Région flamande

Nouvel épisode dans la rage taxatoire des partis de droite : la taxe kilométrique fait son retour. L’idée a été relancée par le gouvernement flamand et son ministre de la Mobilité Ben Weyts (N-VA). Sous prétexte de lutter contre les bouchons, il s’agit surtout d’aller chercher l’argent dans la poche de Monsieur et Madame Tout-le-monde. Pour le PTB, il n’en est pas question.

Le reportage de l'émission Pano de la VRT sur Schild & Vrienden a secoué la Belgique. Dans ce long article, nous tentons d'expliquer l'origine du phénomène Schild & Vrienden, depuis ses liens avec l'alt-right américaine jusqu'aux traditions de la droite nationaliste du mouvement flamand.

Ce vendredi avant Pâques, 40 écoles ont mené une action pour demander que l'on remédie à la qualité de l'air à l'école, jugée « préoccupante voire mauvaise » par une récente étude nationale de Greenpeace. Or cette question ne fait pas partie des priorités des pouvoirs publics. Le PTB soutient cette revendication et propose un plan en dix points.

Aujourd’hui, travailler dans une maison de repos n’a rien d’une partie de plaisir. Le personnel soignant tire la sonnette d’alarme : neuf soignants sur dix estiment que les personnes âgées ne reçoivent plus les soins dont elles ont besoin à cause de la pression croissante sur le personnel. Comment en est-on arrivé là ?

Nadine Peeters (PTB) réagit à l’histoire incroyable d’An Neve, de Malle, qui a dû quitter son logement provisoire avant terme afin de faire de la place pour des réfugiés.

Le gouvernement a décidé d’un saut d’index pour les salaires et les allocations. Les loyers, eux, seraient bien indexés, et cela alors que la « Grote Woononderzoek », l’enquête effectuée à grande échelle sur les logements en Flandre, montre que la moitié des logements loués ne sont pas en bon état. Pour Peter Mertens, le président du PTB, c’est absurde, surtout quand on sait que chaque euro investi dans son logement rapporte à terme le double.

Ce jeudi 2 octobre, un cortège de 4 000 étudiants a défilé dans les rues de Bruxelles afin de réclamer un enseignement accessible et de qualité. Avec des slogans comme « Pas d'austérité sur notre avenir » et « L’enseignement est un droit, pas un privilège », ils ont fait savoir au nouveau gouvernement flamand que faire des coupes budgétaires sur l’enseignement était inacceptable. Le PTB et Comac, son mouvement de jeunes, étaient bien présents eux aussi pour protester contre l’augmentation du minerval. 

Dès la première séance du Parlement wallon le 24 juillet dernier, Frédéric Gillot, député régional PTB, tonnait : « La déclaration de politique régionale présentée par le PS et le cdH nous reste en travers de la gorge. C’est la voie de l’austérité. Pendant deux ans au moins, il n’y aura qu’économies et coupes sombres. » Il insistait : « C’est même l’austérité en entrée, en plat principal... et au dessert ! » L’objectif budgétaire est clair : dès l’année prochaine, il faudra trouver 1,1 milliard d’euros pour la Région wallonne et 140 millions pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Et les années suivantes ne sont pas moins inquiétantes. La manière dont va se concrétiser cette austérité n’est pas encore connue en Wallonie ou à Bruxelles. Il faudra attendre les discussions prochaines sur le budget. En Flandre, par contre, la presse a révélé la trajectoire budgétaire que comptait suivre la coalition régionale (N-VA, CD&V et Open Vld). Les chiffres sont graves. Le service d’études du PTB les a décryptés pour vous. Les mesures qui vont toucher durement les Flamands vont d’une manière ou d’une autre également se concrétiser dans les deux autres Régions du pays. L’intérêt de ce dossier est donc grand. Plus encore pour anticiper l’austérité de 17 milliards sur cinq ans qui est avancée pour le Fédéral.

Au cours des cinq années à venir, le gouvernement flamand compte réduire ses dépenses de plus de 8 milliards d’euros. Le citoyen flamand va le sentir passer. Mais les réactions sont vives et annoncent une résistance face à des économies plus qu’indigestes.

L’accord conclu la semaine dernière entre la N-VA, le CD&V et l’Open VLD opte pour des économies et réformes sévères qui coûteront plusieurs milliers d’euros à chaque famille. Plus détaillé que les accords wallons et bruxellois, il donne un avant-goût de ce que pourrait être l’accord fédéral que concocte la coalition « suédoise ». Syndicats, étudiants, associations environnementales, culturelles, et de lutte contre la pauvreté portent dessus un regard critique, voire alarmé.