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À travers un mouvement d’ampleur nationale particulièrement bien organisé, les travailleurs de bpost ont fait reculer le CEO Koen Van Gerven dans ses plans et ont arraché de belles avancées. Une étape importante dans leur lutte pour de meilleures conditions de travail, de meilleurs salaires, et plus de respect.

Les postiers et postières sont fier.e.s de leur métier. Mais ils et elles sont aussi en colère. L'explosion de la charge de travail est difficile à supporter, alors que les salaires ne suivent pas. Pour le PTB, il faut sortir de la logique de profit imposée par la Bourse afin de retrouver une poste au service des gens et non du profit.

Les propositions de la direction de bpost ont été discutées aujourd’hui dans les instances syndicales. « Nous avons reçu un avis négatif unanime », a résumé la CSC. De son côté, la CGSP estime les propositions « insuffisantes » et demande « la réunion du front commun dans les plus brefs délais ». Retour sur cinq des raisons pour lesquelles les postiers rejettent le plan de la direction.

Voilà comment Frédéric, facteur depuis 12 ans, résume la grève chez bpost. « Tant que nous n'obtiendrons pas des résultats concrets, nous sommes prêts à rester mobilisés. »

« Vous attaquez l’ensemble des droits sociaux des agents de police », disait Marco au Ministre N-VA de la Sécurité et de l'Intérieur Jan Jambon. La liste est longue : à la fois les pensions, les congés, les salaires, le régime maladie, les effectifs et le droit de grève sont attaqués.

Le CEO de bpost, Koen Van Gerven, estime dans le Soir que « nous sommes arrivés au bout de notre modèle ». Et d’annoncer notamment la fin des tournées quotidiennes. En clair, il s’agit pour lui d’encore augmenter les profits. Pour le PTB, au contraire, une poste publique qui tourne selon les besoins de gens et le respect des travailleurs est nécessaire.

Le terrible bilan de l'effondrement du pont à Gênes s'aggrave. On parle d’au moins 39 morts. Pendant que les Italiens pleurent leurs victimes, ils se posent des questions sur les responsabilités. Et pour cause : il ne s'agit pas d'une coïncidence, ni d'un désastre naturel.

L'importante volonté de faire grève parmi les gardiens de prison est un symptôme de l'état de nos prisons en Belgique. En faisant grève, les agents pénitentiaires veulent dénoncer les conditions impossibles dans lesquelles ils doivent surveiller et accompagner les détenus. Ces conditions ont souvent des conséquences dramatiques, comme dans la récente tuerie à Liège lors de laquelle un  délinquant radicalisé en prison a abattu 3 personnes. Les cris d'alarme des agents pénitentiaires n'avaient pas été entendus...

La CGSP Cheminots a déposé un préavis de grève les 29 et 30 juin. Un coup de tonnerre dans un ciel bleu ? Pas vraiment. Les mesures de la direction et du gouvernement n’arrêtent pas de détériorer les conditions de travail. Sans compter les carrières rallongées pour des pensions plus basses. La colère gronde dans toute la SNCB, et plusieurs préavis ont été déposés. Pour le moment, seul celui de la CGSP est maintenu. La grève annoncée est un mouvement pour la sécurité des usagers et pour des trains à l'heure.

280 000 personnes dans tout l'hexagone. 80 000 rien qu'à Paris. La « Marée populaire » organisée par une cinquantaine d'organisations associatives, syndicales et politiques dans plus de 80 villes était un succès, ce samedi 26 mai. Des militants du PTB ont répondu présent dans la capitale française. A la grande joie des manifestants locaux.

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