Royaume-Uni

Le personnel des universités britanniques est en lutte contre la réforme du régime de pension de l'enseignement. Le succès de la grève menée par les professeurs et la solidarité des étudiants a été tel que, le 13 mars, la maigre concession octroyée par le pouvoir employeur a été rejetée par le personnel qui a décidé de poursuivre les actions. Aux piquets de grève, cette lutte suscite aussi un large débat de société entre étudiants et profs sur le rôle de l'enseignement et sur la répartition de la richesse.

Révolte des grands-parents en Espagne. Grève dans les universités britanniques. Mécontentement en France et en Italie. Pensions de misère en Allemagne. Et, chez nous, métiers pénibles et pension à points. Une résistance se lève en Europe face à une régression sociale coordonnée au niveau européen.

Avec un investissement supplémentaire de 5 000 livres (5 700 euros), un incendie d'une telle ampleur dans la tour Grenfell à Londres aurait probablement pu être évité. En effet, lors de la rénovation de l'immeuble, l'an dernier, ce sont les panneaux d'isolation les moins chers qui ont été placés. D'autres panneaux, ceux-là résistants au feu, auraient coûté 5 700 euros de plus.
Chez nous, lorsque le PTB député fédéral Marco Van Hees a demandé au ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) si des moyens suffisants étaient octroyés à la prévention incendie afin d'éviter qu'une telle catastrophe puisse se produire, il n'a pas obtenu de réponse.

Jeremy Corbyn, le dirigeant du Labour, est le surprenant gagnant des élections législatives britanniques. Avec son résultat, il prive le Parti conservateur de sa majorité absolue. Les médias, l’establishment et même son propre parti ont pourtant tout fait pour saboter Corbyn. Mais son discours de gauche authentique a fait mouche. Tout comme Mélenchon en France et Sanders aux États-Unis, Corbyn a avant tout rallié les voix des jeunes et des travailleurs. 63% des jeunes ont voté Labour. Ce succès peut désormais donner l’impulsion à un large mouvement social.

Le parlementaire du PTB, Raoul Hedebouw, est intervenu au Parlement le jour du référendum sur le Brexit.

Out, Brexit : une majorité des Britanniques s’est exprimée pour quitter l’Union européenne. «  L’Europe de la concurrence et de l’inégalité – la peste – nourrit le nationalisme et la division – le choléra », écrivait en 2011 Peter Mertens, le président du PTB, dans son livre « Comment osent-ils ? ». Aujourd’hui, dans une première réaction, il souligne : « Nous ne devons pas nous voiler la face. Une autre Europe est nécessaire : avec plus de démocratie, plus de transparence, et plus de solidarité, afin de rendre possible un changement radical au plan social et écologique. »

A majority of the Britsh people have opted out of the European Union. “This Europe of competition and inequality (the plague) foments nationalism and division (cholera). This is what I already wrote in 2011 in my book 'How dare they?', says PTB chairman Peter Mertens in a first reaction to the Brexit. “We shouldn't deny the facts. Another Europe is needed: with more democracy, more transparency, more solidarity, in order to facilitate a radical social and ecological change.”

La « Jungle » de Calais, le camp improvisé des réfugiés qui veulent aller en Grande-Bretagne, démontre la faillite de la politique d'asile européenne, estime Peter Mertens, le président du PTB, qui s'est rendu sur place avec une délégation du PTB. « La situation est pire que dans les bidonvilles de Kinshasa, et ce, à une heure de Bruxelles. Je pensais être préparé à cette visite, mais ce n'était pas le cas. »

L'ex-Premier ministre britannique Tony Blair avait raillé Jeremy Corbyn en lançant que ceux qui votaient " avec leur coeur " pour lui devaient s'en faire greffer un autre. Pour Peter Mertens, la victoire de Corbyn n'est cependant pas une surprise.

Le “Non” à l’indépendance écossaise l’emporte (55% contre, 45% pour). David Pestieau, responsable du service d'études du PTB, d’origine belge et écossaise, livre ses réflexions sur la portée de ce résultat.

Pages