Justice

Lors de son entrée en fonctions, le ministre de la Justice Koen Geens avait annoncé qu'il voulait faire souffler un vent nouveau sur la justice. Un de ses chevaux de parade était la réforme des Codes, dont certains datent du temps de Napoléon. Après avoir modifié le Code judiciaire, il s'est attaqué à la réforme du Code pénal.

Bruno Verlaeckt, le président de la FGTB d'Anvers, a été condamné le vendredi 29 juin dernier comme organisateur d’une « entrave méchante à la circulation » lors de la grève générale du 24 juin 2016. La Ville d’Anvers, le tribunal correctionnel et le procureur ont voulu en faire une question de principe. Le mouvement social au sens large devra également en faire une question de principe pour ne pas faire reculer gravement les droits démocratiques.

Bruno Verlaeckt, le président du FGTB d'Anvers, a été reconnu coupable ce vendredi 29 juin pour "entrave méchante à la circulation" dans le cadre d'un piquet de grève lors d'une grève générale en 2016. C'est inacceptable. Cette condamnation constitue une menace pour les syndicats et pour toutes les organisations d'action collective. Sur cette base, même une action de parents et d'enfants devant la porte de l'école pour un air plus propre pourrait conduire à une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 10 ans.

L'an dernier, les 800 travailleurs du constructeur de tracteurs Case New Holland Industrial (CNHi), dans la zone portuaire anversoise, faisaient grève contre la pression au travail. La direction avait dépassé plusieurs limites sur le plan des droits syndicaux pour briser la grève. Les syndicats lui ont intenté un procès. Ils demandent que le tribunal confirme leurs droits syndicaux et mette un terme à l'agressivité des patrons.

Le 15 juin comparaîtront devant le tribunal Bruno Verlaeckt et Tom Devoght, deux syndicalistes anversois qui risquent une peine de prison de cinq à dix ans pour avoir participé à un piquet de grève. Lors de la précédente audience, la salle était remplie de sympathisants et militants venus soutenir les deux syndicalistes. La FGTB appelle à remettre le couvert, avec le soutien de la CSC. Le PTB sera également présent.

Des centaines d'avocats et magistrats ont protesté mardi 20 mars devant le palais de justice de Bruxelles contre les économies dans la justice. « Faute de moyens, le justice devient l'injustice » était un des slogans. Mais quels sont exactement les problèmes ?

Après l’incarcération dans une prison israélienne d’Ahed Tamimi, Palestinienne de 17 ans, ce sont maintenant des membres de sa famille et des voisins qui ont été arrêtés. Un acte de vengeance de l’armée israélienne pour mettre Ahed sous pression.

Koen, un ancien chauffeur de bus, a travaillé chaque jour durant 41 ans. Il va perdre 141,30 euros de pension par mois. Firmin et Jean-Marie sont ouvriers. Ils ont commencé à travailler, le premier à 16 ans, le second à 18. Ils ont travaillé 42 ans, jour après jour, mais vont désormais perdre plus de 200 euros de pension par mois, et ce, jusqu'à la fin de leurs jours. 

«Monsieur le ministre, vous aviez fait des promesses après le grand mouvement de grève dans les prisons en 2016. Où en sont-elles aujourd’hui ? Sur le plan des effectifs, 30 agents sont perdus chaque mois.

Mounir vit et travaille depuis 12 ans en Belgique. Il y a aussi développé un engagement fort en faveur de l'égalité des droits pour tous les travailleurs. Mais il est jugé « illégal » par l’État, et se trouve aujourd'hui dans un centre fermé. « Nous voulons pouvoir contribuer à la sécurité sociale, mais le gouvernement nous traite comme des criminels. »

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