Europe

Le CETA, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, vient d’arriver au Parlement européen. Une coalition des socialistes et des partis de droite veut forcer une procédure accélérée. Mercredi 23 novembre, l’enceinte parlementaire pourrait même refuser la saisine de la Cour de Justice sur les tribunaux spéciaux. Le PTB dénonce un coup de force antidémocratique et demande un référendum européen sur ce traité.

Il y a un projet d’accord intra-belge afin de permettre au gouvernement fédéral de signer le traité de libre-échange avec le Canada, le fameux CETA. Tout d’abord, ce projet d’accord doit encore être approuvé dans les différents Parlements. Tant que ce ne sera pas le cas, ce projet d’accord n’a aucune valeur. Un nouvel ultimatum y est attaché : il doit être signé dans les 48 heures à venir.

Dans l'affaire de l’opposition de la Région wallonne à l'accord de libre-échange avec le Canada, le fameux CETA, nombre de commentateurs ont évoqué le rôle du PTB. Peter Mertens, président du parti de gauche, nous donne son point de vue sur la question.

Les gouvernements régionaux wallon et bruxellois disent « non » au CETA, un traité commercial entre le Canada et l’Union Européenne. Cet accord est taillé sur mesure pour les multinationales, moins pour l’homme et l’environnement…

Face à la contestation croissante contre le TTIP, le traité de libre-échange entre l'Union européenne et les États-Unis, plusieurs dirigeants européens parlent de postposer les négociations. Mais il ne faudrait pas que cela serve un autre agenda : faire adopter rapidement le CETA, négocié entre l'UE et le Canada, qui banaliserait le bœuf aux hormones.

Caterpillar s'apprête à organiser un bain de sang social de l'Irlande à la Belgique. C'est une énième conséquence de la toute liberté octroyée aux multinationales par cette Europe de la concurrence. Nous soutenons les travailleurs dans leur lutte pour l'emploi et appelons les gouvernements concernés l'UE à prendre leurs responsabilités.

« Selon moi, les négociations du TTIP avec les Etats-Unis ont échoué. » Cette déclaration de Sigmar Gabriel, vice-chancelier social-démocrate allemand (SPD) a rapidement fait le buzz. En effet, ce ministre du pays européen le plus puissant avait jusqu'ici totalement soutenu le TTIP, ce projet d'accord de libre-échange transatlantique1. Ce revirement est le résultat le plus visible de la montée de la pression populaire partout en Europe. Si la bataille n'est pas encore gagnée, la victoire semble bien à portée de main.

Les Britanniques ont choisi de quitter l’UE. L’économie grecque poursuit sa dégringolade. L’Espagne et le Portugal risquent des sanctions européennes. Les Français protestent en masse contre la Loi Travail. Et en Italie se profile une crise politique. L’appel à une Europe radicalement différente est de plus en plus strident.

« Il est temps de dire que les droits sociaux et démocratiques des peuples sont supérieurs à la libre circulation des capitaux. » Le 30 juin dernier, le député fédéral PTB Raoul Hedebouw a pris la parole lors du débat sur les suites du Brexit au Parlement. « Nous devons repartir d'une feuille blanche qui garantit une Europe des peuples et une Europe sociale », a-t-il ajouté.

Triste jour pour la démocratie. Ce 29 juin, les lanceurs d’alerte Antoine Deltour et Raphaël Haletont été condamnés par un tribunal luxembourgeois à respectivement 12 et 9 mois de prison avec sursis et à une amende. Ils étaient à l’origine du scandale LuxLeaks. Les fraudeurs, eux restent intouchés.

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