Pensions

Le 6 juin, les fonctionnaires des ministères fédéraux (gardiens de prisons,  agents du fisc, etc.) seront en grève pour dénoncer les nouvelles attaques attaques du gouvernement contre toute une série de leurs droits rassemblés dans ce qu’on appelle « le statut ». Mais cette politique n’est pas une spécialité belge. Il s’agit d’une stratégie de l’Union européenne pour casser les services publics et les droits des salariés du secteurs publics.

Que pensent les partis de vos pensions ? Découvrez-le dans le tableau ci-dessous. Le constat est clair : le PTB est le seul parti qui défende le retour de la pension à 65 ans, le droit de partir en prépension à partir de 58 ans et une pension à minimum 1 500 euros.

« Avoir des listes avec 50 % des métiers qui sont pénibles, c’est impossible et c’est impayable. » C’est ce qu’a déclaré le spécialiste pension des libéraux flamand, Vincent Van Quickenborne. Il faut dire que les libéraux et la N-VA tentent de monter les travailleurs les uns contre les autres pour savoir qui a un métier pénible et qui pas. Mais au fond, s’il faut travailler jusque 67 ans, tous les métiers sont pénibles… à part peut-être le métier de ministre ou de député.

Sur les réseaux sociaux, Kim De Witte, spécialiste Pension du PTB, a reçu de nombreuses questions concernant l'accord préliminaire sur les métiers pénibles dans les services publics. « Avec le préaccord qui est aujourd’hui sur la table, les personnes exerçant les métiers pénibles vont devoir travailler plus longtemps pour moins de pension. Pour beaucoup, c’est tout simplement infaisable ! » réagit-il.

Le gouvernement veut introduire sa loi sur les « métiers pénibles ». Il essaie d’entraîner les syndicats dans son projet. Mais ça ne prend pas, tellement la supercherie du gouvernement est grande. Mais celui-ci s’obstine à ne pas entendre la colère qu’on exprimée 70 000 manifestants le 16 mai dernier.

Une nouvelle étude du PTB montre que l’écart des pensions entre la Belgique et les pays voisins est considérable. L’écart avec les pensions néerlandaises, françaises, luxembourgeoises et autrichiennes s’élève entre 40 % et 50 %. Pour le PTB, cela confirme le bien-fondé des revendications portées par les 70 000 manifestants du 16 mai, ainsi que la nécessité d’augmenter le montant de la pension légale.

En Belgique, les pensions légales sont très basses comparées à celles dans les pays voisins. Le service d'études du PTB a calculé cet écart des pensions dans une nouvelle étude. "L'écart des pensions avec les pays voisins va jusqu'à 50 %, explique Kim De Witte, le spécialiste des pensions du PTB. Et cet écart risque de se creuser encore davantage suite aux mesures du gouvernement Michel.”

« La pression au boulot est toujours plus forte et on veut en plus nous faire travailler plus longtemps ? Impossible ! », voilà un témoignage qui représentait bien l’état d’esprit des 70 000 femmes et hommes, salariés et salariées venus des quatre coins du pays contre les plans pension du gouvernement. Nous étions deux fois plus nombreux qu’en décembre dernier. Une vraie claque pour le gouvernement.

Le gouvernement entend faire des “efforts de pédagogie” avant de faire passer sa réforme de la pension à points. Réponse de Raoul Hedebouw : « Les gens comprennent très bien où il veut en venir.

« Tous les métiers sont pénibles », entend-on souvent. Et à juste titre, puisque, partout, la pression de travail a fortement augmenté et que, pour presque tous les travailleurs, travailler jusqu'à 67 ans est infaisable – dans la grande distribution, les usines, le secteur des soins, l'enseignement, la logistique, les transports publics, etc. Or de nombreux salariés espèrent y échapper grâce à la reconnaissance comme métier pénible par le gouvernement. Avec cela, le gouvernement vise le diviser pour régner. Comment l'éviter ?

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