Province de Namur

Depuis ce matin 5h30, six équipes de militants du PTB sillonnent la province de Namur, pour aller à la rencontre des travailleurs en grève, formant piquet devant leur entreprise ou zoning, voire bloquant des rond-points ou des routes nationales. Partout apparait une grande volonté de continuer le mouvement jusqu'au retrait des mesures antisociales du gouvernement Michel - De Wever. Le langage menaçant du patronat ces derniers jours semble n'avoir que renforcé cette détermination des travailleurs. "La peur va changer de camp" dit le calicot déployé par les métallos de MTS-Ariston, rejoints par leurs collègues de Ronveaux et Telewal (fermé) ont érigé cette banderole sur le rond-point de Bauce (N90 à Malonne): L'intimidation patronale ne fonctionne pas.

Les trains étaient à l'arrêt depuis la veille, les bus des TEC sont restés au dépôt, la plupart des grandes surfaces commerciales sont restées fermées, les piquets de grève étaient devant toutes les administrations locales, provinciales et régionales… Ce lundi 1er décembre, Namur était en grève. Et cela se voyait !

Les militants du PTB, accompagnés du député fédéral hennuyer du PTB Marco Van Hees, sont allés soutenir les travailleurs et délégués aux différents piquets de la Région namuroise. « Dans une première tournée de solidarité, on constate que, dans la région namuroise, le mouvement est bien plus large que d'habitude », note Thierry Warmoes, président du PTB namurois.

Le PTB ne fait pas qu’augmenter en province de Liège ou dans le Hainaut. Il obtient également des bons résultats dans les régions essentiellement rurales de Namur et du Luxembourg.

« Joël Dachelet confond démocratie avec égocratie. Comme il n'a pas obtenu ce qu'il voulait, il a été voir ailleurs » réagit Thierry Warmoes, président du PTB-Namur. « Au PTB-go!, il n'y a pas de place pour la lutte des places.

Ce matin, à Auvelais, les syndicats de Saint-Gobain Glass ont empêché la tenue d'un Conseil d'entreprise. On ne connait donc toujours pas les intentions de la direction, mais c'est clairement la fermeture de l’usine qui se joue. 300 emplois direct sont en jeu, et au moins deux fois plus  d'emplois indirects. 

1 Décembre 2014
 

Grève tournante provinces de Namur, de Liège, de Flandre Occidentale et de Flandre Orientale