Région wallonne

C’était au tour des élus du Parlement wallon de s’exprimer sur la Déclaration de politique régionale de la majorité PS-cdH. Et l’occasion pour le PTB, qui y compte deux élus, de dire que « l’austérité en entrée, en plat principal et en dessert », c’est non !

L’annonce de politique régionale présentée par le PS et le cdH nous reste en travers de la gorge. C’est la voie de l’austérité que la future majorité a choisie. Pendant deux ans, il n’y aura qu’économies et coupes sombres. Après, on verra...

Mardi 3 juin, Peter Mertens, président du PTB, a rencontré Paul Magnette et Elio Di Rupo pour discuter de la Région wallonne et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Aux journalistes surpris de le voir, le président anversois du PTB a simplement répondu : « Le PTB est un parti bilingue, comme les Diables rouges sont une équipe bilingue ! Peut-être cela peut-il paraître absurde dans le contexte actuel où agissent de forces de scission du pays, mais nous sommes un parti bilingue. » 

Raoul Hedebouw à Liège et Marco Van Hees au Hainaut sont les nouveaux élus du PTB-go! au Parlement fédéral. Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB : « Pour la première fois depuis 25 ans, une nouvelle famille politique de la vraie gauche, qui est représentée en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles, fait son entrée dans les parlements régionaux et au fédéral. Nous envoyons deux députés au Fédéral, probablement deux élus au Parlement wallon et sans doute quatre au Parlement bruxellois. »

Ce dimanche 11 mai, Frédéric Gillot, l'ouvrier que le PTB-go! veut envoyer au Parlement, était présent sur le plateau de Mise au Point (RTBF) face à des candidats des partis traditionnels. Le débat portait sur l’avenir de la Wallonie, et Frédéric Gillot a défendu la nécessité d’une politique sociale, qui investit dans le public et dans les besoins des gens. Une vision qui va à l’encontre de la logique actuelle qui « donne des millions aux multinationales qui suppriment des emplois ».

C’est aujourd’hui que seront probablement signées les conventions autour du dossier Mittal. L’heure est maintenant au bilan : noir et plombé comme ce ciel de février.

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