Italie

Le terrible bilan de l'effondrement du pont à Gênes s'aggrave. On parle d’au moins 39 morts. Pendant que les Italiens pleurent leurs victimes, ils se posent des questions sur les responsabilités. Et pour cause : il ne s'agit pas d'une coïncidence, ni d'un désastre naturel.

L'Italie a bel et bien un nouveau gouvernement. Afin d'arriver au gouvernement, l'extrême-droite italienne a vite oublié sa propagande anti-euro. Le capital européen aura envoyé un message clair : gagner les élections ne donne pas le droit de faire le gouvernement qu'on veut. Ni de gouverner comme on veut. Retour sur un mini-bras de fer.

L’Italie a presque un nouveau gouvernement. Cette alliance entre populistes du Mouvement 5 Étoiles et extrême-droite de la Ligue inquiète l’Union européenne. Le nouvel exécutif pourrait ne plus respecter les traités européens. Mais c’est surtout l’émergence de ce gouvernement même qui devrait inquiéter. Parce qu’il illustre toutes les limites de l’intégration européenne.

Attentat néonazi, corruption, mafia… Sur fond d’une crise inouïe, l’Italie s’approche des élections parlementaires du 4 mars prochain. Alors que la social-démocratie assume son virage ultra-libéral, la droite recycle Berlusconi et s’en prend aux étrangers. À gauche, un nouvel acteur essaie de remettre les pendules à l’heure : ce sont les partis traditionnels, et non les migrants, qui sont responsables du chômage et de la précarité.

« No! » Les Italiens ont été clairs. Lors du référendum qui a eu lieu ce dimanche 4 décembre, ils ont majoritairement rejeté la réforme de la Constitution. Un message clair au social-démocrate Renzi, à toute la classe politique italienne, mais aussi à l'Union européenne : les gens veulent plus de participation populaire. Après deux gouvernements non-élus, les Italiens disent « Basta ! ».

Le lendemain du tragique naufrage en Méditerranée où 950 migrants ont perdu la vie, le PTB envoyait une mission de solidarité à Catane, en Sicile, où ont débarqué les 27 survivants. Dans l’arrière-pays de cette ville portuaire se trouve également un grand centre d’accueil où vivent des milliers de réfugiés. Le Dr. Claire Geraets, députée PTB au Parlement bruxellois, a participé à cette mission.

Des dizaines de milliers d’Italiens ont manifesté ce weekend à Rome à l’appel du syndicat du secteur de la sidérurgie FIOM, contre les mesures de réforme du marché du travail par le Premier ministre Matteo Renzi. Une manifestation avec un objectif clairement politique et offensif : abolir les lois du gouvernement, inspirées par la Banque centrale européenne (BCE).