Environnement

« Nous ne séchons pas les cours, nous nous battons pour l'avenir. » Certaines directions d'écoles pourraient froncer les sourcils, mais ce slogan traduit bien le message des plus de 3 000 élèves qui ont fait grève ce jeudi 10 janvier pour manifester à Bruxelles pour le climat.

Il y a sur l'environnement des divergences de fond entre le PTB et les autres partis, dont Ecolo. Une de ces divergences concerne la taxe carbone. Pour le PTB, c'est une taxe injuste et inefficace sur le plan environnemental. Mais il y a aussi l'objectif de réductions de CO2 à atteindre d'ici 2030 et l'illusion que le climat peut être sauvé dans le cadre du marché.

Les résultats des négociations menées dans la ville polonaise de Katowice sont maigres et décevants. Les choses auraient probablement été différentes si les quatre pays exportateurs de pétrole que sont l’Arabie saoudite, le Koweït, la Russie et les États-Unis ne les avaient pas sabotées, avec le soutien d’autres États au régime de droite comme les Philippines et le Brésil. La Belgique, prise en otage par une Flandre dominée par la N-VA, doit elle aussi plaider coupable.

Nous pouvons encore sauver le climat. Le PTB a un plan, qui mise sur la technologie de l'hydrogène. Pour le mettre en œuvre, il va falloir changer radicalement et opter pour une planification écologique. Bref, opérer une révolution climatique. Le 2 décembre, le PTB portera ce plan lors de la manifestation Claim the Climate à Bruxelles.

L'humanité est confrontée à un défi sans précédent. Les dix prochaines années seront cruciales pour notre climat. Il est encore possible d'agir. Mais il faut une révolution rapide et profonde dans tous les secteurs. Et donc aussi... du courage politique.

Depuis 30 dans déjà, l’élite politique du monde entier a la possibilité d’enclencher un revirement vers une économie durable. Il serait très naïf d’espérer que, de lui-même, le sommet climatique en Pologne aboutira à de bons résultats. C’est par l’action et la mobilisation que nous pourrons mettre les négociateurs sous pression.

Pour le PTB, les deux plus grandes villes wallonnes, Charleroi et Liège, doivent jouer un rôle moteur pour rendre les transports en commun gratuits. Une ambition qui aide à répondre aux urgences de santé publique, de mobilité, écologique et sociale. Les partis traditionnels prétendent que c’est « irréaliste », mais qu’en est-il ?

Nous pouvons encore limiter le changement climatique à 1,5 °C mais tout le monde doit s'y mettre maintenant. Tel est le message central du dernier rapport que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Jean-Pascal Van Ypersele, climatologue belge ex-Vice-président du GIEC : « Nous avons besoin d'une révolution. »

« Charles Michel sortira-t-il un jour de sa bulle dorée ? » Le Premier ministre a présenté sa déclaration de politique générale ce lundi 8 octobre au Parlment.  Pour le député fédéral et porte-parole national du PTB Raoul Hedebouw, il a une nouvelle fois déballé un discours rempli de nouvelles qui ne correspondent pas à la réalité de la Belgique d’en bas. Le vrai bilan du gouvernement, c’est qu’il n’y a jamais eu autant de profits pour les grands actionnaires, et jamais autant de précarité pour les gens.

Le député fédéral PTB Marco Van Hees est le seul à avoir formulé des critiques fondamentales sur la politique climatique belge au Parlement. Pour les autres partis, il s’agit en gros de constater que la maison est en feu, et de proposer de baisser le chauffage. Le PTB, au contraire, demande une politique ambitieuse et radicale pour le climat, à la hauteur de l’enjeu.

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