La grève des cheminots : un signal d’alarme auquel il faut répondre en renforçant le transport public

Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia

Le PTB comprend les inquiétudes des cheminots qui seront en grève ce lundi 30 juin. En effet, depuis 10 ans, le chemin de fer a perdu presque 6 000 emplois (ETP) (de 40 243 à 34 452). La réduction du nombre de cheminots a de toute évidence une influence sur la qualité du service, la ponctualité des trains et la sécurité ferroviaire. Pensons simplement à la fermeture de guichets dans certaines gares ou le remplacement du personnel par des automates. Cette diminution des effectifs a aussi pour conséquence d’augmenter la charge de travail pour les cheminots restants. Il apparaît que les travailleurs de la SNCB ont accumulés plus d’un million de jours de congé ou de récupération (en compensation de jour de travail le dimanche par exemple). « Le fait que les cheminots ne peuvent plus prendre les congés auxquels ils ont droit la veille des vacances d’été est un signal important auquel tant la direction de la SNCB que le gouvernement doit répondre », indique Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB.

« Ce mouvement de grève ne concerne pas que la défense des conditions de travail des cheminots. Il s’agit également de défendre la qualité d’un des services publics les plus importants de notre société : le transport public », précise le porte-parole du PTB.

Raoul Hedebouw : « Il nous revient que les agents se battent tous les jours contre les retards et le manque d’entretien des machines. Mais là, la coupe est pleine. Il faut que la SNCB recrute davantage de personnels. Pour avoir et un meilleur service au public, le gouvernement doit réinvestir réellement dans la SNCB. » 

Le PTB propose un master plan pour le développement des transports publics avec un réinvestissement public massif pour la SNCB (et les sociétés publiques de métro-tram-bus De Lijn, STIB, TEC). « Il s’agit donc d’être ambitieux en la matière. C’est donc une toute autre logique que celle du plan de transport 2014 du gouvernement (qui a supprimé certains trains en matinée et soirée par exemple) ou celle d’instaurer un service minimum. Le renforcement du transport public est le point de départ d’une société solidaire et qui répond à la crise écologique », conclut Raoul Hedbouw.