Panama

Les nouvelles révélations concernant les Panama Papers montrent à quel point la réaction des autorités belges est en-dessous de tout dans la lutte contre la grande fraude fiscale. Et à quel point les banques ont un rôle central de complices des Panama-profiteurs. Il est temps de mettre fin à l’impunité: le PTB propose 6 mesures à la hauteur de l'enjeu.

Le gouvernement chouchoute les évadés fiscaux impliqués dans les Panama Papers et veut combler le trou dans son budget en prenant l'argent chez les simples citoyens. Pas d'accord ? Envoyez un mail au ministre des Finances pour qu’il aille chercher l’argent chez les Panama-profiteurs, et pas dans nos poches.

Le scandale des Panama Papers montre que la radicalisation financière sévit dans la couche supérieure de la société. Il est plus que temps de mettre fin au chouchoutage de cet extrémisme fiscal et au laxisme envers celui-ci. Temps aussi d’appliquer réellement la tolérance vis-à-vis du zéro au lobby qui organise l’évasion fiscale de milliards d’euros.

Suite aux révélations du « Panama Papers », le PTB demande de suspendre l’accord conclu en novembre 2015 entre notre pays et la République du Panama. « Il est clair que cet accord ouvre encore davantage la porte à une évasion fiscale massive », déclare Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB. 

La nouvelle gigantesque fuite d'informations fiscales du Consortium international des journalistes d’investigation, les « Panama Papers », confirme ce que le PTB avait été le premier à dénoncer dès mars 2013 : les grandes fortunes belges et les grandes banques abusent largement du paradis fiscal panaméen. « Voilà chez qui le gouvernement devrait aller chercher de quoi combler le trou budgétaire », réagit Peter Mertens, président du PTB.

La Belgique est un paradis fiscal pour les riches. Mais, pour certains, pas encore assez. Le service d’études du PTB s’est penché sur les sociétés panaméennes détenues par de grands noms du capitalisme belge.