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Today, May 24, more than 12,000 demonstrators have shown that US president Donald Trump is “Not Welcome” in Brussels. They countered the world vision of the billionaire president with a call for hope, social justice, peace, the defense of the environment, and solidarity in diversity.

Plus de 12 000 manifestants ont accueilli le président des États-Unis Donald Trump à Bruxelles en le déclarant « Not Welcome ». Face à la vision du monde du président milliardaire, ils ont opposé des revendications d’espoir, de justice sociale, de paix, de défense de l’environnement et de solidarité dans la diversité.

Un fou à la tête des États-Unis ? L’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis a inquiété le monde entier. Sa campagne, menée à grands renforts de remarques insultantes, sexistes, racistes… a parfois laissé croire qu’il n’avait pas vraiment d’idéologie ou de stratégie, que son caractère sanguin déterminait ses actions. Et pourtant, derrière l'apparente imprévisibilité, il y a bien des constantes.

Presque tous les jours, le président américain Donald Trump signe une loi aux conséquences négatives pour le peuple, le climat ou la paix dans le monde. Ses porte-parole, eux, ne craignent pas de présenter au monde des « faits alternatifs » (lisez : mensonges). Voici cinq raisons importantes pour aller manifester le 24 mai prochain contre la venue de Trump
en Belgique.

Dans les aéroports de New York, Los Angeles, San Francisco, Denver, Minneapolis et ailleurs, les gens protestent contre l'nterdiction d'entrée aux États-Unis émise par Donald Trump pour au moins 90 jours aux ressortissants (avec titre de séjour en ordre) de sept pays - Irak, Iran, Yémen, Libye, Syrie, Soudan, Somalie. « Cette interdiction faite aux ressortissants de pays que les États-Unis ont déstabilisé ces 25 dernières années et même, pour la plupart, bombardé, est simplement répugnante », a réagi David Pestieau, vice-président du PTB.

Le nouveau président des États-Unis représente une mauvaise nouvelle pour les travailleurs. On aura sans doute droit aux leçons habituelles de l'establishment sur « l'électeur bête et méchant », mais c’est pourtant la direction du Parti démocrate qui a tout fait pour nommer Hillary Clinton, « Madam Wall Street », comme candidate, plutôt que Bernie Sanders. Celui-ci aurait sans aucun doute gagné face au millionnaire. Le programme néolibéral et le langage guerrier de Donald Trump n’augurent rien de bon. C’est pourquoi un mouvement tel que celui inspiré par Sanders est indispensable, car ce n’est que de là que pourra venir une solution juste et sociale aux problèmes des travailleurs et des jeunes.

Bhaskar Sunkara (1989) est le fondateur du média américain d’inspiration marxiste Jacobin, composé d’un site internet et d’une revue trimestrielle, et devenu une référence pour la gauche critique anglophone. Nous avons rencontré Bhaskar Sunkara pour évoquer la portée de Bernie Sanders et les défis de la gauche aux États-Unis.

Bernie Sanders est tout ce que les politiciens réalistes autoproclamés de ce continent ne sont pas. Il vise ceux du haut, il ose aller à contre-courant et il formule de nouvelles solutions qui sortent du statu quo existant. Nous pouvons nous réjouir qu'il apporte du dynamisme et de nouveaux thèmes dans l'élection présidentielle américaine.