Banques

Le PTB Zelzate a répondu positivement à l'appel de la plateforme associative « Belfius est à nous » (www.belfiusestanous.be) pour que chaque commune prenne position contre la privatisation de Belfius et pour que Belfius devienne une banque publique.

Le CD&V et le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) ont une fois de plus trouvé un arrangement. Cette fois, il s'agit du dossier Arco, la coopérative financière du mouvement ouvrier chrétien qui a sombré suite à la faillite de Dexia. Ils veulent associer la privatisation de Belfius au paiement d'une indemnité aux épargnants d'Arco. Une bonne nouvelle pour ceux-ci ou pour les citoyens belges ? Malheureusement non. Pire, nous sommes floués deux fois.

L’assemblée générale de Belfius d’aujourd’hui est l’occasion pour le PTB de marquer son opposition ferme aux projets envisagés jusqu’ici pour la banque à participation 100 % publique.

La presse a révélé ce vendredi 21 avril que le conseil d’administration (CA) de Belfius avait décidé de favoriser une privatisation partielle de la banque via une introduction en Bourse. Le PTB s’oppose à cette orientation, à la fois sur le fond et sur la forme, et plaide pour une banque publique qui ne spécule pas avec l’épargne et qui puisse libérer des capitaux pour l’investissement social des collectivités.

L’annonce de la restructuration d’ING a été un choc avec la suppression de 3 500 postes de travail et le licenciement sec de 1 700 personnes. Il ne s’agit pourtant pas d’une fatalité. Sauver ces emplois par la semaine de 30 heures et deux autres mesures est tout à fait possible. 

Le 6 octobre, à la Chambre, Marco Van Hees n’a pas mâché ses mots face à Charles Michel et à la politique du gouvernement face aux licenciements dans le secteur financier. « Derrière la digitalisation, il y a un enjeu qui apparaît : le partage du temps de travail. Pour ING, par exemple, passer de 35 heures à 30 heures par semaine permettrait de sauver 1000 emplois. Mais non, vous, votre solution, c’est de nouveaux cadeaux aux distributeurs de C4. »

Pour répondre à la digitalisation, le PTB estime que le débat sur le partage du travail doit être lancé au plus vite. « L'introduction d'une semaine de 30 heures pourrait déjà immédiatement sauver 1 000 emplois chez ING », explique le président du PTB, Peter Mertens.

« En 10 ans, ING Belgique a fait 10,9 milliards de bénéfices (avant impôt), a versé 7,2 milliards de dividendes et a pu déduire 1,9 milliard d’intérêts notionnels », révèle le PTB dans une nouvelle étude. « Et, pourtant, malgré ces résultats, la direction d’ING a annoncé une lourde restructuration. 3 500 emplois sont à nouveau en danger. Combien de temps le gouvernement va-t-il continuer à regarder les grandes entreprises mettre les travailleurs à la rue pour protéger l’enrichissement des actionnaires ? », interroge Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB.

Pour lundi prochain, à 7 heures, un Conseil d’entreprise extraordinaire a été convoqué chez ING. L’inquiétude est très grande chez les membres du personnel. Selon les informations qui filtrent dans la presse, près de 4 000 personnes seraient concernées par la restructuration annoncée. Notre étude de l’évolution de l’entreprise, confirmée par plusieurs témoignages de travailleurs de celle-ci, montre que les actionnaires d’ING ont effectué un véritable hold-up.

Lundi 5 septembre, Axa a annoncé un plan de restructuration impliquant la possible perte de 650 emplois. Pour les employés restants, plusieurs mesures augmenteront la productivité et la flexibilité. C’est que, si la direction veut pouvoir garantir une augmentation de dividendes de 16 % à ces actionnaires, comme en 2015, il faut presser le citron.

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