Un premier élu PTB au Parlement bruxellois en 2014 est possible

Tout comme à Liège et à Anvers, le PTB ambitionne aussi d’envoyer son premier élu au Parlement régional bruxellois. Des élus PTB pourraient ainsi siéger dans toutes les assemblées du pays.

« C’est un objectif ambitieux mais qui permettra qu’une voix de gauche décomplexée qui relaie les aspirations sociales des gens puisse se faire entendre partout en Belgique », déclare Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB.

Et un élu du PTB sera nécessaire pour relayer les nombreux besoins des Bruxellois qui ne sont pas rencontrés actuellement. Les habitants des communes de la Région bruxelloise qui connaissent des élus PTB (Molenbeek et Schaerbeek) peuvent déjà mesurer toute l’importance de tels élus pour porter leurs combats de terrain: contre l’augmentation des frais de garderie, pour la qualité des logements sociaux, pour l’instauration de classes bilingues...

« Actuellement, le Parlement bruxellois manque clairement d’une voix de gauche décomplexée. Les partis de l’Olivier avaient beaucoup promis sur le plan social mais ont obtenu des résultats finalement inverses à leurs promesses », déclare Benjamin Pestieau, président du PTB en Région bruxelloise. « On avait promis plus de logements sociaux et finalement, en un peu plus de 6 ans, ce sont plus de 1 000 logements sociaux en moins qui sont effectivement occupés, alors que les besoins explosent. Les partis au gouvernement avaient promis une diminution des tarifs de la STIB, voire la gratuité ciblée, mais c’est le contraire qui se passe : les tarifs explosent et la gratuité a été supprimée pour les plus de 65 ans », ajoute le président de la section bruxelloise du PTB.

Le PTB est en pleine croissance en Région bruxelloise mais pour assurer la présence de voix de partis émergents dans le Parlement régional, le parti de gauche envisage sérieusement d’exploiter en compagnie d’autres listes démocratiques le mécanisme du regroupement de listes. « Si les partis traditionnels n’avaient pas modifié les règles en 2002, il nous aurait suffit de rééditer le score électoral de 2010 pour obtenir notre premier élu régional », explique Benjamin Pestieau. « Comme les partis traditionnels ont modifié les règles du jeu, nous avons décidé d’exploiter un mécanisme légal qui permet de contourner le seuil des 5 %. »

Selon différents derniers sondages parus en 2013, le PTB est crédité de 2,6 à 3,8 % des intentions de vote à Bruxelles. L’utilisation de ce groupement technique de listes rend donc tout à fait possible l’élection d’un premier élu PTB au Parlement bruxellois.

 « Bien entendu, il s’agit là d’un mécanisme technique qui permettra de donner une plus juste représentativité au Parlement bruxellois. Le PTB garde sa totale indépendance. Cela ne constitue en rien une alliance, un accord sur un programme politique commun avec d’autres », conclut Benjamin Pestieau.