Grèce

Depuis le mois d’août, Médecine pour le Peuple (MPLP) mène une campagne de solidarité pour soutenir des centres de santé en Grèce. Début septembre, des collaborateurs de MPLP se sont rendus à Athènes pour y rencontrer des médecins, des bénévoles et des patients qui, tous, sont frappés par la crise, mais refusent de se laisser abattre.

Médecine pour le Peuple (MPLP) compte 11 maisons médicales dans tout le pays et dispense depuis plusieurs décennies des soins de santé de première ligne de qualité et gratuits à quelque 35 000 personnes de toutes origines. Aujourd’hui, MPLP lance une campagne de solidarité en faveur des Grecs. Nous avons interrogé Freja Haak, médecin à MPLP Hoboken, sur les motifs de cette initiative.

La Grèce est en feu. Jeudi 26 juillet, le bilan officiel était de plus de 80 morts. Et 47 personnes sont toujours portées disparues. Le pays est en deuil, mais aussi en colère. En colère contre le gouvernement grec et la Commission européenne. Les plans d'austérité imposés aux Grecs depuis 2012 ont supprimé au moins 27 % du budget des pompiers.

Le vendredi 22 juin, aux petites heures, le gouvernement grec arrivait à un accord avec les créanciers européens sur la fin du troisième Mémorandum. Il s'agit du diktat d'austérité signé par le gouvernement Tsipras durant l'été 2015, même si, via un référendum, la majorité des Grecs avaient dit non à l'austérité.

Ce jeudi 3 septembre, une délégation de 5 collaborateurs de Médecine pour le Peuple vient de revenir d’Athènes : ils ont passé 5 jours en Grèce, à l’occasion d’une mission de solidarité avec un centre de santé. Ils sont revenus avec des témoignages poignants et une détermination pour construire la solidarité à travers l’Europe.

Dos semanas después del Dictado de Bruselas, ha llegado el momento de hacer un balance preliminar.

Three weeks after the Brussels diktat, it is time to draw up an interim assessment. Peter Mertens does this in a long article which reads like a thorough update of the Greece chapter of his successful book Hoe Durven Ze? (How Dare They?), published as a scoop at the time by De Wereld Morgen (The World Tomorrow). Mertens summarises the situation in 13 theses, with a sharp critique of the German seizure of power over the Eurozone, which has been being prepared since 2011. Nevertheless, he ends optimistically: “The Greek experience made millions of Europeans think, and that is a positive thing.”

Deux semaines après le Diktat de Bruxelles, il est temps de faire un bilan provisoire. C’est ce que fait Peter Mertens dans un article paru sur le site dewereldmorgen.be qu’on peut lire comme une mise à jour du chapitre « Grèce » de son livre « Comment osent-ils ? ». Peter Mertens résume la situation en treize thèses, avec une critique sévère de la prise de pouvoir allemande sur la zone euro, préparée depuis 2011. Mais il termine sur une note optimiste : « L’expérience grecque a fait réfléchir des millions d’Européens, et ça, c’est une chose positive. »

« Endettez-vous pour qu’on vous aide. » C’est, en substance, le message du FMI au gouvernement grec. Les négociateurs grecs et étrangers espèrent qu’un accord pour un nouveau plan d’« aide » sera trouvé pour le 20 août. Entretemps, les pressions sur le gouvernement grec ne diminuent pas. Le mouvement social non plus. L’automne s’annonce chaud.

Peter Mertens, président du PTB, est tombé de sa chaise lorsqu'il a entendu les discours donneurs de leçons adressés à Alexis Tsipras au Parlement européen. Un des plus virulents orateurs était Guy Verhofstadt...

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