ING

L’annonce de la restructuration d’ING a été un choc avec la suppression de 3 500 postes de travail et le licenciement sec de 1 700 personnes. Il ne s’agit pourtant pas d’une fatalité. Sauver ces emplois par la semaine de 30 heures et deux autres mesures est tout à fait possible. 

« En 10 ans, ING Belgique a fait 10,9 milliards de bénéfices (avant impôt), a versé 7,2 milliards de dividendes et a pu déduire 1,9 milliard d’intérêts notionnels », révèle le PTB dans une nouvelle étude. « Et, pourtant, malgré ces résultats, la direction d’ING a annoncé une lourde restructuration. 3 500 emplois sont à nouveau en danger. Combien de temps le gouvernement va-t-il continuer à regarder les grandes entreprises mettre les travailleurs à la rue pour protéger l’enrichissement des actionnaires ? », interroge Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB.

Pour lundi prochain, à 7 heures, un Conseil d’entreprise extraordinaire a été convoqué chez ING. L’inquiétude est très grande chez les membres du personnel. Selon les informations qui filtrent dans la presse, près de 4 000 personnes seraient concernées par la restructuration annoncée. Notre étude de l’évolution de l’entreprise, confirmée par plusieurs témoignages de travailleurs de celle-ci, montre que les actionnaires d’ING ont effectué un véritable hold-up.