Europe

L’Europe arrogante du grand capital nourrit le nationalisme ; et l’establishment européen n’a que mépris pour la « populace ». Si, aujourd’hui, nous ne changeons pas les fondements de l’Europe, nous laisserons ce continent aux mains des nationalistes. C’est d’une tout autre Europe que nous avons besoin, une Europe œuvrant pour les 99 % et non pour le 1 %. Opinion de Peter Mertens, Président du PTB sur le Vif.be.

Depuis plusieurs années, les institutions européennes les pays européens à détricoter leurs législations sur le travail. Dans certains pays, des pas importants ont déjà été franchis. En Belgique et en France, l'offensive est en cours, et se heurte à une importante résistance, contre la Loi Peeters ici et la loi El Khomri chez nos voisins. Voici comment la Commission européenne manœuvre pour imposer ces réformes.

Out, Brexit : une majorité des Britanniques s’est exprimée pour quitter l’Union européenne. «  L’Europe de la concurrence et de l’inégalité – la peste – nourrit le nationalisme et la division – le choléra », écrivait en 2011 Peter Mertens, le président du PTB, dans son livre « Comment osent-ils ? ». Aujourd’hui, dans une première réaction, il souligne : « Nous ne devons pas nous voiler la face. Une autre Europe est nécessaire : avec plus de démocratie, plus de transparence, et plus de solidarité, afin de rendre possible un changement radical au plan social et écologique. »

A majority of the Britsh people have opted out of the European Union. “This Europe of competition and inequality (the plague) foments nationalism and division (cholera). This is what I already wrote in 2011 in my book 'How dare they?', says PTB chairman Peter Mertens in a first reaction to the Brexit. “We shouldn't deny the facts. Another Europe is needed: with more democracy, more transparency, more solidarity, in order to facilitate a radical social and ecological change.”

Al final fue el Brexit: la mayoría de los británicos se decantó por abandonar la Unión Europea.

Raus, Brexit: Eine Mehrheit der Briten hat sich dafür ausgesprochen die Europäische Union zu verlassen.

Les dirigeants européens ont trouvé un accord avec la Turquie afin de renvoyer chez elle tous les réfugiés arrivant de Grèce. Un accord inhumain, illégal et qui va surtout profiter aux passeurs contrairement à ce qu’affirme la chancelière allemande Angela Merkel.

L’Union européenne cherche à conclure un accord en vue de faire porter le poids de la crise des réfugiés sur la Turquie. L’ONU et Amnesty international dénoncent les principes qui sont à la base de cet accord. De plus, la crise humanitaire risque de s'aggraver considérablement.

Aujourd'hui, la plus grande banque d'Europe, la Deutsche Bank, vacille sur ses fondations. Et, du même coup, c'est la faillite de la réforme bancaire européenne. Ou plutôt, de la non-réforme. Mais c'est aussi un symptôme d'une crise plus profonde : celle du modèle allemand de bas salaires et d'exportation. Opinion de Peter Mertens, Président du PTB sur le Vif.be.

Si un renard entre dans votre poulailler, que faites-vous ? Vous chassez le renard ? Ou bien vous lui demandez gentiment de ne pas faire trop mal à vos poules ? Le 3 février, c’est la seconde option qu’a choisie le Parlement européen, lorsque la « Grande Coalition » des démocrates-chrétiens et sociaux-démocrates ne sont pas allés plus loin qu’une résolution non contraignante par rapport au traité TiSA qui doit soumettre notre secteur des services à une logique de marché antisociale.

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