Peter Mertens (PTB) répond aux calomnies de De Wever et Tobback

Dans Knack du 9 avril, Bart De Wever déclarait ce qui suit sur le travail d’opposition du PTB au conseil communal anversois : « Je dois actuellement étaler le conseil communal d’Anvers sur deux jours, parce que, entre autres, le PTB prend toute une série d’initiatives et nous interpelle à propos de tout et de rien. »

« De Wever préférerait manifestement que personne ne l’interpelle à propos de sa politique », réagit Peter Mertens, chef de groupe du PTB au conseil communal d’Anvers. « Lors du précédent conseil, nous sommes intervenus sur les crèches et les reproches que l’échevin Ait Daoud avait formulés à l’adresse des puéricultrices. Devons-nous nous taire, alors, parce que Monsieur De Wever estime que le conseil communal dure trop longtemps ? Allons donc ! De Wever n’est pas l’empereur de Rome ! Ici est présente une opposition qui fait vraiment de l’opposition. »

« Tant nos amis que nos ennemis reconnaissent qu’en tant que nouveaux venus au conseil communal, nous menons une opposition forte et argumentée. Cela tient précisément au fait que nous partons des besoins et des revendications des habitants des quartiers de la ville même. Presque toutes nos interpellations viennent des aspirations d’importants groupes d’habitants. Nous associons ces questions au travail de notre service d’études et c’est ainsi que nos interpellations sont mises au point. Qu’il s’agisse des places de stationnement pour les dockers près du kot, ou de l’avenir de Park Spoor Oost, des ouvertures dominicales que personne n’a demandées ou des amendes SAC infligées à des manifestants contre le manipulateur alimentaire Monsanto », ajoute Peter Mertens. « La ville devrait être contente de notre opposition, elle est l’outil de repérage de ce que les habitants de la ville pense. »

Le parti de gauche qu’est le PTB a fait examiner combien de fois vraiment les divers groupes prennent la parole au conseil communal d’Anvers. Et que voit-on ? Que c’est la majorité qui tient le plus longtemps le crachoir. « C’est typique de De Wever. Il aime beaucoup avoir le dernier mot. Ainsi que le premier. Et si c’est possible, un maximum aussi entre les deux », constate Peter Mertens. « Moi-même j’ai souvent remarqué que Bart De Wever avait répondu pendant vingt minutes à une interpellation sur les gros salaires des managers de la Ville, alors que j’avais moi-même retiré mon interpellation. »

La tactique consistant à étaler le conseil communal sur deux jours avec la majorité même est également dévoilée par un échevin de cette même majorité. Lequel déclare dans Het Nieuwsblad que c’est « surtout la responsabilité du groupe N-VA ». « Ils ne veulent pas clôturer l’ordre du jour sur une soirée, parce qu’ils veulent rentrer tôt chez eux ou qu’ils préfèrent toucher deux fois les jetons de présence », a déclaré l’échevin.

Dans son interview, De Wever formulait des critiques non seulement contre le PTB, mais aussi contre Groen et le sp.a. Ce n’est pas étonnant venant du bourgmestre, selon Peter Mertens : « Une stratégie prudente pour ne pas avoir à parler de contenu. Et là, De Wever n’a pas peur de frapper en dessous de la ceinture. Il est bien sûr positif de dire que le PTB intervient sur la taxe des millionnaires au conseil communal – même si ce n’a jamais été le cas – car, dans ce cas, il n’y a plus besoin de répondre aux critiques de fond à la question de savoir pourquoi la Ville rembourse 16,8 millions d’euros d’impôts à la multinationale française Air Liquide qui, l’an dernier, a encore fait 13 milliards d’euros de bénéfices, alors que le conseil juridique de la Ville conseille de ne pas le faire. Il détourne ainsi le débat sur le PTB et non sur le fond du problème qui concerne la Ville »

De même, la chef de groupe sp.a, Yasmine Kherbache, reçoit des coups bas. Ainsi, De Wever a insinué que Kherbache ne venait tout simplement pas, alors qu’elle n’a pas pu assister au conseil pour des motifs médicaux.

De plus, dans une réaction à De Wever même, le président du sp.a, Bruno Tobback ne rechigne pas non plus à envoyer des coups bas. Ainsi a-t-il déclaré que le PTB voulait constituer un groupe à un seul homme, alors qu’il sait pertinemment bien que l’ambition du PTB serait de percer avec 4 ou 5 élus aux Parlements dans une première étape. Plus encore, d’après Tobback, Peter Mertens assurerait une « valeur de divertissement », à l’instar du député de droite extrême Laurent Louis. C’est la première fois qu’un social-démocrate tombe aussi bas dans une critique contre la montée du PTB. Aussi bien Tobback que De Wever atteignent des sommets. Mais les deux partis gouvernementaux peuvent bien se démener en tous sens, ils n’arrêteront pas le printemps », conclut Peter Mertens.

 

 

 

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