Sidérurgie - Non ferro

La direction a confirmé la nouvelle : 290 emplois vont disparaitre chez NLMK Clabecq. Près de 300 emplois en moins sur 590 malgré le bénéfice d’1,45 milliard de dollars que le groupe russe a empoché en 2017... Il est temps d’en finir avec les vagues de licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices.

Neuf mois après les métallos allemands, c’est au tour de la métallurgie autrichienne de mener la bataille pour les salaires. Les sidérurgistes autrichiens exigent 5 % d’augmentation salariale et se battent contre une nouvelle loi qui permet aux patrons de faire travailler leur personnel jusqu’à 12 heures par jour et 60 heures par semaine sans sursalaire.

Les métallos allemands ont connu une semaine de lutte intense qui s’est ponctuée le 3 février par un accord social qui aura des répercussions pour toute l’Europe. Retour sur une semaine d’action où le patronat a eu peur des « drapeaux rouges dans les usines ». 

Une hausse salariale de 6 % et le droit à une semaine de 28h pendant deux ans sur la carrière : voilà ce que revendique le syndicat IG Metall, qui représente près de quatre millions de travailleurs en Allemagne. Le mouvement social lancé par le plus grand syndicat européen commence à faire très peur au patronat allemand. Et à ses voisins.

Le groupe parlementaire européen de gauche GUE/NGL (dont fait partie en Belgique le PTB, NdlR) a condamné l’annonce de fermeture de Caterpillar à Gosselies. « L’entreprise suit une logique aveugle de profits aux détriment des gens » , dénonce Thomas Händel de la GUE.

Frédéric Gillot, député wallon du PTB, a interrogé ce mardi le ministre wallon de l’Économie, Jean-Claude Marcourt (PS) sur l’argent public wallon placé dans des paradis fiscaux et l’absence de contrôle démocratique sur la question. « Aucun problème », c’est en substance la réponse du ministre. 

De l’argent public wallon placé dans des paradis fiscaux aux quatre coins de la planète : c’est ce que révèlent les comptes de la FSIH, filiale de la Région wallonne.

Des dizaines de milliers d’Italiens ont manifesté ce weekend à Rome à l’appel du syndicat du secteur de la sidérurgie FIOM, contre les mesures de réforme du marché du travail par le Premier ministre Matteo Renzi. Une manifestation avec un objectif clairement politique et offensif : abolir les lois du gouvernement, inspirées par la Banque centrale européenne (BCE).

En 2013, le PTB publiait une étude intitulée « Où est passé l’argent des sidérurgistes ? ». Nous pointions du doigt l’utilisation des fonds liés à la privatisation de la sidérurgie par la région wallonne. A l’époque, nous avions dénoncé qu’une partie de cet argent avait été utilisée pour renflouer Dexia et qu’une autre partie était utilisée pour capitaliser Duferco, via des sociétés financières obscures basées dans des paradis fiscaux. Tout cela via deux organismes non contrôlés : la Sogepa et la FSIH. L’affaire Kubla et ses liens avec Duferco remettent ce dossier à jour.

Le PTB regrette fortement que le décret « expropriation » ne soit pas adopté par le Gouvernement de la Région wallonne.

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