Photo Solidaire, Salim Hellalet

Un Congrès du PTB, comment ça se passe ?

C’est la question que Solidaire a posée à une vingtaine de participants. Qui nous ont livré leurs impressions le samedi 13 juin, juste après le meeting de clôture au palais du Heyzel.

« On regarde vers l’avant, pas vers l’arrière »

Irina Meeusen, 27 ans, Anvers, agent de communication et de collecte de fonds  à KIYO, une ONG pour les droits des enfants.

Je ne suis active au PTB que depuis quelques années, depuis le Congrès du Renouveau (Congrès précédent, en 2008). Je suis donc arrivée quand le parti avait déjà traversé quelques crises et pris des décisions pour se renouveler. Je constate qu’ici, on regarde énormément vers l’avant et non vers l’arrière. Cela me semble sain. Nous nous centrons aujourd’hui sur la lutte sociale et travaillons à des solutions positives, alternatives, constructives aux problèmes. Nous devons surtout réfléchir à définir le type de société que nous voulons et ce que nous défendons. 

Ce congrès a très bien trouvé l’équilibre entre, d’une part, les principes de base du parti – le marxisme – et, d’autre part, ce regard neuf, élargi, sur d’autres problématiques de la société, comme le racisme, le climat, les droits des femmes… Tout cela a été fortement à l’avant-plan dans le meeting de clôture. On a vraiment pris le temps de mettre ces thèmes en avant, de susciter l’enthousiasme des gens pour ceux-ci et d’en faire d’importants points de lutte. 

Nous savons ce que nous défendons, mais nous donnons aussi au monde extérieur le signal que nous portons un regard ouvert sur tous les aspects de la société. Le meeting de clôture était très enthousiasmant. Cela donne de l’oxygène, du carburant pour encore mieux mener la lutte sociale. 

« Je me suis rendu compte que j’avais sous-estimé l’importance de l’écologie »

Danaé Michaux Maimone, 28 ans, Bruxelles, magasinier-vendeuse au Colruyt.

Au tout début, on a présenté le Congrès aux membres du groupe de base. J’ai rédigé une lettre de motivation pour me présenter aux élections. Comme c’est un moment extrêmement important pour le parti, je voulais apporter ma pierre à l’édifice.

J’ai fait des amendements sur le chapitre lié au monde du travail. Cela ne me semblait pas clair. Maintenant, c’est beaucoup mieux. Dès le début, je me suis dit : « Pourrais-je convaincre sur mon lieu de travail avec ces textes ? »

Le Congrès, depuis les élections en groupe de base jusqu’au meeting de clôture, demandait énormément de travail à tous les délégués. Entre l’étude des textes, les amendements à faire, les discussions en Commissions, en séances plénières… Mais ça valait la peine !

Ce qui m’a frappée dans les discussions en Commissions, c’est les sujets que d’autres délégués ont amenés alors que je ne m’y étais pas attardée. J’ai dû me creuser la tête pour me faire une opinion, donner mon avis. Sur la place des jeunes, celle des femmes dans le parti, les quotas, etc. C’était très riche.

Je suis très contente de voir que le parti a fait le constat que les ouvriers et les femmes n’occupaient pas assez de postes à responsabilités. Et qu’on allait mettre en œuvre des mesures concrètes pour changer cela. Et je suis heureuse aussi que l’on s’ouvre à d’autres catégories de travailleurs, comme les indépendants ou les agriculteurs. Ils sont touchés de la même manière par les politiques d’austérité que les autres travailleurs. Sinon, on divise le monde du travail, au lieu de l’unifier.

Le fait de creuser les contradictions lors des séances plénières m’a forcé à me positionner sur des sujets qui ne me paraissaient pas comme étant primordiaux. Par exemple, je n’étais pas très sensible à l’écologie. Pour moi, cela passait après d’autres sujets. Mais après les différentes interventions de délégués, je me suis rendu compte à quel point j’avais sous-estimé ce sujet et à quel point il devait être mis en évidence dans nos textes et nos prises de position futures. Et j’ai réalisé que je devais beaucoup travailler sur le sujet pour me former, sinon je n’arriverai pas à convaincre d’autres personnes.

« Les jeunes en avant »

Petya Obolensky, 33 ans, Schaerbeek, accueillant à Médecine pour le Peuple.

Sur certains points qui me tiennent à cœur, à commencer par la jeunesse, j’ai pu formuler des critiques qui ont été prises en compte et discutées par tous les délégués. 

Les premiers textes reçus me semblaient plus qu’insuffisants et j’ai écrit un amendement sur le manque d’ambition et le manque de vision à long terme par rapport à notre mouvement de jeunes. Sur l’importance d’investir dans la jeunesse, en particulier dans les quartiers populaires à Bruxelles, Liège ou Anvers et avec les adolescents.

Il a été repris pour être discuté dans toutes les commissions et, franchement, je pense que l’ensemble du parti a compris qu’il fallait mettre le thème jeune comme une orientation centrale pour les années à venir dans le développement de notre mouvement. Et que cela n’allait pas de soi… Comment refléter dans le mouvement de jeunes, la nouvelle étape de croissance que connaît actuellement le parti ? Où veut-on arriver dans 5 ans ? 

Aux côtés de centaines d’autres délégués, j’ai pu contribuer à cette réflexion.

« Une vraie vision »

Maarten Frederickx, 31 ans, Geel, conseiller emploi au CPAS.

Maarten. Le mot congrès fait en général penser à quelque chose d’ennuyeux, de très sérieux. Je pensais qu’il porterait surtout sur des histoires de statuts et des questions très techniques, et beaucoup moins sur la rédaction de textes de contenu. Lorsque nous avons reçu les premiers textes, j’ai constaté qu’ils étaient très lisibles. C’était du contenu, une vraie vision. Cela a tout de suite été une surprise positive.

Karlien Torney, 43 ans, Geel, mère au foyer.

 

Karlien. Cela ne fait pas encore très longtemps que je suis au PTB, mais ce congrès est une très bonne manière d’apprendre à mieux connaître le parti. J’ai entendu énormément de gens, j’ai pu mettre des visages sur des noms, découvrir qui fait quoi. Très enrichissant. 

Maarten. Quand je suis arrivé à ces séances plénières nationales, la première chose qui m’a frappé, c’est le nombre de gens. On sait qu’il y a un ou deux délégués par groupe de base, et quand on voit tout ce monde à cette première séance plénière nationale, on se dit : houlà, tant de délégués de tant de groupes de base ! Cela m’a aussi frappé de voir qu’en général, il y avait beaucoup de jeunes. 

Karlien. J’ai trouvé très intéressant et très positif de constater cet équilibre entre le renouveau et ce que le parti était auparavant. Ce mélange de générations reste présent et je trouve cela rassurant. 

Maarten. Si mon image du parti a changé ? Oui, en partie certainement. Dans Solidaire, on lit évidemment des articles sur plein de sujets ; et j’avais sous-estimé le fait qu’au sein du parti il existe bel et bien une large vision d’ensemble sur le cours général des choses. 

« La diversité, notre richesse »

Yasmina Ben Hamou, 39 ans, Molenbeek, conseillère conjugale et familiale à la maison médicale le Renfort.

Le plus difficile pour moi a été de participer aux Commissions. La première fois, je ne me sentais pas à l’aise. J’ai écouté et je n’ai pas osé prendre la parole. Mais la deuxième fois, je me suis forcée. Et j’en suis contente. J’ai pu apporter ma modeste contribution aux orientations du parti pour les 5 prochaines années.

Quand on parlait de changement de paradigme, d’oser aller à contre-courant, je me disais que c’était irréaliste. Mais pendant ce Congrès, je me suis rendu compte que c’était possible. 

Ce qui me plaît le plus, car c’est en lien avec mon histoire et mon travail quotidien, c’est la place réservée aux personnes issues de l’immigration. On accorde une attention particulière car nous ne sommes pas encore assez représentés. Je trouve cela très positif que le parti, en général, ne camoufle pas ses points plus faibles pour en discuter avec les 500 délégués. Et en tire des conclusions pratiques. Ce n’est pas juste du vernis, pas juste pour faire joli et attirer des voix dans certaines communautés. Ici, on n’est pas un numéro. Petite anecdote : lors de la première commission, j’ai fait la remarque à un responsable qu’il n’y avait pas beaucoup de choix dans les sandwichs pour ceux qui mangent hallal ou végétarien. A la deuxième commission, il y avait beaucoup plus de choix. C’est un tout petit détail mais j’étais surprise que même dans ces détails, le parti est à l’écoute et très réactif.

Et je suis contente de la réélection de Peter Mertens. Comme Raoul, il est accessible, très humain. Tout est cohérent ici, notre slogan « Les gens d’abord pas le profit », je le vis au quotidien.

« Chaque délégué a joué son rôle »

Nathalie Pietquin, 33 ans, graphiste à la commune de Morlanwelz (Hainaut).

Vu que je suis graphiste, le changement de logo m’a beaucoup intéressé. Il ne change pas énormément mais mettre les initiales en majuscules montre qu’on s’affirme, que l’on n’a pas peur de notre identité. La couleur principale reste le rouge, nous sommes fidèles à nos principes : nous sommes le parti de la classe des travailleurs. La flèche est verte maintenant. Nous sommes de plus en plus impliqués dans la lutte pour l’écologie. Ce combat est indissociable de la lutte sociale. La flèche est toujours dirigée vers la gauche (Rires).

Concernant le style maison, je le trouve dynamique. Comme nous. J’aime la diversité des couleurs qui montre notre diversité interne (femmes, travailleurs avec et sans emploi, travailleurs issus de l’immigration, etc.) mais aussi les luttes que nous menons : socio-économique, environnementale, démocratique, anti-impérialiste, etc. Nous voulons rassembler les 99 %. Nos couleurs le montrent désormais.

Ce qui m’a le plus frappé dans ce Congrès, c’est l’aspect démocratique. On se fait élire, puis on reçoit les ébauches des textes. Puis on les discute en commissions puis en séances plénières. On a vraiment le droit de donner son avis sur tout. C’est mon premier Congrès et j’ai vu que la direction ne mettait aucun débat sous la table mais dessus. On a vraiment creusé chaque sujet qui faisait débat, jusqu’à ce que l’on soit d’accord. Quand on lit les premières versions des textes et la version finale, on remarque énormément de changements. Il y a eu des centaines d’amendements. Chaque délégué a bien joué son rôle. Ce Congrès va ouvrir les yeux de beaucoup de citoyens : le PTB est un parti démocratique, écologiste. C’est le parti de la lutte des classes. Et ce n’est pas anachronique, en 2015, malgré ce que certains veulent nous faire croire.

« La preuve que le parti s’adapte constamment »

Laurence Chin, 29 ans, Saint-Gilles, architecte indépendante.

Comme indépendante, je me réjouis évidemment que le parti s’ouvre à cette catégorie de travailleurs. Cela fait longtemps que j’essaie de convaincre mes collègues de s’intéresser au PTB mais ils ne se sentaient pas concernés. Ce changement est la preuve que le parti s’adapte constamment, qu’il évolue. Les petits indépendants sont menacés, les plus gros mangent les plus petits. Notre statut fait que nous sommes mis en concurrence.

Vu notre statut, il y a une grosse lutte à mener pour nos droits sociaux. Au niveau de la mutuelle, la pension, les congés maladies, etc. on n’a pas les mêmes droits que les salariés. Ce qui pose des problèmes pour les petits indépendants comme moi qui ne savent pas mettre d’argent de côté en cas de coup dur. 

Sur les femmes, c’est un problème auquel je suis confronté depuis que je suis militante. Je n’ose pas prendre trop de responsabilité, parler en public, lors de réunions, etc. Je me mets moi-même des freins et je m’en suis rendu compte pendant le Congrès. Et je ne suis pas la seule. Dans mon groupe de base, quand il faut présenter un point, les hommes se battent alors que les femmes se cachent. Nous en avons beaucoup discuté pour améliorer cela. Car nous avons les mêmes capacités. Tout le monde en est conscient dans le parti mais la société donne des complexes aux femmes. Il faut résoudre cela et les textes du Congrès l’expliquent bien.

« L’élaboration d’un plan concret »

Jera Magnus, 42 ans, Louvain, professeure dans l’enseignement de promotion sociale.

C’est la première fois que je participe à un congrès et à tout ce processus de travail préparatoire. C’est passionnant de voir comment, étape après étape, on progresse dans l’élaboration d’un plan concret pour définir ce que nous voulons faire avec le parti, vers où nous voulons aller.  

Au fil de tous les débats et discussions, des points de vue clairs se sont dégagés. Et j’ai trouvé passionnant de découvrir ce processus de l’intérieur.  

« Cela a boosté mon engagement »

Christo, 28 ans, Herstal, vendeur dans une boulangerie.

Lorsque j’ai été élu comme délégué dans mon groupe de base, cela a « boosté » mon engagement. J’ai énormément appris durant ce Congrès. Lorsque j’ai reçu le premier texte sur le Socialisme 2.0, je me sentais dépassé. J’ai alors posé plein de questions au responsable local. Je me suis forcé à étudier les textes en profondeur et cela m’a aidé pour ma formation politique.

Ce qui m’a le plus marqué dans ce Congrès, c’est la première séance plénière. J’ai été impressionné par le nombre de camarades venant des quatre coins du pays. J’ai adoré discuter avec des gens d’Anvers, de Bruxelles, etc. On a énormément débattu et je suis impressionné par notre travail d’unification. Nous sommes nombreux et unifiés.

Avant, j’étais au PS. Quand j’ai contacté leur mouvement de jeunes, ils m’ont parlé de barbecue, de soirées. Mais pas de lutte. Le soir des élections communales de 2012, j’ai pris ma carte au PTB. Ici, on lutte, et c’est tout ce qui m’intéresse.

« Contente de la réélection de Peter »

Kubra Sertkaya, 30 ans, Genk, demandeuse d’emploi et vidéo/photographe en profession complémentaire.

C’est la première fois que je participe à un congrès, même si je n’y étais pas déléguée. 

J’ai trouvé cela très bien, question contenu, mais aussi sur le plan de l’organisation. Des dizaines voire des centaines de personnes ont travaillé sans relâche. Chapeau à tous ces gens ! Cela me donne envie de plus m’engager et, la prochaine fois, je serai certainement candidate pour être déléguée. 

Comment je trouve le nouveau logo ? Pour moi, tant que c’est rouge, pas de problème ! (Rire.) Je suis aussi très heureuse que Peter Mertens ait été réélu président. Je trouve que c’est un type très calé et qui, en plus, a beaucoup de charisme. C’est quelqu’un qui sait parler, qui a une grande force de conviction.

« J’ai dû parler devant une salle remplie »

Mieke Van Hoorde, 55 ans, Bruges, employée administrative du service des pompiers.

J’avais écrit une réaction à un amendement proposé. Filip Desmet, président du PTB Flandre occidentale, m’a demandé d’apporter mon texte à la deuxième séance plénière nationale du congrès. Ma première réaction, c’était plutôt « oh, non… » (rire). Je ne suis pas du tout à l’aise pour parler devant une salle pleine de gens. C’était un vrai défi pour moi. Mais je l’ai finalement fait, et j’en ai été très heureuse – de cette manière d’encourager les gens à intervenir, et du congrès en général. J’ai aussi été très heureuse que la vision du PTB concorde avec la mienne sur la question.

« Comment voulez-vous ne pas être motivée après ça ? »

Luc Vandenameele (47 ans) et Géraldine (34 ans), Charleroi, éducateurs sociaux.

Luc. J’ai connu le PTB dans les années 1980. J’ai continué à suivre le PTB après mais c’est après le 8e Congrès, en 2008, que je me suis décidé à revenir progressivement. J’ai constaté que nous nous sommes ouverts et diversifiés. Ca se sent très fort cette après-midi. Quelle diversité ! C’est terriblement encourageant pour un militant de vivre de tels moments. 

Géraldine. Je ne connaissais pas du tout le PTB jusqu’il y a peu. Cette après-midi, j’ai appris beaucoup. Je suis jeune en politique et les discours étaient très riches. Je ne savais pas à quoi m’attendre. J’ai été étonnée qu’outre les discours très sérieux, il y avait beaucoup de place pour l’animation musicale. Et quelle ambiance ! Comment voulez-vous ne pas être motivée après ça ? (Rires)

«  Plus d’un an de travail »

Christoph Van Dyck, 40 ans, Anvers, livreur chez DHL.

Ce congrès a été un processus durant lequel nous avons travaillé pendant plus d’une année. Cela a été un peu plus long que prévu à cause des élections du 25 mai 2014, ce qui est bien sûr normal. Le processus a commencé par des lectures préparatoires des premiers textes, des sessions d’information, des séances en commission… On a beaucoup réfléchi et discuté, rédigé de très nombreux amendements. Nous avons pris notre temps. 

Si on examine l’évolution des textes, on constate que tout ce qui a été discuté a été pris en compte. Les textes n’ont pas juste été un peu rabotés, ils ont été réellement retravaillés.

« Nous avons grandement voix au chapitre »

Lydia Bruggeman, 61 ans, Temse, prépensionnée.

J’ai trouvé que les débats dans les commissions ont été d’une qualité fantastique. Chacun a reçu la parole, c’était très ouvert et démocratique et je me suis tout de suite mise à intervenir, entre autres sur la question : la croissance économique est-elle toujours nécessaire dans une société socialiste ? Un travail énorme a été accompli dans ces commissions. Je m’y suis toujours sentie très bien. 

Mais on demande aussi énormément aux délégués du congrès. C’est quand même une fameuse série de samedis que l’on sacrifie. C’est un processus participatif et nous avons grandement voix au chapitre, mais on attend également beaucoup de nous. 

Les droits des femmes me tiennent particulièrement à cœur. J’ai été formatrice à la FGTB sur ce thème. La FGTB a instauré des quotas de femmes, mais je n’ai jamais estimé que c’était une vraie solution, parce que cela ne changeait pas grand-chose structurellement, à la base. Or, ici, pour la première fois, j’ai quand même voté pour le quota d’un tiers de femmes au Conseil national, parce que l’engagement a été clairement pris qu’on n’allait pas se satisfaire de ça et qu’on allait travailler en profondeur. 

« Réunir un très large mouvement de masse »

Jeske Linten, 27 ans, Wellen, anthropologue culturel.

Je n’étais pas déléguée au congrès, mais j’ai trouvé le meeting de clôture très positif. Ce n’était pas juste pour déplorer ce qui ne fonctionne pas dans ce pays. Pendant trois heures, c’est un projet très positif qui a été présenté. 

La diversité était aussi bien présente. Jeunes, personnes d’origine étrangère… Le PTB parle à un large public. C’est une excellente chose que l’on insiste sur cet élargissement, parce que beaucoup de gens pensent encore que le PTB se réduit à un parti des ouvriers dans les usines. Maintenant, il a été très clairement exposé qu’il nous faut réunir un très large mouvement de masse, des petits indépendants aux jeunes, des étudiants aux chômeurs et aux personnes sans-papiers… bref, tous les gens qui pensent que ça doit changer et qu’il existe une alternative. C’est aussi la leçon à tirer de ce qui se passe en Espagne et en Grèce. C’est très beau de voir ça aujourd’hui, et de voir que nous étions si nombreux.     

J’étais tout derrière dans la salle et j’avais une bonne vue d’ensemble sur le public. Cela faisait plaisir de voir que tant de gens sont unis derrière un programme. Et, tous ensemble, nous voulons en faire quelque chose de beau. 

 (Photos Solidaire, Lusn Van den Heede)

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