nous ne pouvons pas préjuger des mesures concrètes de restrictions du futur gouvernement PS-CDH. Néanmoins, les partis tentant de former un gouvernement à la Communauté française ne peuvent pas accueillir en invoquant leur impuissance. Ils ont accepté le carcan budgétaire au niveau européen (TSCG), au niveau fédéral et des entités fédérées et l'ont aussi renforcé avec la 6ème réforme de l'Etat. « Or ces partis qui négocient- comme le CDH- (ou négocieront peut-être- le PS) la formation du gouvernement fédéral vont-ils décider de faire du refinancement de la Communauté française (et flamande) un point de rupture ? Vont-ils se battre pour une autre politique fiscale qui redistribue les richesses et permette un refinancement  ?»

Pour que chacun ait accès, en pleine égalité, à une école de qualité, le refinancement public de l’enseignement est nécessaire et indispensable. « À brève échéance, nous voulons introduire la taxe des millionnaires, une taxe de 1% sur les fortunes de plus d’un million d’euros. Elle peut rapporter 8 milliards d’euros. De cette somme, 1,6 milliard irait pour un refinancement de l’enseignement. Et il faudra faire sauter le carcan lié à la réforme de l'Etat qui empêche ce refinancement   ».

 

Ajouter un commentaire

Commentaires

Pauvres ministres ils oublient ce qu'ils ont dit deux mois auparavant, si ils oubliaient aussi vite leurs leçons à l'école ils ont dû avoir dur