Belgique

Il y a sur l'environnement des divergences de fond entre le PTB et les autres partis, dont Ecolo. Une de ces divergences concerne la taxe carbone. Pour le PTB, c'est une taxe injuste et inefficace sur le plan environnemental. Mais il y a aussi l'objectif de réductions de CO2 à atteindre d'ici 2030 et l'illusion que le climat peut être sauvé dans le cadre du marché.

Les résultats des négociations menées dans la ville polonaise de Katowice sont maigres et décevants. Les choses auraient probablement été différentes si les quatre pays exportateurs de pétrole que sont l’Arabie saoudite, le Koweït, la Russie et les États-Unis ne les avaient pas sabotées, avec le soutien d’autres États au régime de droite comme les Philippines et le Brésil. La Belgique, prise en otage par une Flandre dominée par la N-VA, doit elle aussi plaider coupable.

Le climat politique bascule vers la droite à une vitesse inquiétante. Les idées auparavant uniquement proférées par le Vlaams Blok sont désormais banalisées. Les droits humains universels sont remis en question, le nationalisme revient à l’agenda et on veut casser les mouvements sociaux. Ce sont les grands axes d’une fascisation rampante, porteuse d’un projet de société élitiste.

Des actions et des grèves ont eu lieu ce 14 décembre dans des centaines d’entreprises du pays. « La Belgique d’en bas a exprimé son vote méfiance à l’égard du gouvernement des patrons FEB-VOKA, réagit Peter Mertens, président du PTB. Un changement radical de politique est urgent. »

D'après la porte-parole de la police de Bruxelles, « il n'y avait jamais eu autant de manifestants arrêtés à Bruxelles » ce samedi 8 décembre. 450 gillets jaunes au total, presque la moitié des présents. Tous sont désormais fichés, après avoir été privés de liberté et avoir subi une violence totalement disproportionnée. Pour le PTB, c'est la contestation de la politique du gouvernement qu'on veut étouffer.

Le gouvernement a baissé notre pouvoir d’achat, baissé nos pensions et se fout de nous. C’est pourquoi le PTB appelle tout le monde à rejoindre les actions de ce vendredi 14 décembre. Gilets rouges, gilets verts, gilets jaunes, tous ensemble contre ce gouvernement d’austérité.

Un salaire plein pendant deux ans, deux assistans temps plein... Voilà ce que les ministres démissionnaires de la N-VA reçoivent. « Ils ont offert leur propre démission, mais peuvent maintenant jouir d'une série de privilèges dont les gens ordinaires ne peuvent que rêver, réagit le député fédéral Raoul Hedebouw. Quand comprendront-ils enfin que ça ne peut pas continuer comme ça ? »

Le gouvernement veut absolument faire passer son projet de loi sur les pensions des métiers pénibles. Sa dernière tentative ? Nommer deux experts pour convaincre les syndicats. Ses experts ? Un banquier et un PDG… Prochain rendez-vous le 14 décembre, pour la journée d’action syndicale pour nos pensions et le pouvoir d'achat.

Le « nouveau » gouvernement Michel II est minoritaire et sera combattu, surtout qu’il continue sur la lancée de Michel I, avec ses mesures antisociales, a réagi Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB.

« Ce qui se passe en France va se passer aussi en Belgique, a dit Raoul Hedebouw (PTB) cette semaine au Parlement. « Accrochez-vous. Parce que de plus en plus de gens verraient bien votre gouvernement tomber tellement ils en ont marre des mesures antisociales qui sont prises contre les gens. »

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