Anvers (Antwerpen)

« C’est la toute première fois qu’à Anvers, la police tire sur une enfant. Notre pays a pourtant signé la Convention internationale des droits de l’enfant. C’est un acte grave, qui doit faire l’objet d’une enquête très sérieuse », réagit Peter Mertens, chef de groupe PTB au conseil communal d’Anvers.

Ce lundi, Bart De Wever a fait voter au conseil communal anversois l'achat d’armes de guerre pour 80.000 euros et de munitions 85.000 euros, destinées à la police locale. Des armes capables de tuer un élan de 475 kg à 900 mètres de distance. De plus, « c’est illégal », a déclaré Peter Mertens, conseiller communal anversois et président du PTB. Un débat houleux entre Peter Mertens et le bourgmestre Bart De Wever s'en est suivi.

Le district anversois de Borgerhout s’est déclaré ce lundi 22 juin « zone hors TTIP ». L’initiative du PTB, soutenue par le sp.a et Groen, lance le mouvement des communes se positionnant contre le TTIP en Flandre. 

Dans un article d’opinion pour Knack.be, Peter Mertens revient sur l’événement « Diversity In Antwerp City ». « Les jeunes Anversois veulent poursuivre le rêve de Martin Luther King, écrit-il. Et, sans la moindre attention médiatique, ils ont mobilisé 4 000 personnes pour leur festival de quartier. »

Des jeunes qui prennent eux-mêmes les choses en main pour construire une société diverse et solidaire, sans racisme ni discrimination : tel était le moteur de Diversity In Antwerp City, un grand festival de quartier organisé ce dimanche 10 mai à Anvers. L’événement a rassemblé quelque 4.000 personnes au Park Spoor Noord, pour rêver ensemble d’une alternative chaleureuse. Et laquelle !

Diversity In Antwerp City est un festival de quartier à l’initiative de jeunes anversois, qui a fait le buzz sur Facebook : en quelques jours près de 5 000 personnes ont fait savoir qu’elles seraient présentes. Selon le groupe des jeunes du PTB, organisateurs du festival, l’objectif est de montrer que la superdiversité est un atout et aller à l’encontre d’un certain discours polarisant propagé par le monde politique ces derniers temps.

Pour la première fois de notre histoire sociale de l'après-guerre, un bourgmestre impose à une manifestation des conditions portant sur le contenu même de celle-ci. On n'a jamais vu les organisateurs d'une manifestation devoir communiquer à l'avance les slogans qui seraient scandés et les messages qui seraient affichés sur les banderoles. Une opinion de Peter Mertens parue sur levif.be.

Il est de plus en plus clair que la présence de militaires dans les rues pour des tâches de police aurait été décidée illégalement. Cette décision violerait l’article 43 de la loi organisant un service de police intégré. Cet article stipule qu’un bourgmestre ne peut temporairement faire appel aux forces militaires qu’en cas de « menaces graves et imminentes » et à défaut de moyens suffisants de la police locale et fédérale. Le débat avait déjà animé le Conseil communal d’Anvers le 26 janvier dernier. Le président du PTB, Peter Mertens, avait en effet interpellé Bart De Wever, le bourgmestre d’Anvers, sur le respect des conditions posées par la loi. Retour sur le débat.

Lundi soir 26 janvier, Anvers a connu un conseil communal des plus mouvementés. Le débat sur la présence des militaires dans les rues d’Anvers figurait à l’ordre du jour. Dès avant le conseil, des forces policières en nombre étaient postées devant et dans l’hôtel de ville, chargées entre autres de contrôler les conseillers communaux et de fouiller leurs affaires. Le président du PTB et conseiller communal Peter Mertens a refusé et a interpellé le bourgmestre, Bart De Wever, ce qui a créé pas mal de remous.

La direction du CPAS d'Anvers déclare ne plus vouloir garantir de façon durable les droits sociaux fondamentaux. Avec cette logique, on mettra l'accent sur les sanctions et la simple responsabilité individuelle et on s’éloignera de la responsabilité collective solidaire. La N-VA veut manifestement utiliser le CPAS d’Anvers comme ballon d’essai avant une modification au niveau national.

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